Vrai qu'il y avait beaucoup d'absences de taille chez les Olympiques, mais c'était aussi le cas de l'Océanic. Il est également vrai que pour le spectateur payant, ce n'est pas toujours attrayant de se rendre à l'aréna quand des têtes d'affiche comme Jean-Gabriel Pageau, Adam Janosik ou Tomas Hyka ne sont pas dans l'alignement. Quatre autres vétérans manquaient à l'appel en raison des blessures ou d'une suspension.
De son côté, l'Océanic était privé de son meilleur duo de défenseur et de trois attaquants vedettes. Les deux équipes comptaient trois joueurs affiliés dans leur formation. Comme il fallait s'y attendre, le match a manqué de piquant. Jeu décousu, manque d'intensité, manque de faits saillants.
En bout de ligne, la moins pire des deux équipes a fini par l'emporter. Alexandre Mallet et Francis Beauvillier ont procuré une avance de 2-0 à l'Océanic en début de deuxième période. Tyler Gaudet a été le seul à répliquer pour les locaux en deuxième période. Par après, les deux gardiens ont échangé quelques arrêts clés, mais le spectacle n'a jamais pris son envol et l'Océanic (1-2-0) est parvenu à signer un premier gain en trois essais cette saison.
Mallet a ouvert la marque en frappant une rondelle au vol pour se retrouver derrière François Lacerte pendant un avantage numérique. Francis Beauvillier a ajouté son grain de sel en marquant d'un boulet de canon dans la partie supérieure droite du filet pendant un désavantage numérique.
Benoît Groulx était un homme de peu de mots après la rencontre. On sentait sa retenue lorsqu'il faisait le survol de la rencontre. « Il manquait beaucoup de joueurs chez les deux équipes et le spectacle en a souffert », a-t-il d'abord déclaré quand nous lui avons demandé si son équipe avait été battue ou si elle s'était battue elle-même.
On lui a rapporté qu'il manquait aussi beaucoup de joueurs lors des deux premiers matches de la saison et que le spectacle avait été relevé. « Le premier soir, il nous manquait trois joueurs. Ce soir, il nous en manquait sept. Ce n'est pas une excuse, mais c'est la réalité », a-t-il répondu.
Nous lui avons alors demandé ce qu'il retenait de cette première défaite de la saison. Sa réponse a été claire.
« Rien. »
- Ce n'est pas le genre de match que vous aimez diriger ?
« D'après vous ? Est-ce que vous avez aimé regarder ce match ? Il n'y a pas un joueur qui a joué ce soir. C'est une défaite d'équipe. »
Tout n'était pas si noir dans le vestiaire de l'Océanic où l'entraîneur-chef Serge Beausoleil savourait sa première victoire dans la LHJMQ.
« Nous étions beaucoup plus appliqués que lors de nos deux premiers matches. Nous avons gardé notre concentration sur la structure en zone défensive. Nous avons gardé les jeux simples en attaque. J'ai aimé l'intensité de nos gars. »
L'ancien du Séminaire St-François a aussi glissé un bon mot pour son gardien, Jacob Gervais-Chouinard, qui a réalisé 31 arrêts, soit un de plus que François Lacerte.
« Il a été mis à l'épreuve à plusieurs reprises. Il a su élever son jeu d'un cran dans les moments opportuns. C'est dans ces moments que l'on remarque l'étoffe d'un gardien. »
Le gardien de 19 ans a souvent eu le numéro des Olympiques quand il s'alignait avec les Foreurs de Val-d'Or. La donne n'a pas changé hier. « J'entretiens une petite rivalité avec les Olympiques parce que les Foreurs sont des rivaux naturels. C'était une motivation supplémentaire pour moi. »
Les Olympiques ont terminé leur séjour à la maison. Demain soir, ils se rendront à Boisbriand pour ouvrir leur saison sur la route.