Richer a quitté pour le bien des Olympiques

Mario Richer... (Michel Lafleur, LeDroit)

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Mario Richer

Michel Lafleur, LeDroit

« Avoir été égoïste, je serais resté. »

Quand Mario Richer a pris le combiné pour annoncer sa démission au président des Olympiques de Gatineau (Alain Sear), l'entraîneur de Thurso assure avoir pensé au bien de l'organisation avant tout.

Richer semblait avoir le coeur léger lorsqu'il a rencontré la presse pour justifier sa démission, hier. C'était comme s'il avait perdu un poids de 300 livres sur les épaules. Il souriait et lançait des boutades aux journalistes comme jamais il l'avait fait auparavant.

En bout de ligne, il sentait qu'il avait pressé tous les boutons nécessaires pour relancer l'équipe. Dans toute sa candeur, il a admis sentir une impuissance pour renverser la vapeur.

« Nous avions appliqué toutes les solutions possibles, mais nous ne gagnions pas plus souvent. Après 10 défaites en ligne, je pensais avoir épuisé toutes les solutions pour l'instant. Les joueurs avaient de la bonne volonté, l'intensité était là, mais la fameuse victoire ne venait pas. J'ai senti que l'équipe avait besoin d'un changement », a raconté l'entraîneur de 43 ans.

Même si l'équipe allait mal, Richer a assuré qu'il a toujours senti le support d'Alain Sear. « Alain a tenté de me convaincre de continuer, mais nous avions déjà fait cinq ou six changements de joueurs et ça ne peut pas toujours continuer comme ça. Il a été honnête avec moi en me démontrant sa confiance jusqu'à la fin. »

M. Sear était d'ailleurs présent à la conférence de presse hier. Charles Henry, lui, brillait par son absence. Quand on lui a demandé s'il sentait qu'il avait été bien appuyé par M. Henry ou les membres du comité hockey, Richer a préféré ne pas répondre. Son silence en disait long. Il a fini par dire qu'il ne voulait pas que la journée se transforme en campagne de salissage.

« Si j'ai un conseil à donner à Jérôme Dupont, c'est de s'assurer de prendre toutes les décisions », a fini par lancer Richer.

Ce dernier a également avoué que le travail d'entraîneur-chef était beaucoup plus ardu qu'il ne l'avait anticipé. « Entraîner des joueurs, c'est facile, mais gérer toutes les tâches connexes comme les pensions des joueurs, l'école et les couvre-feux, c'est beaucoup de travail. Je me sentais comme le père de famille de 24 garçons ! C'était mon rêve de diriger les Olympiques, l'équipe de mon patelin. Le train est passé et je n'avais pas le choix de le prendre. Ce n'était peut-être pas la meilleure année pour le faire, mais j'ai fait de mon mieux et les victoires ne sont pas venues. »

Après avoir passé cinq ans avec l'équipe, Richer conservera certaines fonctions. On lui a confié le mandat d'épier les joueurs du circuit en fonction de la période d'échanges. « Ça tombe bien, je connais tous les joueurs de la ligue. »

Mais son prochain voyage ne sera pas dans une ville de la LHJMQ. Dimanche, il sera à Rochester où il passera quelques jours en compagnie de Benoît Groulx, là où boulot d'adjoint pourrait bien l'attendre l'an prochain.

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