Le Rouge et Noir a encore trébuché

Le quart-arrière du Rouge et Noir d'Ottawa, Trevor... (La Presse Canadienne)

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Le quart-arrière du Rouge et Noir d'Ottawa, Trevor Harris, est d'avis que l'équipe au complet est à blâmer pour cette défaite.

La Presse Canadienne

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Le Rouge et Noir venait de connaître une troisième fin de match crève-coeur. Une troisième partie sans victoire pour entamer la saison 2017.

Une défaite de 26-25 subie samedi soir aux mains des Argonauts de Toronto, qui pourrait laisser des traces. Il y a longtemps que le vestiaire des champions en titre de la coupe Grey n'avait été aussi silencieux après une joute à la Place TD.

« Je vais aller prendre une douche. J'ai besoin de me calmer. Je reviens vous voir tantôt », a lancé le quart-arrière Trevor Harris lorsque les journalistes se sont pointés devant son casier.

Moins de dix minutes plus tard, le joueur étoile était de retour.

« Nous avons tous commis des erreurs. Ce serait injuste de montrer du doigt une personne ou un jeu pour expliquer cette défaite », a fait valoir Harris.

Où commencer ? Par ce botté de précision de 59 verges raté par Brett Maher dans la dernière seconde de jeu qui aurait donné la victoire au Rouge et Noir ?

Ou cette remise bousillée par Tanner Doll sur une transformation qui a suivi le touché de Greg Ellingson avec moins de trois minutes à écouler en temps réglementaire ? Le quart substitut Drew Tate n'a jamais pu redresser le ballon à temps pour Maher. Ce point aurait créé l'égalité 26-26.

Il y a aussi ce jeu truqué raté sur lequel l'équipe a demandé au receveur Brad Sinopoli de botter le ballon afin de le récupérer aussitôt. Une séquence qui a mis plutôt la table à un placement des Argonauts.

Trevor Harris a aussi gaffé à deux reprises. Chaque fois, ces revirements ont mené à des touchés des visiteurs en deuxième demie.

Il y a cette interception, mais surtout ce ballon échappé sur une remise qui a été récupéré par le secondeur adverse Derico Murray dans la zone des buts. Un jeu qui a changé l'allure d'un match qui était alors dominé par le Rouge et Noir alors en avance par 11 points.

« Ce fut un problème de communication. C'est frustrant... C'est ça qui est ça », a expliqué Harris, qui a été victime aussi de cinq sacs.

Ce dernier a complété 30 de ses 43 passes pour 370 verges et deux touchés. De belles statistiques qui masquent un match qui a été par moment très difficile pour lui.

L'entraîneur-chef Rick Campbell s'est porté à la défense de son quart-arrière après le revers. « À l'image de nous autres, les joueurs et les entraîneurs, il (Harris) a montré de belles choses et de moins belles choses », a-t-il commencé par dire.

« Mais je peux vous dire que j'aime bien pouvoir compter sur un guerrier comme lui dans notre équipe. Il a bataillé encore jusqu'à la fin. Il a réussi à avancer le ballon et nous placer en position pour tenter un botté de précision dans les dernières secondes de jeu. »

Campbell a répété que son équipe a eu « de nombreuses occasions » pour sceller l'issu du match. « Nous n'avons pas fait le travail », a-t-il reconnu.

Campbell assume

Le coach s'est ensuite montré du doigt en parlant du jeu truqué bousillé au milieu du quatrième quart. Le Rouge et Noir était reculé dans son territoire.

« Si le jeu fonctionne, nous avons droit à un premier essai. Ce n'est pas la faute à Brad. L'idée était bonne. J'assume pleinement la responsabilité pour ce qui s'est produit. Je dois être un peu plus intelligent en tant qu'entraîneur, a soutenu Campbell. Mais en même temps, je veux envoyer le message à notre équipe que je joue tout le temps pour gagner. »

Brett Maher y croyait

Brett Maher était secoué sur le terrain après avoir raté le jeu qui aurait donné enfin un premier gain à son équipe.

Le joueur américain du Nebraska a bousillé une tentative de placement de 59 verges dans la dernière seconde de jeu, samedi, devant une autre salle comble à la Place TD. Il n'avait jamais botté le ballon avec succès aussi loin durant une partie.

« Mon botté de précision le plus long en carrière est de 58 verges », a-t-il reconnu.

« J'avais réussi des tentatives de 57,60 et 62 verges avant la partie. Je savais que c'était possible ce soir. En fait, je pensais bien jusqu'au dernier instant que le ballon allait passer entre les poteaux », a-t-il expliqué.

« J'ai manqué ça de très peu... »

Pas le choix

Maher refusait de jouer à la victime. Du gars qui payait pour les erreurs de ses coéquipiers plus tôt dans la deuxième demie.

« On m'a ramené ici, c'est pour réussir ce type de botté, a-t-il dit. Je me sentirais nettement mieux si le ballon avait passé entre les poteaux. L'atmosphère serait nettement mieux dans le vestiaire. »

Maher avait réussi ses huit premières tentatives de la saison avant de rater deux bottés de précision contre Toronto. Il avait manqué la cible plus tôt dans la soirée sur 48 verges.

« En tant que botteur, je n'ai pas le choix. Je dois effacer ça de ma mémoire le plus rapidement possible et être prêt en vue du prochain match. »

Il n'est pas vraiment le choix. Ses coéquipiers non plus.

Le Rouge et Noir disputera vendredi, à Edmonton, la deuxième de quatre parties dans une période de 17 jours

 




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