Le verre de Harris est à moitié plein

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Trevor Harris a complété 23 de ses 35 passes, vendredi dernier, dans la défaite à Edmonton.

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Foi de Trevor Harris, les choses ne vont pas si mal que ça.

Le quart-arrière du Rouge et Noir d'Ottawa n'ignore pas le classement. Il voit bien que son équipe présente une fiche de 0-3-1 après quatre parties et qu'elle occupe l'avant-dernière position du classement général de la Ligue canadienne de football (LCF).

Il ne veut cependant pas qu'on oublie un détail important. 

Dans ses trois revers, le Rouge et Noir a alloué 92 points à ses adversaires. Dans ces trois parties, il a inscrit 85 points.

La différence est minime.

« C'est presque toujours la même histoire. Chaque semaine, une grosse erreur nous coûte la victoire. Si on pouvait seulement trouver un moyen d'effacer un seul jeu de chacun de nos matches, jusqu'ici, tout serait bien différent. On aurait une fiche parfaite de quatre victoires contre aucune défaite. Tout le monde s'émerveillerait devant notre puissance », dit-il.

Harris sait pourtant fort bien qu'on ne refait pas l'histoire.

Au mieux, on peut apprendre de ses erreurs passées afin de ne pas les répéter dans l'avenir.

Au fait, monsieur le passeur... Comment arrive-t-on à éradiquer les grosses erreurs dans un jeu où tout se passe si rapidement ?

« C'est une bonne question. Le problème, c'est qu'on ne peut jamais vraiment savoir quand les erreurs vont survenir. Il faut juste mieux se préparer. Il faut être prêt à poser le bon geste en tout temps », offre, en guise de réponse, celui qui a quand même complété huit passes de touché, ce qui constitue un sommet dans la LCF.

Reste à voir si ses coéquipiers pourront accomplir cette tâche toute simple pendant 60 minutes, mercredi, alors que les Alouettes de Montréal effectueront leur première visite de la saison régulière à la Place TD.

Les Oiseaux, au terme d'un hiver mouvementé durant lequel ils ont embauché un nouveau directeur général et un nouveau quart-arrière numéro un, ont signé deux victoires jusqu'ici.

L'attaque au sol montréalaise surprend et le nouveau passeur Darian Durant s'en tire plutôt bien. Surtout quand on constate qu'aucun de ses receveurs ne perce le top-10 dans les principales catégories des statistiques.

Harris persiste et signe. Les succès viendront bientôt. « Les bonnes équipes apprennent de leurs erreurs. Les mauvaises équipes n'apprennent rien. Nous formons une très bonne équipe. Nous allons apprendre. Nous allons commencer à gagner », promet-il.

Campbell calme

Au moment de lui consentir une prolongation de contrat, juste avant le début de la saison, Marcel Desjardins vantait les mérites de Rick Campbell.

Le directeur général du Rouge et Noir aime miser sur un entraîneur qui ne se laisse pas guider par ses émotions. « Le Campbell qui dirige une équipe d'expansion n'est pas différent du Campbell qui dirige les champions de la coupe Grey », affirmait-il.

Il ne faudra pas s'étonner, alors, de constater que le Campbell de juillet 2017 ne cède pas non plus à la panique.

« Il existe deux façons de voir les choses. D'abord, il ne faut pas ignorer le fait que le succès, dans notre domaine, se mesure en matches remportés. À la fin de la journée, nous comprenons l'urgence de faire changer le chiffre dans la colonne des victoires », indique-t-il.

« En même temps, dans la victoire comme dans la défaite, il faut s'auto-évaluer. Il faut identifier les choses que nous faisons bien comme les choses que nous faisons moins bien. Il ne faut pas se laisser emporter par les sentiments négatifs et apporter des changements pour le simple plaisir d'apporter des changements. »

C'est pourquoi l'entraîneur promet de ne pas trop apporter de changements à sa formation en prévision de la visite des Alouettes.

« Nous avons fait de bonnes choses jusqu'ici. Les revirements nous posent de gros problèmes. Nous sommes très durs à battre quand nous remportons la bataille des revirements. Ça fait partie des choses sur lesquelles nous devons travailler. »

Antoine Pruneau ébranlé, mais pas vraiment blessé

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Pas question pour Antoine Pruneau de rater le premier affrontement de l'été contre les Alouettes.

La Presse canadienne

Pas question pour Antoine Pruneau de rater le premier affrontement de l'été contre les Alouettes.

Le maraudeur lavallois du Rouge et Noir s'est bel et bien blessé, vendredi dernier, dans le revers contre les Eskimos d'Edmonton. Pas au point de traîner trop longtemps à l'infirmerie.

L'entraîneur-chef Rick Campbell a reconnu que certains joueurs représentent des cas douteux. Ce serait notamment le cas du demi défensif Nick Taylor, auteur de 21 plaqués jusqu'ici cette saison.

« Ce n'est pas mon cas », assure Pruneau qui en revendique 18.

Il s'est justement infligé cette blessure en plaquant le vétéran flanqueur des Esks, Adarius Bowman, vers la fin de la première demie. « J'ai vu le ballon se diriger vers Bowman du coin de l'oeil. Ça ne m'a pas laissé beaucoup de temps pour réagir. J'ai juste frappé avec tout ce que j'avais. C'est surtout mon épaule qui a pris le coup. Mon bras était rendu squeezé. Je ne réalisais pas ce qui se passait. Il y a eu un petit peu d'anxiété de ma part, je pense », raconte-t-il.

Pruneau a vite été rassuré. À la mi-temps, les thérapeutes lui ont fait comprendre qu'il n'avait pas subi de commotion cérébrale. « Avec les coups proches de la tête, il ne faut pas prendre de chances. Ils m'ont fait subir un test pour s'assurer que tout était correct. »

Pruneau se dit convaincu que le Rouge et Noir est capable de mettre un terme à sa séquence perdante, et ce, très rapidement. « Il ne manque pas grand-chose pour que les RedBlacks se retrouvent au top de la section Est », dit-il.




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