Le défenseur des Olympiques n'a pas été puni sur le jeu et il a été blanchi par le préfet de discipline de la LHJMQ par la suite, mais le commissaire Courteau a décidé d'ouvrir une enquête après avoir pris connaissance de la gravité des blessures de Verret.
En un rien de temps, la vidéo de la mise en échec et la photo du blessé sur son lit d'hôpital ont fait le tour des médias sociaux. Hier, le commissaire Courteau a réagi en déclenchant un processus d'enquête qui s'étendra jusqu'à la semaine prochaine.
Dans un communiqué de presse, la LHJMQ indique que « le préfet de discipline, Raymond Bolduc, a dûment suivi le processus qui est en place pour évaluer la situation. Il a visionné la vidéo de l'incident, prit connaissance du rapport des officiels et du superviseur, parlé aux joueurs et aux organisations impliqués et a consulté le comité en matière de sanctions disciplinaires. En raison des éléments de preuve disponibles lors de l'évaluation du dossier, aucune autre mesure disciplinaire n'a été émise contre le joueur des Olympiques. »
Cependant, l'attention médiatique qui a découlé de l'état de santé d'Anthony Verret a poussé Gilles Courteau à mener une enquête plus approfondie. « M. Bolduc a pris la bonne décision compte tenu des informations qu'il possédait au moment de l'évaluation de l'incident. Par contre, à la suite de la constatation de l'état de santé du joueur, nous croyons que la situation mérite un deuxième regard », a déclaré le commissaire.
Influencé par la pression médiatique qui souhait éliminer tous les coups à la tête, le commissaire Courteau pourrait donc suspendre la conséquence de la mise en échec de Rousseau.
Pas vicieux, mais...
Joint à Rouyn-Noranda, l'entraîneur-chef et directeur général des Huskies André Tourigny a été très clair dans ses propos.
« À mon avis, il s'agit d'une mise en échec à la tête. Anthony ne s'est pas fracturé quatre os du visage en se rasant. Cependant, le geste n'était pas vicieux. Rousseau n'a pas sauté. Ce n'était pas un coup de coude, mais c'est clair que son épaule a touché au visage du joueur. »
Quand on lui explique que Rousseau fait 6' 1" et que Verret fait 5' 9" et que par conséquent, l'épaule de Rousseau se retrouve à la hauteur du visage de Verret, l'entraîneur des Huskies signale que tout le débat tourne autour de cette question.
« Le débat est là . Est-ce que l'épaule a le droit de toucher au visage ? Jusqu'où faut-il aller pour protéger nos joueurs ? Nous en avons parlé pendant nos rencontres de ligue. J'avais même pris l'exemple de deux de mes anciens joueurs. Si Steven Delisle (6' 6") frappe Gabriel Lévesque (5' 6"), comment va-t-il faire pour ne pas toucher à son visage ? Il faut établir des paramètres », a expliqué Tourigny.
Il a poursuivi en disant qu'il ne partait pas en croisade contre Guillaume Rousseau. « Je ne souhaite pas une suspension de 10 matches ou une suspension à n'en plus finir à Rousseau. Ça n'a rien à voir. Je veux savoir si les coups d'épaule au visage sont permis. Oui ou non ? »
Chez les Olympiques, Benoît Groulx ne croit toujours pas qu'il s'agit d'un coup à la tête. Il pense plutôt que le joueur s'est blessé en cognant contre la bande ou la glace. « Le préfet nous a dit qu'il ne s'agissait pas d'un coup à la tête. C'est pour ça qu'il n'y a pas eu de suspension au départ. Les deux joueurs se dirigeaient vers la rondelle, sauf que Rousseau pèse 200 livres et l'autre en pèse 150. »