Une dernière équipe avant la retraite

Christopher Milo croyait sa carrière terminée. Il avait... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Christopher Milo croyait sa carrière terminée. Il avait même entamé un nouveau chapitre de sa vie en tant que dépisteur chez les Eskimos d'Edmonton.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Christopher Milo croyait sa carrière terminée. Il avait même entamé un nouveau chapitre de sa vie en tant que dépisteur chez les Eskimos d'Edmonton.

Puis le téléphone a sonné jeudi dernier. Ses nouveaux patrons lui ont proposé d'effectuer un retour au jeu.

L'ancien botteur du Rouge et Noir n'a pu refuser pareille offre. Il a même été parfait à sa première sortie lundi, réussissant ses deux tentatives de placement, dont une de 46 verges, dans un revers de 39-18 contre Calgary.

« C'était plaisant de pouvoir remettre les épaulettes et le casque et de participer à nouveau à un match. Ça faisait un bout de temps », a raconté Milo, mercredi, au bout du fil.

Le joueur québécois avait disputé sa dernière partie dans la LCF à la mi-octobre 2016 contre les Tiger-Cats de Hamilton.

Une blessure à une jambe l'a tenu à l'écart lors des deux dernières semaines de la saison régulière puis lors des éliminatoires, dont le match de la coupe Grey.

Le Rouge et Noir l'a libéré au milieu de l'hiver. Une décision qui a eu l'effet d'une gifle pour le vétéran botteur qui croyait terminer sa carrière dans la capitale nationale.

« Je vais être honnête. Ce fut très difficile, surtout que je savais que j'étais encore capable de faire le travail. J'ai eu des pourparlers avec certaines équipes par la suite, mais ça n'a pas fonctionné... »

Milo a décidé de plier bagage et quitter Ottawa au printemps. Sa femme, sa jeune fille et lui ont mis le cap vers Québec afin de se rapprocher de la belle-famille.

Les Eskimos l'ont approché au début du mois d'août afin d'en faire leurs yeux et oreilles dans les rangs universitaires québécois. Leur directeur général Brock Sunderland connaît bien le botteur, l'ayant côtoyé durant ses années chez le Rouge et Noir.

« Je devais aller regarder le match entre le Rouge et Or de l'université Laval et les Carabins de Montréal ce week-end. À la place, je vais jouer un match ! »

Christopher Milo demeure réaliste. Son séjour à Edmonton risque d'être de courte durée. Il s'avère le pneu secours en attendant le retour au jeu du botteur Sean Whyte, blessé à une jambe.

« C'est très clair que je suis ici pour quelques parties. Une fois que Sean sera en santé, je vais redevenir dépisteur... Ça me va. En jouant chez les Eskimos, ça me permettra d'ajouter un chandail d'un autre club sur mon mur à la maison ! »

Il s'agit de sa troisième équipe depuis ses débuts dans la LCF.

Milo avait porté les couleurs des Roughriders de la Saskatchewan de 2011 à juin 2015, gagnant la coupe Grey en 2013. Il s'est joint au Rouge et Noir en juillet 2015.

« Je pense que ce sera mon dernier club en carrière. Je n'ai plus 20 ans. J'ai une famille. Les choses ont beaucoup changé », a soutenu le papa âgé de 30 ans.

Gosselin a vomi... beaucoup

Être malade et se retrouver à l'infirmerie, Anthony Gosselin ne connaissait pas ça avant de se pointer à Ottawa.

«Je n'avais jamais raté une partie en raison d'une blessure dans les rangs collégiaux et universitaires», souligne l'ancien produit joueur des Voltigeurs de Drummondville puis du Vert et Or de Sherbrooke.

Choix de deuxième ronde du Rouge et Noir au dernier repêchage, le centre-arrière recrue a même entamé les quatre premières parties de la saison régulière de la LCF. Tout allait bien. Il était le substitut du vétéran Patrick Lavoie à l'attaque en plus d'oeuvrer au sein des unités spéciales.

Puis le 19 juillet, sa séquence a pris fin.

Ce soir-là, Gosselin devait jouer contre les Alouettes de Montréal, l'équipe de son patelin. Mais il a été retiré de la formation au dernier instant.

«J'ai passé la journée à vomir. Je ne savais pas ce qui n'allait pas. L'équipe non plus.»

Après quelques tests, les médecins ont diagnostiqué une commotion cérébrale. «Ma première en carrière, a expliqué Gosselin qui joue au football depuis 15 ans.

«Ce n'est pas agréable», a-t-il avoué.

Ce dernier ignore quel plaqué a provoqué son bobo au cerveau. Il avait affronté les Eskimos d'Edmonton, la semaine précédente.

«J'ai eu quelques contacts. Chaque fois, j'avais ressenti des frissons. Je pensais toutefois que j'avais peut-être un virus», a-t-il confié.

Ce dernier aura raté les six parties suivantes. Il a eu le feu vert pour revenir la semaine dernière contre les Alouettes à Montréal, mais les entraîneurs ont décidé de le reléguer à un rôle de réserviste.

Reste à voir si Gosselin réintégrera enfin l'alignement contre les Tiger-Cats de Hamilton, samedi soir, à la Place TD.

«Je trouve ça dur de ne pas pouvoir aider l'équipe, a-t-il dit. Mais il y a du positif. Puisque je ne pouvais pas jouer, j'ai pu regarder plus attentivement ce que Patrick (Lavoie) fait à l'attaque. J'ai beaucoup appris.»




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