Calendrier «ridicule» pour le Rouge et Noir

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Pour la première fois de son histoire, le Rouge et Noir entamera sa saison à domicile le 23 juin contre les stampeders de Calgary. Ce sera du même coup une reprise du match de la coupe Grey.

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À une semaine de la St-Valentin, les champions de la coupe Grey ont eu droit à un cadeau empoisonné.

La Ligue canadienne de football (LCF) a dévoilé mardi son calendrier en vue de la prochaine saison. Un horaire qui fait rager le Rouge et Noir, considérée la franchise modèle du circuit.

« On ne l'aime pas ce calendrier », a admis le directeur général Marcel Desjardins dans une entrevue émotive accordée au Droit.

Trois choses agacent son équipe, qui rêve de défendre avec succès son titre. Surtout que le prochain match de la coupe Grey aura lieu chez lui à la Place TD, le 26 novembre.

Où commencer ?

D'abord, le Rouge et Noir n'obtiendra pas de pause avant le mois... d'octobre. Ses deux congés surviendront lors de deux des trois dernières semaines de la saison régulière.

Puis il y a une séquence de trois parties en 11 jours. Le Rouge et Noir affrontera les Eskimos à Edmonton le 14 juillet. Ce sera suivi de la visite des Alouettes de Montréal le mercredi 19 juillet à la Place TD. Puis le lundi 24 juillet, il y a rendez-vous avec les Argonauts au stade BMO de Toronto.

« Aussi à quatre reprises durant la saison, nous aurons seulement cinq jours entre deux parties », a laissé tomber Desjardins.

« C'est taxant au début du calendrier puis à la fin, nous pourrions nous retrouver à jouer seulement un match en un mois si nous participons à la demi-finale de l'Est. Si nous terminons en première position, ça serait cinq semaines avec une seule partie disputée... C'est ridicule. »

La LCF a proposé différentes ébauches du calendrier à ses équipes depuis le début de l'hiver. Elle leur a aussi demandé leurs commentaires avant de plancher sur une version finale.

« Quand on a demandé mon opinion, je leur ai dit que ce n'était pas possible de faire ça, a raconté le dg. Que le calendrier n'avait aucun sens. On m'a dit qu'on nous comprenait. Nous avons essayé deux autres versions, mais ils (dirigeants de la ligue) sont revenus avec ça. »

Desjardins affirme n'avoir jamais vu un tel calendrier imposé à un club en deux décennies dans la LCF. Il a été directeur adjoint chez les Alouettes de Montréal et directeur général à Hamilton avant de prendre la barre du Rouge et Noir.

« Avoir deux semaines de congé à la toute fin de l'année, ça n'a pas d'allure », a-t-il pesté.

Les champions en titre vont maintenant se croiser les doigts. Non, la ligue ne modifiera pas son horaire.

« Nous allons espérer que nous n'aurons pas beaucoup de blessures », a laissé tomber Marcel Desjardins.

Ça risque aussi de compliquer drôlement le plan de saison de l'instructeur-chef Rick Campbell et ses adjoints. Les séances d'entraînement pourraient bien être parfois plus courtes et moins intenses.

« Nous allons prendre la saison une semaine à la fois. Il va falloir que Rick gère les entraînements d'une autre façon. Ce n'est pas un horaire normal », a avoué Desjardins.

Quoi d'autre faut-il retenir de ce calendrier 2017 ?

Que le Rouge et Noir entamera une saison pour la première fois de son histoire à domicile. Il recevra les Stampeders de Calgary, le 23 juin, dans une reprise du match de la coupe Grey de novembre dernier.

La semaine suivante, ce sera au tour des champions de l'Ouest de recevoir Ottawa.

Rare bonne nouvelle pour l'organisation ? Sept des neuf parties locales auront lieu durant le week-end.

Deux joutes hors-concours sont prévues. La première impliquera les Tiger-Cats, le 8 juin, à la Place TD. La semaine suivante, le Rouge et Noir se rendra à Montréal afin d'affronter les Alouettes.

Parlons justement de la seule équipe québécoise de la LCF.

Sa première sortie officielle de la saison régulière aura un petit cachet spécial. Son nouveau quart-arrière vedette, Darian Durant, retrouvera son ancienne équipe, les Roughriders de la Saskatchewan, qui seront les visiteurs au stade Percival-Molson, le 22 juin.

Desjardins prépare un plan B

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Marcel Desjardins

Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit

Plus les jours avancent, plus le visage du Rouge et Noir risque de changer à l'attaque.

Une réalité à laquelle l'équipe se prépare à affronter. La direction a été incapable jusqu'ici de mettre sous contrat son trio de receveurs membres du club des 1000 verges de réception.

Ernest Jackson, Greg Ellingson et Chris Williams pourraient devenir joueurs autonomes lors de l'ouverture du marché des agents libres, mardi prochain, sur le coup de midi. Même chose pour le demi défensif Abdul Kanneh, qui a réussi un plaqué important forçant la prolongation au match de la coupe Grey.

« Il n'y a rien de nouveau. Un peu de communication, mais dans la majorité des joueurs, c'est très silencieux », a avoué le dg Marcel Desjardins.

En plus des Jackson, Ellingson et Kanneh, il y a aussi les gardes canadiens Nolan MacMillan et J'Michael Deane de même que le plaqueur Moton Hopkins et le secondeur Jerrell Gavins qui s'avèrent à la recherche d'un nouveau pacte. Tous des joueurs partants lors de la grande finale de novembre dernier.

Déjà, il semble acquis que le demi-offensif franco-manitobain Kienan LaFrance jouera ailleurs en 2017. Le héros de la finale de l'Est disputée dans la neige aurait des demandes exagérées pour un réserviste.

Reste que l'avenir des receveurs inquiète les partisans.

Desjardins aimerait bien régler un des dossiers avant la semaine prochaine. « Est-ce que je suis confiant ? Non. Mais j'espère », a-t-il dit à ce sujet.

Du même souffle, l'architecte du Rouge et Noir planche déjà sur un plan B. Un scénario qui verrait son équipe aligner des receveurs qui ne portent pas les noms de Jackson, Ellingson et Williams.

« Une fois le 14 février arrivé, nous allons commencer à parler aux autres joueurs autonomes à travers la ligue. Nous ne pourrons plus attendre que nos propres gars se décident. Et s'ils décident de revenir après cette date, ça se pourrait bien que l'argent soit déjà dépensé sur un autre joueur », a soutenu Desjardins.

Ce dernier a rappelé que les receveurs ont été bien traités à Ottawa ces deux dernières saisons. Qu'ils ont bénéficié d'un système axé sur le jeu aérien et de deux excellents quarts en Henry Burris et Trevor Harris.

« Il faut faire parfois attention avant d'aller où il y a plus d'argent. Le système et le quart ne sont peut-être pas là », a fait remarquer le directeur général franco-ontarien.

Le Rouge et Noir a déjà prouvé qu'il pouvait remodeler rapidement son attaque. Il avait réussi le coup en 2015 en embauchant les Williams, Ellingson, Jackson et Brad Sinopoli.

À l'époque, Ellignson et Jackson étaient inconnus des partisans de l'équipe.

Desjardins pense être en mesure de faire à nouveau le coup, si jamais il doit magasiner à nouveau sur le marché des agents libres. « Il y a des gars ayant déjà joué dans la ligue qui sont capables d'arriver ici et faire partie de cette attaque », a-t-il dit.

« Ils ne joueront pas au même niveau au début, mais éventuellement, ils le pourraient. »




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