Le retour d'Henry Burris réclamé

Henry Burris... (Patrick Woodbury, Le Droit)

Agrandir

Henry Burris

Patrick Woodbury, Le Droit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Un message a été passé au Rouge et Noir. Ses amateurs veulent le retour du héros de la conquête de la coupe Grey.

«Un an de plus», a scandé la foule lorsque le quart-arrière Henry Burris a pris la parole, mardi, à la fin du défilé des nouveaux champions. Le principal intéressé était ému par cet accueil.

Le vétéran âgé de 41 ans a laissé planer le doute sur son avenir depuis la victoire du Rouge et Noir, dimanche soir, à Toronto. Il venait de connaître le meilleur match de sa carrière, complétant 35 de 46 passes pour 461 verges, trois touchés et deux autres au sol.

«On dit toujours que nous ne devons pas parler de travail quand nous sommes en vacances. En ce moment, j'ai l'impression d'être à Vegas et de fêter, a-t-il commencé par dire.

«Je vais passer du temps auprès de ma famille, a-t-il ajouté plus tard. Je vais aussi soigner cette jambe. Possiblement, je vais devoir être opéré. On verra par la suite.»

Burris s'est blessé au genou gauche, une quinzaine de minutes avant le match de la coupe Grey. La prise d'antidouleurs lui a permis de jouer.

Mais depuis 48 heures, le joueur étoile se déplace parfois en béquilles, parfois en fauteuil roulant. Une voiturette l'attendait à sa sortie de la scène afin de lui permettre de rejoindre ses coéquipiers à l'intérieur du stade pour une fête privée.

Ce qu'on sait?

Plusieurs coéquipiers souhaitent son retour. Burris a été inondé de messages via texto et courriel à ce sujet.

Plus tôt dans l'après-midi, le joueur par excellence du dernier match de la coupe Grey s'est rappelé son arrivée à Ottawa en février 2014. Ils étaient nombreux à douter que le Rouge et Noir connaîtrait du succès, surtout avec lui au poste de quart-arrière.

«Plusieurs organisations disaient que ce n'était pas possible... Mais voilà que trois ans plus tard, nous sommes déjà champions», a-t-il affirmé, au grand plaisir des amateurs qui criaient et agitaient leurs cloches à vache.

Henry Burris n'a pas été le seul joueur sollicité pour des photos et autographes. Le capitaine des unités spéciales, Patrick Lavoie, a été le dernier membre du Rouge et Noir à quitter la Place TD.

À un certain moment, une vieille dame lui a présenté sa... sacoche. Le joueur québécois a acquiescé et apposé sa griffe dessus.

«Nos partisans ont été tellement présents durant l'année. C'est encore le cas aujourd'hui, un mardi midi quand ils ont autre chose à faire, dont travailler. C'est la moindre des choses de prendre le temps de les rencontrer comme ça», a expliqué Lavoie.

Sa conclusion après avoir serré toutes ces mains?

«Les gens sont encore plus contents que nous», a soutenu le centre-arrière, qui a défilé avec son garçon âgé de 11 mois.

Fiston Lavoie n'était pas le seul enfant à prendre place entre des bottes de foin sur les chars allégoriques. On y retrouvait notamment les garçons de Zack Evans et Henry Burris.

Au cours des deux derniers jours, Henry Burris a été inondé de courriels et de textos de gens qui veulent qu'il enfile de nouveau l'uniforme du Rouge et Noir en 2017. À 41 ans, le vétéran préfère cependant attendre avant de prendre sa décision finale.

Des encouragements inattendus dans la foule

Le visage semblait familier. L'homme en question portait un manteau de l'édition 2015 du match de la coupe Grey. Il tenait dans une main un casque blanc du Rouge et Noir.

Le gars en question? Jonathan Beaulieu-Richard.

Oui, le même Beaulieu-Richard qui a évolué à Ottawa la saison dernière au sein des unités spéciales avant d'être libéré à la mi-septembre. «Je savais que ces gars-là gagneraient la coupe Grey», a-t-il dit, mardi, en attendant l'arrivée du Rouge et Noir devant le pavillon Aberdeen. L'athlète âgé de 28 ans avoue avoir passé de durs moments dans les deux derniers mois et demi. Il n'avait jamais eu l'impression que son poste était en danger.

Son renvoi de l'équipe a été un choc.

Rouler 300 km

Beaulieu-Richard, qui a repris son métier de pharmacien, dit mieux se sentir ces jours-ci. Il affirme comprendre la décision prise par la direction. Puis il a quand même conduit plus de 300km, de Trois-Rivières à Ottawa, afin de saluer ses anciens coéquipiers.

«C'est la bonne chose de venir ici. J'ai appris à être heureux pour les autres. Puis des gars comme Antoine Pruneau et les autres, ce sont des amis pour la vie, a-t-il fait remarquer.

«J'ai regardé le match de la coupe Grey à la télé. J'étais content pour l'équipe, même si ce fut une montagne russe d'émotions pour moi de les voir gagner.»

Ses amis l'ont reconnu le long des barricades, près de la scène. Ils sont venus autographier le casque blanc en question.

Un casque que portait Beaulieu-Richard chez le Rouge et Noir. Qu'il compte remettre à un de ses amis de Casselman, Alexandre Dumas.

«Il m'a hébergé l'an passé quand je suis arrivé ici. J'ai compris dans la vie que c'est mieux de donner que de recevoir.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer