Drouin fait aussi beaucoup parler de lui

Jonathan Drouin (27) célèbre l'un de ses buts... (Archives, Le Soleil)

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Jonathan Drouin (27) célèbre l'un de ses buts cette saison avec ses coéquipiers Alexandre Grenier (5) le gardien Marc-Olivier Daigle et Nathan MacKinnon dans un gain contre les Remparts.

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Dans chaque ville de la LHJMQ où les Mooseheads d'Halifax s'arrêtent, l'attention médiatique est axée sur Nathan MacKinnon.

C'est tout à fait normal. L'attaquant de Cole Harbour pourrait devenir le premier joueur de la LHJMQ à être sélectionné au premier rang du repêchage de la LNH depuis Sidney Crosby.

MacKinnon n'est pourtant pas le seul joueur d'exception à porter l'uniforme des Mooseheads. Jonathan Drouin, lui aussi âgé de 17 ans, est tout aussi spectaculaire. Il a raté six matches en raison d'une blessure cette année, mais il a déjà produit 11 buts et 24 points en seulement 12 matches. MacKinnon est rendu à 18 buts et 30 points en 18 matches.

C'est simple. Si Drouin évoluait dans une autre équipe, il en serait la tête d'affiche. À Halifax, il est forcément dans l'ombre de MacKinnon. Pourtant, l'équipe de la LNH qui le repêchera en juin prochain n'aura pas à se plaindre si MacKinnon est réclamé au premier rang. Les dépisteurs sont de plus en plus nombreux à penser que Drouin fera partie des cinq meilleurs joueurs disponibles à la séance de sélection.

« Nathan et Jonathan sont deux joueurs différents, explique l'entraîneur-chef des Mooseheads, Dominique Ducharme. C'est parce qu'ils sont différents qu'ils se complètent si bien. Par contre, les deux vont avoir un impact certain avec l'équipe qui va les repêcher. »

Selon Ducharme, MacKinnon est un patineur explosif, rapide et puissant alors que Drouin est un manieur de bâton aux mains dorées agrémentées d'une vision du jeu exceptionnelle.

Comparé à Claude Giroux

« On peut comparer son style à celui de Claude Giroux. C'est un compétiteur. Il a de la fougue. Il est bon dans les deux sens de la patinoire. Son intelligence sur la glace lui permet de prévoir un jeu en avance. »

L'entraîneur a salivé mercredi soir quand il a vu ses deux joueurs jumelés à Jonathan Huberdeau dans le match Canada-Russie. Drouin et MacKinnon ont inscrit un but et trois passes chacun dans la victoire de 5-2.

« Huberdeau est un joueur de haut calibre. À trois, ils ont fait des étincelles. Si j'étais Hockey Canada, ça m'allumerait une lumière. Réunir les trois joueurs en vue du Championnat du monde junior, c'est de la matière à réflexion. »

Ducharme n'ose même pas penser à la possibilité d'acquérir Huberdeau dans un échange avec les Sea Dogs de Saint-Jean dans l'éventualité où un lock-out paralyserait la LNH cette saison.

En attendant, le duo dynamique est complété par Stefan Fournier, un attaquant de 20 ans.

« Il y a une période d'ajustement pour le joueur appelé à se joindre à ce duo. Il doit être prêt à recevoir la rondelle à n'importe quel moment et elle peut arriver vite ! »

L'autre différence marquante entre MacKinnon et Drouin, c'est que le Néo-Écossais se trouvait déjà sous les feux des projecteurs avant de devenir le premier joueur repêché dans la LHJMQ à 15 ans.

À pareille date l'an dernier, Drouin, deuxième choix du repêchage, s'amusait à dominer la Ligue midget AAA du Québec. C'était son choix. Il a fait le saut avec les Mooseheads à la mi-décembre, avec qui il a terminé la saison avec 29 points en 33 matches avant d'exploser avec 26 points en 17 matches des séries.

Pas de regrets

« Je ne regrette pas d'être resté dans le midget AAA à 16 ans. J'ai pris du poids et ça m'a aidé pendant les séries éliminatoires », a indiqué l'ailier de 5' 11 et 176 livres, qui a remporté la coupe Jimmy-Ferrari avec les Lions du Lac St-Louis d'Anthony Duclair, du Gatinois François Brassard ainsi que des Olympiques Alexandros Soumakis et Anthony Cortese en 2011.

Jonathan Drouin est bien conscient que Nathan MacKinnon en mène large auprès des médias, mais il s'en balance. « Ça ne me dérange pas. Mon nom commence aussi à circuler, mais je n'en fais pas de cas. Ce qui compte, c'est que nous avons une bonne chimie autant sur la glace qu'en dehors. Nous sommes devenus de grands amis. Sa présence m'aide à mieux paraître. On s'aide mutuellement ! »

Au rythme où va la progression de Drouin, personne ne pourra parler des Mooseheads sans parler de lui ou du duo qu'il forme avec MacKinnon.

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