Talbot n'a pas oublié ses racines

Maxime Talbot (à droite), s'est prêté de bon... (MICHEL LAFLEUR, LeDroit)

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Maxime Talbot (à droite), s'est prêté de bon coeur à une séance d'autographes après le tournoi de golf des Olympiques au club Kingsway hier.

MICHEL LAFLEUR, LeDroit

Jean-François Plante
Le Droit

Même s'il flotte encore sur le nuage de sa première conquête de la coupe Stanley, Maxime Talbot demeure assez lucide pour se souvenir de ses racines.

Le héros du septième match de la finale de la coupe Stanley était de retour dans la région hier pour assurer la présidence du tournoi de golf annuel des Olympiques de Gatineau et il ne s'est pas gêné pour affirmer qu'il n'aurait jamais gagné le trophée le plus convoité du hockey sans son expérience acquise en Outaouais.

« Je vais faire partie de la grande famille des Olympiques pour la vie. Sans mon passage à Gatineau, je n'aurais jamais gagné la coupe Stanley. Les Olympiques, c'est une école de vie. J'ai été chanceux d'être capitaine de deux équipes championnes en 2003 et 2004. Je dirais même que je ne serais pas parvenu à la LNH si je n'étais pas passé par ici », a expliqué Mad Max, toujours aussi reconnaissant envers son alma mater.

Comme à son habitude, Talbot n'a pas raté l'occasion de remercier son ancien entraîneur, Benoît Groulx. « Je parle toujours de Benoît pour expliquer mes succès, mais il m'a montré tellement de choses. Je me considère choyé d'avoir été entraîné par lui et John Chabot. Pendant mon stage à Gatineau, j'étais tellement bien entouré. Encore aujourd'hui, je parle à Benoît régulièrement pendant la saison. Il demeure encore mon entraîneur, mon conseiller. Pendant les séries, Evgeny Malkine a dit que je n'avais pas de mains, mais ça fait longtemps que je suis au courant car Benoît me l'avait dit chez les juniors ! Il m'a forcé à travailler un tas de trucs sans quoi je n'aurais jamais atteint la LNH. »

Après avoir bu dans la coupe du Président à deux reprises et après avoir marqué deux buts dans le septième match de la finale de la coupe Stanley, Talbot commence à se bâtir la réputation d'un joueur qui excelle quand ça compte le plus. Une sorte de Claude Lemieux quoi ?

« Ça sera aux gens de juger si je suis un autre Claude Lemieux. Tout ce que je sais, c'est que j'ai toujours été à mon meilleur quand la pression était forte. Tout ça a commencé à Gatineau. En finale de la coupe Stanley, je pouvais sentir le support du Québec. Je recevais pleins d'encouragements par messagerie-texte. Si j'ai réussi à donner des frissons à bien des gens, tant mieux. Je suis encore sur mon nuage et je vais y rester tant que nous n'aurons pas reçu nos bagues de la coupe Stanley et que nous n'aurons pas vu la bannière au plafond de l'aréna. »

Talbot, qui se remet d'une opération à l'épaule, n'était pas le seul ancien champion des Olympiques à rentrer au bercail hier. Jean-Michel Daoust accompagnait le # 25 des Penguins de Pittsburgh. Daoust faisait partie de l'organisation des Penguins depuis deux ans, mais il est toujours à la recherche de son prochain contrat. S'il ne déniche rien d'ici quelques jours, il pourrait bien s'envoler vers l'Europe.

Les ex-entraîneurs Benoît Groulx et John Chabot étaient également de la partie au club de golf Kingsway. Jean-Philip Chabot, qui pourrait signer un contrat avec les Americans de Rochester d'ici peu, était aussi présent. Le gardien Ryan Miordevait être sur place, mais il a décliné l'invitation pour s'entraîner avec des joueurs de la Ligue américaine. Mior ira rejoindre Benoît Groulx à Rochester.

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