Desjardins et Campbell récompensés

Rick Campbell et Marcel Desjardins resteront à Ottawa... (Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit)

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Rick Campbell et Marcel Desjardins resteront à Ottawa jusqu'en 2020.

Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit

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Sept mois après avoir rapporté la coupe Grey à Ottawa, les deux principaux architectes du Rouge et Noir ont reçu la plus belle récompense qui soit. Le directeur général Marcel Desjardins et l'entraîneur-chef Rick Campbell ont accepté mercredi que leurs contrats soient prolongés.

Ils sont désormais liés avec le club de football de la capitale jusqu'en 2020.

« Nous sommes fiers, nous sommes reconnaissants, nous sommes contents d'être ici », a déclaré Campbell.

Les négociations n'auraient pas été trop ardues. Les dirigeants du Ottawa Sports and Entertainment Group (OSEG) auraient approché Desjardins, récemment. « Ils voulaient entamer une discussion très large. Ils voulaient parler d'avenir, de ma vision, de la façon dont j'envisageais les prochaines années. Il était assez évident, pour moi, que Rick fait partie de l'avenir de cette organisation », raconte Desjardins.

Ensemble, les deux hommes de football ont plus que livré la marchandise. Deux participations à la finale de la coupe Grey en trois ans, dans une ville qui n'avait rien gagné en quatre décennies, c'était inespéré.

« Nous sommes fiers, absolument. Si nous avions raté notre coup avec le Rouge et Noir, nous aurions probablement gâché la dernière chance qu'avait la Ligue canadienne de football de s'implanter et de s'épanouir dans la capitale. Pour cette raison, nous sommes très fiers de ce que nous avons accompli », commente Desjardins.

« Tout en ramenant le football dans la capitale, nous avons l'impression d'avoir amélioré le produit offert par la Ligue canadienne de football. »

Desjardins a été embauché par OSEG en janvier 2013. Après avoir passé huit années à titre de directeur général adjoint chez les Alouettes de Montréal, l'homme de football franco-ontarien a obtenu l'occasion d'être le capitaine d'un navire tout neuf.

Une dizaine de mois plus tard, après avoir rencontré plusieurs candidats, il a choisi Campbell à titre d'entraîneur.

La complicité entre les deux hommes s'est très rapidement installée.

« Ce que j'aime de Rick aujourd'hui ? La même chose que j'appréciais chez lui au moment de son embauche. C'est un gars terre-à-terre. Il me ressemble beaucoup à ce niveau. Qu'on présente une fiche de 2-16, une fiche de 12-6 ou une fiche de 8-9-1, il ne change pas. »

« C'est une qualité plutôt rare, dans un environnement aussi volage que celui qu'offre le monde du football professionnel. »

Campbell apprécie tout autant la chance qui lui est offerte de continuer à travailler avec le même directeur général.

« Marcel se pose la même question avant de prendre chaque décision : Est-ce que je vais aider mon équipe à remporter des matches ? »

« Vous allez peut-être croire que c'est la même chose partout, mais ce n'est pas le cas. Souvent les agendas cachés influencent plusieurs décisions dans le monde du football. »

Vers d'autres finales

Dans la fameuse discussion où Desjardins a discuté d'avenir avec les têtes dirigeantes d'OSEG, il fut question des championnats que le Rouge et Noir souhaite remporter dans les années à venir.

Le directeur général n'a pas l'intention d'attendre 40 ans avant de soulever le trophée de nouveau.

« À compter de maintenant, nous allons aborder chaque saison avec l'intention de participer au tout dernier match, la finale de la coupe Grey. Une fois rendu, tout peut arriver. C'est la leçon que nous avons retenue l'an dernier », dit Desjardins.

« En fait, il s'agit de notre façon de procéder, notre façon de penser depuis le premier jour. Dans l'an un de la franchise, c'était un peu tiré par les cheveux. Ce n'était pas grave. Il était quand même important pour nous de viser haut. »

Après avoir suivi le camp d'entraînement de près, le directeur général est relativement confiant. « Nous avons plus de profondeur que l'an dernier. Mais ça, c'est sur papier. Nous avons encore tout à prouver sur le terrain. »

Le Rouge et Noir en bref

Le retour de William Powell...

William Powell n'a pas voulu crier victoire trop rapidement. À quelques heures du début de la saison régulière, il semble cependant acquis qu'il occupera le poste de porteur de ballon numéro un à Ottawa. Belle victoire, pour celui qui a passé la saison 2016 au grand complet sur la liste des blessés.

« Je suis vraiment très emballé. Je veux juste avoir la chance de faire la démonstration de mon talent. J'ai hâte de réussir mon prochain gros jeu », déclare l'Américain du Texas.

La direction du Rouge et Noir lui accorde cette chance de récupérer sa place, justement, pour sa capacité à réussir de longues courses. « L'an dernier, Will aurait pu être un de nos joueurs d'impact. Nous avons tous été très déçus quand il s'est blessé durant notre premier match préparatoire. C'est un gars qui peut créer de belles choses à partir de rien. Il n'a pas nécessairement besoin que tous les blocs soient exécutés à la perfection devant lui », commente Rick Campbell.

En 2015, en sept parties dans l'uniforme du Rouge et Noir, Powell a conservé une moyenne de 5,9 verges gagnées par course. « Il nous a certainement très bien fait paraître notre équipe, à quelques occasions, en évitant quelques plaqués », se souvient l'entraîneur.

... le retour de Bo Levi Mitchell

Plus ça change, plus c'est pareil.

En novembre, avant le match de la coupe Grey, on demandait à Rick Campbell comment il comptait contenir l'excellent Bo Levi Mitchell. Les Stampeders de Calgary s'apprêtent à revenir en ville afin de prendre leur revanche dans le match inaugural de la saison régulière. On lui a posé la même question.

« L'affronter, c'est franchement désagréable. Il est un vrai bon joueur de football », commente l'entraîneur au sujet du quart adverse.

En 2016, Mitchell a dominé la LCF avec 32 passes de touché. Il a pris le deuxième rang avec ses 5385 verges gagnées par la passe.

« Il va falloir appliquer beaucoup de pression, dit Campbell. Il faut s'assurer qu'il ne quitte pas trop la pochette de protection. Je crois que les gens ne réalisent pas à quel point il se déplace bien. Il permet à son équipe de gagner du temps quand il se déplace derrière la ligne de mêlée. »

Les Stampeders, soit dit en passant, ne sont pas fâchés d'entreprendre la saison sur la route. Ils sont même contents de jouer cette semaine à la Place TD. « Entreprendre la saison sur la route, ça nous permet de passer du temps ensemble et d'apprendre à mieux nous connaître », a dit l'entraîneur-chef Dave Dickenson aux médias de Calgary.




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