La coupe arrive sans Burris

  • Henry Burris est entré dans la gare en chaise roulante pour rapidement se lever devant les médias. (Patrick Woodbury, Le Droit)

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    Henry Burris est entré dans la gare en chaise roulante pour rapidement se lever devant les médias.

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  • Henry Burris est arrivé avec ses garcons Barron and Armand. Il a choisi de prendre le train avec ses proches au lieu d'embarquer dans l'autobus de l'équipe lundi matin. (Patrick Woodbury, Le Droit)

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    Henry Burris est arrivé avec ses garcons Barron and Armand. Il a choisi de prendre le train avec ses proches au lieu d'embarquer dans l'autobus de l'équipe lundi matin.

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  • Des fans étaient présent à la gare d'Ottawa pour le retour d'Henry Burris. (Patrick Woodbury, Le Droit)

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    Des fans étaient présent à la gare d'Ottawa pour le retour d'Henry Burris.

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  • Environ 300 partisans ont accueilli les joueurs du Rouge et Noir à leur arrivée à Ottawa, lundi. (Martin Roy, Le Droit)

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    Environ 300 partisans ont accueilli les joueurs du Rouge et Noir à leur arrivée à Ottawa, lundi.

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  • Ettore Lattanzio salue les partisans à sa sortie de l'autobus. (Martin Roy, Le Droit)

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    Ettore Lattanzio salue les partisans à sa sortie de l'autobus.

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  • Environ 300 partisans ont accueilli les joueurs du Rouge et Noir à leur arrivée à Ottawa, lundi. (Martin Roy, Le Droit)

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    Environ 300 partisans ont accueilli les joueurs du Rouge et Noir à leur arrivée à Ottawa, lundi.

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  • La Coupe Grey avait évidemment fait le voyage avec les joueurs du Rouge et Noir. (Martin Roy, Le Droit)

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    La Coupe Grey avait évidemment fait le voyage avec les joueurs du Rouge et Noir.

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Tour à tour, joueurs et entraîneurs sont débarqués de l'autobus qui venait d'arriver sur l'heure du dîner à la Place TD où attendaient plus de 300 personnes. Mais il y avait un absent de taille lors de ce retour du Rouge et Noir avec la coupe Grey, lundi, à Ottawa.

Le quart-arrière Henry Burris, qui avait mis la table à cinq touchés dans la victoire de 39-33 contre Calgary, n'a pas fait le périple avec eux. Au lieu de prendre place dans l'avion nolisé par l'équipe à Toronto, il s'est retrouvé dans un train avec son épouse et ses deux garçons.

« Je suis allé me coucher tard. Ma famille et moi, nous avons pleinement profité des célébrations. J'étais au lit à 6 h 30 et je me suis levé en retard pour le départ de l'équipe, a expliqué Burris, un brin gêné à son arrivée sur l'heure du souper à la gare du chemin Tremblay. «J'ai appelé notre directeur général Marcel Desjardins pour lui dire de ne pas nous attendre, que nous allions retourner à Ottawa en train», a ajouté le vétéran âgé de 41 ans. La veille, il avait complété 35 de 46 passes pour 461 verges.

«Ce que je considère ma meilleure performance en carrière. Tout semblait si facile dans cette partie. C'est peut-être parce que j'ai beaucoup étudié les tendances des Stampeders et bien assimilé notre plan de match.»

Burris s'est pointé dans le lobby de la gare en... fauteuil roulant. La blessure qu'il a subie au genou gauche durant la période d'échauffement pourrait être pire qu'anticipé. «Je faisais du jogging avant le match sur le terrain et j'ai entendu un son», a-t-il relaté.

Une réponse qui a mis la table à LA question. Celle qui lui sera posée à maintes reprises dans les prochaines semaines.

Va-t-il revenir au jeu pour une 18e saison en 2017 ou optera-t-il pour la retraite ? «Aucune décision n'a été prise, a affirmé le joueur par excellence du match de la coupe Grey. 

«En ce moment, mes deux priorités sont de fêter avec les gens d'Ottawa et surtout faire examiner ce genou, savoir la gravité de la blessure (...) Ensuite, je vais m'asseoir avec ma famille. Mes deux garçons âgés de sept et 10 ans ont besoin plus que jamais de leur papa. Leur maman aussi. Ce n'est pas facile à la maison avec deux jeunes joueurs de hockey têtu !»

Le Rouge et Noir a déjà promis au substitut Trevor Harris qu'il serait partant la saison prochaine. C'est une des raisons pourquoi le quart américain a accepté l'offre d'Ottawa l'hiver dernier, et non celle des Alouettes de Montréal.

Le directeur général Marcel Desjardins a toutefois laissé flotter l'idée lundi que «tout peut arriver» d'ici le début de l'été 2017. Burris, lui, compte discuter avec ses patrons avant de prendre une décision.

«Savoir quel genre de rôle j'aurais si jamais je décide de jouer la saison prochaine (...), a-t-il expliqué. Puis le prochain match de la coupe Grey aura lieu à Ottawa. Ça demeure attrayant.»

En attendant, Henry Burris se retrouvera dans un véhicule mardi midi lorsque le coup d'envoi du défilé de la coupe Grey sera donné. La parade des champions est prévue au coin de la rue Bank et l'avenue Pretoria, prenant fin au pavillon Aberdeen.

Les jongleries de Jackson, le coeur du coach

Rick Campbell n'a pas fermé l'oeil, ou presque depuis la victoire historique de son équipe à Toronto. Sa conjointe non plus.

L'entraîneur-chef carburait encore aux émotions de la veille, lundi matin, lorsque le Rouge et Noir a pris l'avion pour revenir à Ottawa. Surtout, la santé de son coeur avait été mise à l'épreuve en prolongation contre les Stampeders de Calgary. Plus précisément lorsque le receveur Ernest Jackson a jonglé avec le ballon trois fois avant de marquer le touché gagnant.

«J'ai eu peur de subir un arrêt cardiaque en voyant ce jeu défiler, a lancé Campbell en riant. «Ce fut une séquence folle qui s'est bien terminée, heureusement. Les bons gars ont gagné!»

Jackson a même trouvé une façon de faire rire le coach en revenant sur les lignes de côté. «Il m'a dit qu'il voulait rendre les choses intéressantes», a ajouté Campbell, qui a vanté à nouveau l'appui des partisans.

Ils étaient des milliers de mordus de football de la capitale à s'être déplacés à Toronto en vue du match de la coupe Grey. «Nous avions l'impression de jouer à la Place TD tellement c'était bruyant. C'est comme si Ottawa s'était emparé du stade», a-t-il soutenu.

Le vétéran plaqueur Moton Hopkins, un des joueurs de la première heure du Rouge et Noir, a pris le soin d'aller rencontrer des amateurs le long des gradins, leur permettant de toucher au trophée. Un autre plaqueur, Cleyon Lang, a remis son casque à un jeune garçon.

«Nous avions l'impression d'avoir joué un match à domicile», a précisé son coéquipier Zack Evans, qui a savouré la victoire en se couchant au milieu du terrain pendant de longues minutes, une heure après la conquête.

Conclusion inespérée pour Bolduc et White

Jean-Philippe Bolduc tenait à cette photo aux côtés de quatre autres francophones et nouveaux champions de la coupe Grey.

Jamais il n'a arrêté de sourire. La recrue du Rouge et Noir se souvenait comment sa saison de football avait commencé. Par un appel des Stampeders de Calgary lui annonçant son renvoi à la fin du camp d'entraînement.

«Je ne mentirai pas. Ça fait du bien en ce moment de gagner la coupe Grey contre eux... Je ne suis pas rancunier dans la vie de tous les jours. Mais il semble que je n'étais pas assez bon pour eux (Stampeders) en début d'année. Mais il semble que je suis assez bon pour Ottawa.»

Bolduc n'était pas le seul joueur qui a vécu un pareil parcours en 2016. Mitchell White aussi.

Le demi de coin ne s'est pas gêné non plus pour écorcher son ancienne équipe, les Alouettes de Montréal, tout en louangeant le Rouge et Noir. «Ici, on me traite comme un professionnel et on me tient toujours informer. Oui, il y a toujours des hauts et des bas. Mais cette équipe ne te ment pas. Elle ne te donne pas une tonne d'argent pour ensuite te demander de la redonner», a-t-il lancé.

White a été libéré par les Alouettes en juin après avoir refusé une diminution de salaire de 30 000 $. Une vingtaine de jours plus tard, il se retrouvait à Ottawa.

«La meilleure chose qui pouvait m'arriver d'aboutir chez le Rouge et Noir et devenir membre d'une équipe championne. J'ai bien fait de ne pas écouter ce qu'on disait de moi à Montréal et de continuer plutôt de croire en moi-même.»

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