Une coupe qui fait rêver Ottawa

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Zack Evans (à droite) rêve de remporter une coupe Grey avec Henry Burris, son idole de jeunesse. L'auteur de six sacs cette saison a déjà mis la main sur le prestigieux trophée en 2013.

La Presse canadienne

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TORONTO - Ses coéquipiers ont défilé devant la coupe Grey, se faisant prendre en photo aux côtés du trophée centenaire tant convoité. Mais Jon Gott, lui, a refusé. Il est passé en coup de vent devant les caméras.

« Je préfère passer du temps avec elle après le match », a expliqué le vétéran du Rouge et Noir, jeudi, lors du déjeuner des champions de l'Est dans un hôtel de Toronto. Le vétéran centre participera à la finale de la LCF pour une troisième fois en carrière, dimanche soir, contre les Stampeders de Calgary au stade BMO.

Même chose pour le plaqueur Zack Evans. « Mon nom s'est retrouvé sur ce trophée en 2013... Ce trophée a aussi passé une soirée dans mon salon cet hiver-là, s'est-il rappelé.

«Je compte bien tout faire pour le ramener chez moi.»

Surtout qu'il aimerait accomplir un vieux rêve un peu fou d'adolescent. Celui de gagner la coupe Grey en compagnie d'une de ses idoles de jeunesse, Henry Burris.

«J'avais une affiche de lui sur un mur de ma chambre quand j'étais plus jeune en Saskatchewan. Hank avait visité mon école primaire lorsque j'étais en septième ou huitième année. C'était un gros happening. C'était à l'époque où il jouait chez les Riders, qu'il était un héros à Régina. Aujourd'hui, les gens le détestent là-bas», a lancé en riant Evans, qui aime plus que jamais le quart-arrière étoile âgé de 41 ans.

«Je le taquine souvent en disant qu'il est assez vieux pour être mon père», a ajouté Evans, qui fêtera ses 27 ans en juin.

Ce dernier n'a pas encore oublié la défaite subie l'an dernier au match de la coupe Grey contre les Eskimos d'Edmonton. Ça pleurait dans le vestiaire.

«Et c'était normal d'être si émotif. Les gars avaient sacrifié leur corps et beaucoup de temps avec leur famille pendant de nombreux mois afin de se rendre à cette finale, puis la victoire nous a filé entre les mains en fin de partie. Tu ne sais jamais quand tu obtiendras une autre occasion de la sorte», a expliqué Evans, auteur de six sacs cette saison.

À ce sujet, un des entraîneurs de l'équipe compte bien livrer un vibrant témoignage, dimanche, avant le match de la coupe Grey. Le coordonnateur défensif, Mark Nelson, a disputé sept saisons en tant que secondeur dans la LCF durant les années 1980. «Je n'ai jamais participé à la finale en tant que joueur.

En fait, je n'ai eu la chance de disputer qu'une seule partie éliminatoire en carrière... Donc, il faut que nos jeunes joueurs profitent de ce moment. Si tu travailles fort et que tu donnes tout, tu n'auras pas de regret, peu importe ce qui se produira.»

Un discours qui pourrait bien capter l'attention de Tanner Doll, un des plus jeunes joueurs du Rouge et Noir à l'âge de 23 ans.

«Je m'amuse beaucoup cette semaine, mais je sais que je vais devoir bien gérer mes émotions dimanche», a soutenu le spécialiste des longues remises, qui portait fièrement une chemise carreautée lors du déjeuner.

À défaut de jouer, SirV récompensé

SirVincent Rogers (à droite, en compagnie de Henry Burris)... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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SirVincent Rogers (à droite, en compagnie de Henry Burris) ne pourra pas jouer au match de la coupe Grey, puisqu'il n'est pas encore remis de son opération à la cheville gauche.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Un an plus tard, SirVincent Rogers touche encore le gros lot. Sauf que cette fois-ci, ce n'est pas un trophée qu'il ramènera à Ottawa.

Nommé joueur de ligne offensive par excellence de la LCF en 2015, le bloqueur américain a vu son contrat être prolongé par le Rouge et Noir. On lui a accordé un pacte d'une année assortie d'une option pour une autre saison. La nouvelle a été ébruitée jeudi matin lors de la journée des médias à Toronto.

Le directeur général Marcel Desjardins a fini par confirmer les rumeurs qui circulaient à ce sujet. En entrevue au Droit, il a avoué que sa préférence aurait été d'annoncer la mise sous contrat la semaine prochaine, une fois que la 104e finale de la LCF est terminée. Un match de la coupe Grey que «SirV» ne pourra pas jouer. Il n'est pas encore remis de son opération à la cheville gauche. «C'est la seule raison pourquoi nous avons commencé à négocier plus tôt que prévu avec lui.

Les discussions n'allaient avoir aucun impact sur ses performances sur le terrain puisqu'il est blessé», a expliqué Desjardins. Le DG a répété ces dernières semaines qu'il préférait jaser contrat avec ses joueurs seulement après les éliminatoires.

Plusieurs membres importants de l'organisation verront leur contrat actuel venir à échéance. Les Ellingson, Jackson, MacMillan, Deane, Pruneau, Kanneh et Hopkins font partie de cette longue liste.

Un retour chez papa et maman

PHOTO MARTIN ROY LeDroit Rouge et Noir football... (Martin Roy, Archives Le Droit) - image 5.0

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PHOTO MARTIN ROY LeDroit Rouge et Noir football Jean Philippe Bolduc

Martin Roy, Archives Le Droit

Jean-Philippe Bolduc se prépare à retrouver sa chambre d'enfance après le match de la coupe Grey.

La recrue québécoise et membre des unités spéciales du Rouge et Noir va aménager chez ses parents, la semaine prochaine, à Montréal.

«Presque quinze ans après que je suis parti vivre en pensionnat au collège Bourget, à Rigaud, relate-t-il. «J'ai étudié en cinquième et sixième années là-bas. J'y ai passé tout mon secondaire aussi. Ensuite, je suis allé vivre dans un appartement pendant mes années au cégep de Lennoxville et l'université Laval.» 2016 s'avère la première année qu'il n'avait pas le nez plongé dans les livres d'école. Mais ce n'est que partie remise.

«Je retourne sur les bancs d'école en janvier, explique Bolduc, qui est inscrit pour une session en études supérieures spécialisées en gestion à l'université Concordia. Mes parents sont contents que je retourne à l'école, que je revienne à la maison.»

La seule condition posée par sa mère afin de retrouver sa chambre après 15 ans d'absence ? «Que je me rase la barbe», souligne en riant Bolduc, âgé de 25 ans.

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