Enfin de l'espoir pour Omara

Ron Omara piaffe d'impatience de disputer un premier... (Archives, Le Droit)

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Ron Omara piaffe d'impatience de disputer un premier match régulier en carrière dans l'uniforme de l'équipe de son patelin. Le joueur originaire d'Aylmer s'est joint au Rouge et Noir en février.

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Ça devait être un conte de fées. Un joueur qui a grandi en Outaouais allait enfiler l'uniforme de l'équipe de son patelin dans la Ligue canadienne de football (LCF).

Ce fut plutôt un cauchemar pour Ron Omara lors des deux derniers mois chez le Rouge et Noir. Pas qu'il n'a pas été bien traité. Au contraire.

Embauché à titre de joueur autonome durant l'hiver, l'athlète natif d'Aylmer a passé les six premières semaines de la saison régulière sur la liste des blessés. À cela s'est ajoutée la perte tragique d'un proche.

Son ami et ancien coéquipier dans les rangs mineurs puis universitaires, Ashton Dickson, a été tué par balle à la sortie d'un bar de la rue Rideau à la fin juin. Son décès s'est avéré une onde de choc dans la communauté.

Dickson était un jeune joueur prometteur.

«Ça m'a brisé le coeur. J'ai perdu une personne qui était comme un frère. Nous avons joué plusieurs années ensemble. C'était mon cochambeur à Saint-Francis-Xavier dans les Maritimes. C'est lui qui m'a poussé sans arrêt afin que je puisse faire carrière un jour dans les rangs pros, a raconté Omara.

«C'est encore difficile d'accepter qu'il ne soit plus là. Je vais lui rendre hommage en continuant à jouer au football.»

Justement, le secondeur âgé de 26 ans commence à voir la lumière au bout du tunnel. Il est remis de cette déchirure à un muscle de la jambe droite, ayant repris l'entraînement lors des trois derniers jours.

Ce dernier s'était blessé durant le premier match hors-concours le 8 juin à la Place TD.

«Sur le dernier botté d'envoi de la partie. Ça faisait un bout que j'étais inactif. J'aurais dû mieux m'activer sur les lignes de côté avant de sauter sur le jeu», a-t-il reconnu.

Ce fut sa première erreur. Sa deuxième?

Omara a tenté de renouer avec l'action un peu trop rapidement avant la fin du camp d'entraînement. Il a aggravé sa blessure et a dû passer le début du calendrier régulier à l'infirmerie.

«Ce n'était pas facile. Je n'ai passé à travers d'une pareille séquence. Je n'ai jamais été sur la touche pendant aussi longtemps en raison d'une blessure. J'ai tout fait pour retrouver la santé et éviter de me faire mal à nouveau.»

Reste à voir quand il effectuera son retour au jeu. Ça pourrait être dès vendredi au sein des unités spéciales contre Winnipeg ou la semaine suivante lors de la visite des Eskimos d'Edmonton.

Pendant que Ron Omara a repris l'entraînement, quelques-uns de ses coéquipiers continuent de patienter sur les lignes de côté. Le centre-arrière recrue Anthony Gosselin a raté les deux derniers matches.

Son nom avait été retiré de l'alignement à la dernière minute contre les Alouettes de Montréal. «Il s'est mis à vomir. On croyait initialement qu'il avait mal digéré de la nourriture», a expliqué le directeur général Marcel Desjardins.

Finalement, le diagnostic final est tombé la semaine suivante. Gosselin a subi une commotion cérébrale. Ce choix de deuxième ronde au dernier repêchage en ressent toujours les effets.

«Il (Anthony) ne se souvient pas d'un plaqué en particulier qui aurait pu avoir causé ça»,  a noté Desjardins.

Le dg du Rouge et Noir a répété que le receveur Kenny Shaw se rapproche drôlement d'un retour au jeu, mais que c'est loin d'être le cas de l'autre grand receveur blessé, Juron Criner. Son nom pourrait se retrouver sur la liste des blessés pour six parties pour une deuxième fois déjà en 2017.

Ellingson aura brillé en juillet

La LCF a dévoilé ses trois étoiles du dernier mois. Le receveur du Rouge et Noir, Greg Ellingson, fait partie des joueurs choisis en compagnie du quart-arrière des Eskimos, Mike Reilly et de l'ailier défensif des Argonauts de Toronto, Victor Butler.

Ellingson mène la ligue pour les verges sur réception (643) et les attrapés (39). Il a capté sa plus longue passe en carrière contre les Alouettes de Montréal, il y a deux semaines. Un attrapé de 80 verges qui avait permis à Ottawa de gagner son seul match jusqu'ici en 2017.

«C'est toujours flatteur d'être honoré de la sorte, mais j'échangerais ça n'importe quand contre une victoire ou deux», a commenté Ellingson, mercredi, après l'entraîneur du Rouge et Noir.

Quant à Reilly,  il a aidé son club à entamer la saison avec une fiche parfaite de 5-0. Il a réussi 72,3 % de ses passes pour 1628 verges et neuf touchés. Reilly n'a jamais amassé moins de 260 verges lors d'un match.

Butler, lui, dispute sa première saison dans la LCF. Il a réussi 17 plaqués défensifs, dont sept sacs, en cinq rencontres seulement. L'ancien de l'université Oregon State a aussi provoqué trois échappés. Butler a raté le dernier match des Argos en raison d'une blessure.

Moins de reprises vidéos dans la LCF

Les entraîneurs de la Ligue canadienne de football (LCF) seront maintenant limités à une seule reprise vidéo par match en raison d'une modification aux règles qui entre en vigueur dès mercredi. Le circuit en a fait l'annonce par communiqué.

Les gouverneurs de la ligue l'ont approuvée mardi et elle entre en vigueur dès maintenant. Chaque équipe disposait précédemment de deux contestations par rencontre. Elle en recevait une troisième si elle remportait ses deux premières.

Les entraîneurs devront toujours disposer d'un temps d'arrêt pour contester une décision. Si la décision n'est pas renversée, ils perdront ce temps d'arrêt.

Le nouveau commissaire de la LCF, Randy Ambrosie, a déclaré dans le communiqué que la règle était devenue «un obstacle artificiel» empêchant les partisans d'apprécier le jeu.

Sa décision a bien accueilli à la Place TD. À commencer par l'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell.

«Je suis en faveur pour moins de contestations. J'adore l'idée. Ça va surtout éviter d'avoir plusieurs joueurs et instructeurs sur les lignes de côté qui passent leur temps sur des tablettes à essayer de trouver une infraction quelque part sur le terrain», a-t-il soutenu.

Avec La Presse Canadienne




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