Brandon Whitney a la coupe du Président en tête

Brandon Whitney... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Brandon Whitney

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

«Si vous ne pouvez les vaincre, joignez-vous à eux.»

Ce vieux dicton anglais trottait sûrement dans la tête de Benoît Groulx lorsqu'il a mis le grappin sur Brandon Whitney des Tigres de Victoriaville mardi soir. Le gardien de 20 ans fera ses débuts devant la cage des Olympiques de Gatineau ce soir alors que les Islanders de Charlottetown seront de passage au centre Robert-Guertin.

Une chose est sûre. Les Olympiques seront soulagés de ne plus avoir à affronter le géant de 6'5'' parce que celui-ci avait assurément leur numéro. Depuis la saison 2011-12, il a été le gardien le plus dominant de la LHJMQ face aux Gatinois. En sept matches, il a conservé des statistiques phénoménales contre les troupiers de Benoît Groulx.

D'abord, il a signé cinq gains, dont deux par blanchissage. En 423 minutes, il a repoussé 204 des 215 tirs en provenance de bâtons des Olympiques. Il a alloué 1,56 but par match avec un pourcentage d'arrêt hallucinant de ,949.

«Ce n'est pas pour rien qu'on le trouve bon», a lancé Benoît Groulx en prenant connaissance des statistiques de Whitney contre son équipe.

L'entraîneur-chef espère que la venue d'un gardien d'expérience de la trempe de Whitney va calmer ses jeunes attaquants qui ne saisissent pas encore toutes les subtilités du jeu défensif.

«Ça nous donnera le temps dont nous avons besoin pour mettre notre structure en place. Dans une division comme la nôtre où le classement est aussi serré, la différence se joue sur peu de choses. Toutes les équipes de notre division comptent sur un gardien d'expérience à part l'Armada. Nous avions besoin d'un gardien qui connaissait le tabac dans notre ligue. Nous l'avons eu sans sacrifier nos jeunes joueurs que nous aimons.»

Sentiments partagés

Débarqué à Gatineau mercredi soir après avoir vécu 24 heures émotives, Brandon Whitney a participé à un premier entraînement à Guertin jeudi. Un Tigre depuis ses débuts dans la LHJMQ, le hockeyeur néo-écossais avait des sentiments partagés.

«Je suis triste de quitter Victoriaville après quatre ans. C'était devenu mon deuxième chez moi. En même temps, je suis excité d'arriver à Gatineau et d'avoir une chance de me rendre à la coupe du Président.»

Le gardien de 20 ans n'a pas mis de temps à parler du précieux trophée convoité. Et c'est une bonne chose de mettre la barre haute puisqu'il a l'intention de se servir des prochains mois pour attirer les regards des recruteurs de la LNH. Il n'a pas été mis sous contrat par les Blackhawks de Chicago qui l'avaient repêché en 2012. Cette année, il a pris part au camp du Wild du Minnesota.

«Ils m'ont aimé. Ils m'ont gardé plus longtemps au camp. Ils m'ont offert un contrat, mais ce n'était pas ce que je recherchais. Je veux continuer à me faire voir cette année. Ce que je veux, c'est donner une chance à mon équipe de gagner tous les soirs. C'est la meilleure façon d'attirer les regards.»

Ce soir, dans son nouvel uniforme Noir et Blanc, il sait que les yeux des partisans seront rivés vers lui, mais il assure qu'il ne sera pas plus nerveux qu'à l'habitude.

«J'ai toujours eu une approche décontractée. Je ne m'impose jamais de pression supplémentaire. Je vais aborder ce match comme tous les autres sauf que je serai content d'avoir l'appui de la foule ici. J'ai toujours joué de bons matches ici. J'aime l'ambiance. Les partisans s'impliquent vraiment dans l'action.»

S'il se transforme en mur comme il l'a fait dans ses matches à Guertin dans l'uniforme des Tigres, il va gagner le coeur des partisans très rapidement.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer