Le gardien libéré par l'Intrépide en quête du titre national au hockey midget AAA

François Brassard vit son rêve chez les Lions

Les gardiens originaires de l'Outaouais Nicolas DesRochers (à... (Photo de courtoisie)

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Les gardiens originaires de l'Outaouais Nicolas DesRochers (à gauche) et François Brassard (à droite), des Lions du Lac St-Louis, soulèvent la coupe Jimmy-Ferrari, emblème de la suprématie dans la Ligue midget AAA du Québec.

Photo de courtoisie

Sa saison a débuté sur une bien mauvaise note quand il a appris que l'Intrépide de Gatineau l'avait libéré au mois d'août.

Sur le coup de la déception, François Brassard était loin de se douter qu'il allait soulever la coupe Jimmy-Ferrari huit mois plus tard.

Récupéré au ballottage par les puissants Lions du Lac St-Louis, qui n'avaient besoin que d'un gardien de qualité pour aspirer aux grands honneurs de la Ligue midget AAA du Québec, François Brassard a vécu une véritable saison de rêve au point de vue individuel et collectif.

Le gardien de 16 ans a mené la ligue au chapitre des victoires (23), du pourcentage d'arrêt (,918) et il a été deuxième au niveau de la moyenne de buts alloués par match (2,47). Il a amorcé tous les matches des Lions en séries éliminatoires où il a maintenu un dossier de 13-2 en plus d'avoir balayé l'équipe de son patelin dès le premier tour. En trois matches, les Lions ont marqué 20 buts aux dépens des deux gardiens sélectionnés par l'Intrépide à l'issue du camp d'entraînement.

Mais, à la veille de son départ pour St-John's, Terre-Neuve, où il tentera de mettre la main sur la coupe Telus, l'emblème de la suprématie du hockey midget AAA au Canada, François Brassard disait que le championnat de la ligue remporté en cinq matches contre l'Albatros du Collège Notre-Dame lui avait procuré sa plus grande source de satisfaction de la saison.

« Les Lions sont venus me chercher pour les aider à gagner le championnat et je suis content d'avoir répondu à l'appel. J'ai été déçu quand j'ai été retranché chez nous, mais je savais que je pouvais jouer pour une autre équipe de la ligue midget AAA. En bout de ligne, mon aventure avec les Lions a été plaisante et c'est ce qui pouvait m'arriver de mieux », a raconté Brassard, considéré comme un espoir de deuxième ronde au prochain repêchage de la LHJMQ selon le Centre de soutien au recrutement.

En Outaouais, Brassard a vécu plusieurs frustrations au fil des ans. Il a été retranché des équipes « doubles lettres » plus souvent qu'à son tour. À sa première année bantam, il s'était même retrouvé au niveau bantam A. Au lieu de se laisser abattre, le gardien de 6' 1" s'est accroché à son rêve.

« J'ai été un gardien sous-estimé pendant mon hockey mineur. C'était frustrant, mais je travaillais toujours en fonction de l'année suivante. Je suis content d'avoir joué au Lac St-Louis cette saison. Ça m'a préparé davantage à la LHJMQ. J'ai appris à vivre en pension à 16 ans et à côtoyer des joueurs que je ne connaissais pas. J'ai dû faire mes preuves dans un monde qui m'était étranger. »

Sans rancune

Le hockeyeur du secteur Hull assure qu'il ne garde pas de rancune envers l'Intrépide. « Je ne pense pas vraiment à ça aujourd'hui. Ça a été un boni de les battre en séries, mais je suis un Lion à présent. Je n'ai pas eu de chance chez nous, mais j'en ai eu une ici. J'ai réussi à faire mon chemin et j'en suis reconnaissant. Il y a une justice après tout », a dit celui qui a gardé les filets des Lions pendant 911 minutes des séries éliminatoires.

Son adjoint, Nicolas DesRochers, âgé de 15 ans, est aussi originaire de l'Outaouais. Il a protégé la cage des Lions pendant 29 minutes en séries.

Fraîchement coiffés de « coupes Longueuil » à la Patrick Kane, Brassard et les vedettes des Lions comme Jonathan Drouin, Anthony Duclair, Michael Matheson et Patrick Walsh amorcent aujourd'hui le tournoi de la coupe Telus à Terre-Neuve.

Au cours des sept prochains jours, ils seront confrontés aux Thrashers de Winnipeg, aux Knights de London, aux Giants de Vancouver, aux Titans d'Halifax ainsi qu'à l'équipe hôtesse des Privateers de St-John's.

« Nous avons une équipe sans faiblesse apparente. Notre plus grande force est notre offensive. Nous avons des joueurs très créatifs. »

« L'objectif ne change pas. Nous ne voulons rien de moins que le championnat national. »

Pour un laissé-pour-compte qui n'avait jamais vraiment eu de visibilité avant cette saison, une présence au championnat canadien couronnera une saison au-delà de toutes ses espérances.

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