Kelly Wiltshire, de maraudeur à policier

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L'ancienne vedette des Renegades, Kelly Wiltshire

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(Toronto) Des malfaiteurs ont déjà volé sa luxueuse voiture dans le quartier Côte-de-Sable. Quinze ans plus tard, Kelly Wiltshire n'a pas oublié son séjour à Ottawa où il a été la première vedette francophone des défunts Renegades.

« Ils (policiers) n'ont jamais retrouvé ma Mustang. Je venais de la faire peindre bleu foncé, quatre jours auparavant... Ça brillait... »

Wiltshire préfère en rire aujourd'hui. L'homme âgé de 45 ans se trouvait au stade BMO lundi soir lors du match opposant les Argonauts de Toronto au Rouge et Noir.

L'ancien maraudeur québécois, qui a grandi à Montréal, participait à une fête spéciale aux côtés des Doug Flutie, Pinball Clemons et Pierre Vercheval. L'équipe torontoise soulignait les 20 ans de sa conquête de la coupe Grey en 1997.

« De bons souvenirs », a avoué Wiltshire, qui en était à sa saison recrue dans la LCF à l'époque chez les Argos. Sa carrière allait l'amener par la suite à Montréal. Puis en 2002, il a été le premier joueur choisi par les Renegades lors du repêchage d'expansion.

Un séjour qui allait durer trois saisons pendant lesquelles il a réussi 241 plaqués en plus d'être nommé sur l'équipe d'étoiles en 2003. « J'ai toujours dit qu'Ottawa a été ma place favorite dans la ligue. J'aimais l'ambiance. Je passais la saison morte là-bas. Tu me voyais partout. »

Les amateurs l'ont vite adopté. Ils étaient nombreux à porter le numéro un à l'époque. « Moi aussi j'aimais beaucoup nos fans, a dit Wiltshire, qui avait quitté en janvier 2005 en faveur des Eskimos d'Edmonton.

Une fracture à une jambe a mis fin à sa carrière l'année suivante.

Wiltshire a toujours dit qu'une fois ses épaulettes remisées, il aimerait élire domicile à Ottawa. Sauf que sa seconde carrière en tant que policier l'a amené dans la région métropolitaine de Toronto. Il a été promu récemment sergent à l'académie de la Police provinciale de l'Ontario (PPO). Aussi, il dirige un de ses deux garçons au football mineur.

«Je m'inspire de Joe Paopao, qui était tellement gentil avec ses joueurs», a soutenu Wiltshire au sujet de son entraîneur à l'époque chez les Renegades.

Ce dernier promet qu'on le verra à Ottawa en novembre. «J'ai mes billets pour le match de la coupe Grey... Mon frère habite encore là-bas», a-t-il souligné.

Popp fier de son ami Marcel

Jim Popp se souvient encore de la première fois que l'un des propriétaires du Rouge et Noir l'a approché, il y a cinq ans.

Le directeur général des Argonauts de Toronto occupait alors un poste similaire chez les Alouettes de Montréal. Son équipe venait de terminer au premier rang de la division Est quand Jeff Hunt l'a appelé.

Ce dernier cherchait quelqu'un pour assumer le poste de dg de la nouvelle franchise. Non, le poste n'a pas été offert à Popp.

Hunt s'intéressait plutôt au directeur général adjoint des Alouettes, Marcel Desjardins. C'était l'un des 30 noms sur une liste préliminaire.

« J'ai dit à Jeff qu'il ne trouverait pas meilleur candidat », a rappelé Popp en entrevue avec Le Droit. Il a aussi fortement encouragé son bras droit à accepter le poste à Ottawa.

« Je lui avais dit qu'il n'y a rien de plus plaisant que de construire une équipe de A à Z. Que ce serait toutefois beaucoup de travail. »

Popp en sait quelque chose. Il avait bâti les défunts Stallions de Baltimore devenus les Alouettes au milieu des années 1990.

On connaît la suite. Desjardins a dit oui. Il est parti de zéro en janvier 2013. Puis en seulement trois ans, le Rouge et Noir a participé deux fois au match de la coupe Grey, gagnant le titre la saison dernière.

Mike « Pinball » Clemens et Doug Flutie étaient parmi... (La Presse Canadienne) - image 3.0

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Mike « Pinball » Clemens et Doug Flutie étaient parmi les anciens joueurs présents lundi soir pour souligner le 20e anniversaire de la conquête de la coupe Grey des Argonauts de Toronto.

La Presse Canadienne

Deux en deux

Ottawa tente maintenant de devenir la première équipe depuis les Alouettes de Popp (2009 et 2010) à remporter la coupe deux ans de suite.

Desjardins était son adjoint à l'époque. Il aura travaillé 12 ans et demi durant deux séjours différents à Montréal, passant une saison et demie à Hamilton en tant que dg des Tiger-Cats. Une aventure qui avait mal terminé.

« Marcel a appris de cette première expérience dans le rôle de directeur général. Il a appris ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Il s'est assuré de s'entourer à Ottawa de gens de confiance. Il s'est aussi entouré de gens qui avaient déjà travaillé avec nous, à un moment ou l'autre, à Montréal. »

Jim Popp n'est pas surpris du boulot accompli par son ancien protégé qu'il avait embauché en 1999. Le Franco-Ontarien travaillait alors au bureau des communications de la LCF.

« C'est lui qui m'avait appelé à l'époque. Il avait entendu dire que je cherchais à former un futur DG adjoint. Il a travaillé très fort. Il a toujours écouté. C'est un type très complet, qui communique bien et dont chaque geste posé s'avère bien calculé, a raconté le DG des Argos.

«Même si nous sommes maintenant des compétiteurs, Marcel demeure un très bon ami», a-t-il tenu à souligner.

Amour, baleines et football

Adam Berger a grandi à Vancouver, mais le maraudeur du Rouge et Noir connaît bien le Québec. L'amour l'a conduit dans la Belle Province.

«Ma copine est originaire de Chicoutimi», note l'athlète âgé de 27 ans, qui a raconté Marie-Line Petit durant ses années dans les rangs universitaires à Simon Fraser.

«Elle jouait au sein de l'équipe de basket-ball féminin, moi au sein de l'équipe de football.»

Berger a parlé aussi de sa belle famille, qui opère maintenant un gîte du passant dans la municipalité des Bergeronnes, non loin de Tadoussac. Oui, il a vu plus d'une fois les baleines, dit-il.

«Les parents de ma copine m'ont amené sur un zodiac pour les admirer de près.»

Ce dernier s'est rapproché de cette même belle famille en optant pour Ottawa en février lorsqu'il est devenu joueur autonome. Il avait passé les quatre années précédentes à Calgary.

Chez les Stampeders, il a été limité à un rôle au sein des unités spéciales. Le Rouge et Noir a fait appel à ses services en défensive, la semaine dernière, contre les Alouettes.

«J'ai connu de bons moments... et de moins bons. Je voulais tellement bien faire que j'ai peut-être été trop agressif», avoue Berger, qui a mal paru notamment sur le touché de BJ Cunningham.

Lundi contre les Argonauts, il a cédé sa place comme maraudeur à Keelan Johnson. L'équipe l'a surtout utilisé pour  les retours de botté.




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