Ellingson domine sans trop se vanter

Brad Sinopoli, qui se trouve tout juste derrière... (Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit)

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Brad Sinopoli, qui se trouve tout juste derrière son coéquipier Greg Ellingson pour le nombre de passes captées, a eu son mot à dire dans la victoire de mercredi contre les Alouettes.

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Dans une équipe de football, les flanqueurs et les demis défensifs sont souvent les personnages les plus flamboyants. Il y a cependant des exceptions. À Ottawa, Greg Ellingson ne semble pas toujours très à l'aise quand on lui plante un micro (ou plusieurs) sous le nez.

Un exemple récent ?

Après le match de mercredi, dans le vestiaire du Rouge et Noir à la Place TD, un journaliste lui a servi une belle question. 

Vous avez effectué deux attrapés spectaculaires et importants dans ce match. Le premier vous a permis de traverser 80 verges pour marquer un touché. À la suite du deuxième, vous avez réussi le premier jeu qui a scellé l'issue du match. Lequel vous procure le plus de satisfaction ?

L'occasion était parfaite. On lui donnait le droit de se vanter. C'était mérité.

L'homme de la soirée ne l'a pas saisie.

«Ce n'est pas vraiment important, n'est-ce pas ? À la fin de la journée, je suis juste heureux d'avoir aidé mon équipe à gagner», a-t-il répondu de façon monotone.

«J'imagine que c'était deux beaux attrapés. Un jour, je pourrais m'en servir si jamais me vient l'envie de monter une vidéo de mes meilleurs moments en carrière. Pour l'instant, mon équipe a gagné. C'est vraiment tout ce qui compte à mes yeux.»

Ellingson n'a probablement pas besoin de se péter les bretelles. Ses statistiques disent tout ce qu'il faut savoir.

Après avoir livré une forte performance contre les Alouettes de Montréal, il s'est retrouvé au sommet de presque toutes les catégories importantes dans la LCF.

Il est devenu le premier receveur à franchir le plateau des 500 verges de gain. Il n'a qu'à gagner 16 verges dans le prochain match, lundi prochain à Toronto, pour atteindre celui des 600 verges gagnées.

Il domine aussi la ligue avec ses 36 réceptions. Son quart-arrière a lancé le ballon une cinquantaine de fois. Un autre sommet au Canada.

On lui parle de tout ça et, encore une fois, il nous parle des succès de l'équipe.

«Nous sommes enfin récompensés parce que nous jouons du bon football, dit-il. Vous savez, nous avons joué du très bon football depuis le début de la saison. Quelques mauvais jeux nous ont fait perdre des points au classement.»

«En ce moment, je veux juste savourer cette victoire pendant quelques heures et me remettre au travail en prévision de notre prochaine partie, à Toronto.»

Au moment où il disait ça, Trevor Harris passait. Il en a profité pour lui offrir un high five bien senti.

Avec son ami

Le principal rival d'Ellingson, en ce début de saison, est aussi un de ses meilleurs amis.

Brad Sinopoli se pointait au deuxième rang dans la LCF au chapitre des passes captées, jeudi matin.

Le grand Canadien figurait dans le top-3 au niveau des verges gagnées. 

Il se dirige, lui aussi, vers une autre saison de plus de 1000 verges. Il a lui aussi grandement contribué à la victoire de 24-19 contre les Alouettes.

Après la rencontre, il préférait lui aussi parler des succès collectifs. Il préférait de loin vanter Ellingson que de parler de ses neuf passes captées et de son touché.

Le receveur numéro trois du Rouge et Noir, Diontae Spencer, a connu une soirée un peu moins reluisante.

Le rapide joueur, qui avait été si dominant dans le deuxième match de la saison à Calgary, semble sur la pente descendante. Face aux Alouettes, il a capté seulement trois passes. Il en a échappé trois autres - dont une qui lui aurait permis d'inscrire un majeur.

Une victoire qui ne change pas toute la saison

Le rouge et noir d'Ottawa contre les Alouettes... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit) - image 3.0

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Le rouge et noir d'Ottawa contre les Alouettes de Montréal à la place TD

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

Trevor Harris a d'abord semblé optimiste. « C'est le genre de victoire qui pourrait catapulter notre équipe », a-t-il déclaré lorsque les journalistes l'ont encerclé dans le vestiaire.

Il s'est vite ravisé.

« Il faut comprendre que c'était une seule victoire. Une seule petite victoire. Un coup de baguette magique n'a pas transformé notre fiche d'un seul coup. Nous n'avons pas huit victoires et trois revers, rien du genre. Nous avons creusé un trou. Il faut s'en sortir », a déclaré le quart-arrière du Rouge et Noir.

Face aux Alouettes, Harris a connu son deuxième match le plus productif de la saison. Il a complété 29 de ses 41 passes, pour permettre au Rouge et Noir de gagner 376 verges.

Il a surtout assuré une présence rassurante au moment où ça comptait le plus. En fin de match, quand le Rouge et Noir a pu récupérer le ballon, il a contrôlé l'horloge pour permettre au temps de s'écouler.

« Nous avons trouvé un moyen de gagner un match serré. Ça fait un beau contraste avec nos sorties précédentes, durant lesquelles nous avons trouvé des façons de perdre. Nous avons commis quelques fautes en début de soirée, mais nous avons réussi à ne pas nous tirer dans le pied. Il faut maintenant que ça continue ainsi... »

Harris et ses coéquipiers ont obtenu congé d'entraînement, jeudi. Ils reprendront le collier très rapidement, en prévision de leur prochain défi. Ils auront l'occasion de s'emparer du premier rang, face aux Argonauts de Toronto, lundi prochain.

« Voilà une belle perspective », de conclure Harris.




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