Ernest retrouve ses «amis»

Le Rouge et Noir a signé sa première... (Simon Séguin-Bertrand, Le Droit)

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Le Rouge et Noir a signé sa première victoire de la saison, mercredi soir lors de la visite des Alouettes de Montréal.

Simon Séguin-Bertrand, Le Droit

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Ernest Jackson s'attendait au pire lorsqu'il a foulé la pelouse artificielle de la Place TD.

« Je n'ai plus d'amis, ici. Je n'entendrai plus que des huées maintenant », a-t-il soufflé.

Il se trompait. En fin de compte, la direction du Rouge et Noir n'a même pas cru bon souligner le retour en ville de son ancien receveur vedette.

Il est passé inaperçu.

Durant ses deux saisons passées dans le Glebe, Jackson a tout fait pour se faire aimer par les fidèles de la #RNation. Il a capté 172 verges, accumulé 2261 verges par la voie des airs. Il a inscrit une quinzaine de touchés.

En captant son dernier ballon, le 27 novembre à Toronto, il a permis à Ottawa de mettre un terme à une disette de 40 ans sans coupe Grey.

Qui plus est, il n'a pas cherché à quitter le Rouge et Noir. Pour des raisons budgétaires, on l'a obligé à partir.

Au fond, il se doutait bien qu'il n'avait pas perdu tous ses amis dans le coin. « J'ai gardé contact avec plusieurs joueurs », dit celui qui a jasé pendant un bon moment avec Greg Ellingson avant de renouer avec les reporters d'Ottawa.

Sinon... « Il y a bien ce petit restaurant où j'allais tout le temps. Pili Pili... Un sympathique petit endroit où ils servent des plats de poulet et de riz. C'était tout près de chez moi au centre-ville. Je m'ennuie des gens là-bas. »

Le colosse qui est originaire de Rochester, dans l'État de New York, ne regrette pas pour autant son déménagement.

« La vie à Montréal est pas mal belle. Peu importe où je vais, je trouve quelque chose d'intéressant à faire. La ville est immense et peuplée de gens intéressants. Tout cela me plaît beaucoup », commente-t-il.

Il ne lui reste plus qu'à véritablement trouver sa place sur le terrain du stade Percival-Molson. Quand il aura développé des liens durables avec son nouveau quart-arrière, Darian Durant, tout sera tiguidou.

Et on peut croire que c'est en voie de se réaliser.

Après avoir connu un début de saison franchement ordinaire, le flanqueur est sorti de sa coquille dans le match numéro quatre. Il a joué un rôle crucial dans la victoire surprise des Alouettes face à la puissance de la LCF, les Stampeders de Calgary, vendredi dernier.

Avec environ six minutes à faire au quatrième quart, il a capté une passe qui se dirigeait droit dans les mains du demi défensif Ciante Evans. Il a réussi un premier jeu crucial, sur la séquence qui a mené au placement décisif.

« Je discutais justement avec Darian avant le match. J'essayais de le convaincre qu'il pouvait se laisser aller. J'attendais juste qu'on me donne ma chance de réussir un gros jeu », raconte-t-il.

Le pire, c'est qu'il a réussi un autre attrapé, encore plus spectaculaire, plus tôt dans cette rencontre.

Au tout début de la rencontre, il a complètement pulvérisé un autre demi défensif adverse avant de capter le ballon pour franchir plus de 90 verges.

« Le genre d'attrapé qui donne confiance au quart-arrière, croit-il. Darian commence à comprendre qu'il peut lancer le ballon en ma direction. Je vais m'en occuper. »

Patience avec les arbitres !

Le nouveau commissaire de la LCF, Randy Ambrosie, a choisi un bien drôle de moment pour effectuer sa première visite à Ottawa.

Durant la première demie, les officiels sur le terrain ont pris deux très mauvaises décisions aux dépens du Rouge et Noir. Les deux décisions ont été renversées au terme de très longues révisions de la bande vidéo.

À la mi-temps, sur la galerie de la presse, une poignée de journalistes l'attendaient de pied ferme. Comment peut-on améliorer l'arbitrage à travers la ligue ?

« Je viens d'entrer en fonction et je peux déjà vous dire que ce ne sera pas une tâche facile, a-t-il répondu. Ce n'est pas un problème unique à notre ligue. C'est la même chose un peu partout dans le monde du sport. Il me semble qu'après chaque match de la NBA, on ne parle que de l'arbitrage. »

« Nous allons continuer de travailler avec nos officiels. Nous allons offrir de la formation et du soutien. Et je suis convaincu que nous allons continuer de progresser. Nous allons progresser tout en réalisant que la perfection n'est pas de ce monde. »

« Il ne faut jamais oublier que les hommes qui forment notre ligue jouent à une vitesse très élevée. »

Calendrier injuste

Dans une autre vie, M. Ambrosie a porté le casque et les épaulettes. Il a connu une carrière de 142 parties dans la LCF, entre 1985 et 1993.

Il a évolué à Calgary et à Toronto ainsi qu'à Edmonton.

En tant qu'ancien joueur, il trouve que le Rouge et Noir a hérité d'un calendrier très difficile.

« Durant la dernière portion de ma carrière, j'avais du mal à me lever, au lendemain d'un match. J'ose à peine imaginer comment vont se sentir les vétérans du Rouge et Noir quand ils auront complété cette séquence de trois matches en 11 jours. »




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