Tank Reed, vrai leader de la défensive ?

Taylor Reed a réussi 23 plaqués et deux... (Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit)

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Taylor Reed a réussi 23 plaqués et deux sacs du quart jusqu'à maintenant cette saison.

Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit

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Le Rouge et Noir d'Ottawa a déjà repris le collier. C'est le début d'une nouvelle semaine de travail avec un match qui viendra très rapidement, lundi, à Toronto.

Le discours de Rick Campbell n'a cependant pas changé.

Après avoir vu son équipe signer sa première victoire de la saison, mercredi soir, contre les Alouettes de Montréal, l'entraîneur-chef vantait sans relâche le travail de son unité défensive.

Il a passé les dernières heures à réviser la bande vidéo. Il ne s'était pas trompé.

« Nous avons gagné parce que nous avons réussi les gros jeux. Les cinq revirements que nos joueurs ont provoqués ont certainement fait la différence », a-t-il martelé au terme du léger entraînement de vendredi.

Les journalistes lui ont rappelé que les leaders de la défensive se sont levés face aux Oiseaux.

Jerrell Gavins, Antoine Pruneau et Taylor « Tank » Reed ont réussi les jeux les plus marquants de la soirée.

« C'est vrai, mais il faut que ça fasse partie de nos habitudes, semaine après semaine. Nous n'avons pas le droit d'être surpris lorsque ces gars-là réussissent de gros jeux. Ils sont là depuis longtemps. Ils font partie de notre noyau de leaders justement parce qu'ils sont capables de réussir de gros jeux. »

Dans le cas de Reed, il n'a pas trop à s'inquiéter.

Gavins est sans contredit le leader vocal de la défensive ottavienne. Il n'a pas peur de ses opinions. Il ne recule jamais devant une question.

Pruneau jouit d'une certaine visibilité parce qu'il est Canadien et francophone. Il demeurera aussi le tout premier joueur qui a été repêché par le Rouge et Noir en 2014.

Reed est plus discret. Il se plaît dans l'ombre.

Il a quand même réussi 23 plaqués et deux sacs du quart depuis le début de la saison.

Il se trouve de plus en plus de gens pour dire qu'il est le véritable pilier, sur le terrain, lorsque les clubs adverses ont le ballon.

« Il est bon, reconnaît Campbell. Il est un leader consistant. Il a joué un très bon match contre Montréal. De façon générale, je dirais que c'est un gars stable. Croyez-moi, c'est un compliment. Il sait ce qu'il fait quand il saute sur le terrain. Pour cette raison, les gars peuvent compter sur lui. On peut difficilement trouver un plus beau compliment pour un secondeur comme lui. »

Pas satisfait

Campbell peut aussi compter sur Reed pour transmettre son message aux plus jeunes joueurs.

Le Texan aux longs cheveux tressés n'a pas l'intention de se satisfaire d'une victoire contre les Alouettes.

« Nous ne sommes pas là où nous voulons nous trouver. Nous ne sommes pas très loin du but, mais nous ne sommes pas encore arrivés. En ce moment, je dirais que nous formons une bonne unité défensive. L'objectif serait de devenir une excellente unité. Les excellentes unités sont celles qui remportent la coupe Grey », croit-il.

« Nous sommes toujours en position déficitaire lorsque vient le temps de faire le différentiel des revirements. Nous sommes présentement à moins six, si je ne m'abuse. Nous avons intercepté quelques passes et provoqué quelques échappés, mais nous n'avons pas assez souvent changé l'allure de nos rencontres. »

Le Rouge et Noir s'entraînera tout au long du week-end avant de prendre le chemin de Toronto.

Intrigant C.J. Roberts...

Le Rouge et Noir accorde un essai à trois nouveaux joueurs, ce week-end. Deux d'entre eux sont très jeunes et n'ont jamais encore goûté au football canadien. Le troisième a déjà commencé à faire ses preuves.

C.J. Roberts a prouvé, l'an dernier, qu'il possède un certain potentiel.

Le demi de coin américain a pu enfiler l'uniforme des Blue Bombers de Winnipeg à sept occasions en 2016. Il a eu le temps de compléter 26 plaqués. Il a réussi deux interceptions. Il a même réussi à rapporter le ballon dans la zone des buts, une fois, pour marquer un touché.

Ça n'a pas empêché les Bombers de le libérer.

«C'est ça, la business», dit-il en hochant la tête.

«J'ai obtenu une chance de repartir en neuf à Winnipeg. Je connaissais une bonne petite saison. J'étais en train de m'habituer à la vitesse du jeu dans votre pays. Tout d'un coup, je subis une petite blessure mineure. J'ai perdu mon poste», raconte-t-il.

Pour soigner la «petite blessure mineure» à une épaule, Roberts a quand même été contraint de passer sous le bistouri. Il jure que cette histoire appartient au passé.

Il n'est pas amer. Au contraire, il se dit emballé d'avoir obtenu une chance de rebondir chez les champions en titre de la coupe Grey.

«Tout ça, c'est la game. Je comprends que les blessures font partie de la game. J'ai passé les derniers mois à travailler avec la certitude qu'on m'accorderait une autre chance. Je ne savais pas quand ni où cette chance me serait donnée. J'étais prêt à tout.»

Pour l'heure, Roberts devra continuer d'aiguiser sa patience. Le Rouge et Noir n'a pas subi de blessures majeures, mercredi, contre les Alouettes. Il ne devrait donc pas y avoir trop de changements à la formation à prévoir, pour le match de lundi, à Toronto.




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