Poutine et confidences au menu

« C'était peut-être la chose la plus difficile pour... (Martin Comtois, Le Droit)

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« C'était peut-être la chose la plus difficile pour lui, mais c'est la meilleure chose qui soit arrivée pour le Rouge et Noir », affirmait Antoine Pruneau, mercredi, au sujet d'Henry Burris.

Martin Comtois, Le Droit

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(Toronto) Greg Ellingson et Brad Sinopoli qui se présentent en uniforme devant un camion à patates frites stationné devant le complexe d'entraînement. Un commande de la poutine, l'autre un burger au poulet.

Non loin d'eux, des coéquipiers rient en les voyant hésiter devant le menu. Ça résumait bien la journée chez le Rouge et Noir, qui s'est amusé comme une bande de gamins, mercredi, lors de leur premier entraînement en vue du match de la coupe Grey, à Toronto.

Ça criait par ici sur le terrain, ça faisait des culbutes par là. « J'aime l'atmosphère. Elle est détendue », a soutenu le demi défensif Abdul Kanneh.

Et il y a Antoine Pruneau, qui a partagé le podium aux côtés de son coéquipier Henry Burris en conférence de presse. Il blaguait avant de se pointer devant les journalistes. « Hank n'arrêtera pas de parler », a lancé le maraudeur québécois.

Pruneau a vu juste. En 15 minutes, il n'a eu droit qu'à trois questions. Le reste a été l'affaire du vétéran quart-arrière du Rouge et Noir.

Burris a jasé d'un peu de tout. De sa séparation difficile avec les Stampeders de Calgary en 2011, puis celle avec les Tiger-Cats de Hamilton en 2013. « Cela m'a fait mal », a-t-il avoué.

« Est-ce que je traine ça encore sur le coeur ? Oui. »

Pruneau en a profité pour ajouter son grain de sel. « C'était peut-être la chose la plus difficile pour lui, mais c'est la meilleure chose qui soit arrivée pour le Rouge et Noir », a-t-il lancé, arrachant un sourire à Burris.

« Je suis content d'avoir rencontré ce gars-là. Si on est ici aujourd'hui, c'est en grande partie à cause de lui. L'organisation ne serait pas la même sans lui. »

Peu de temps par la suite, c'était fini. Pruneau a pu se lever, serrer quelques mains et prendre la sortie de la salle.

« Je n'ai jamais été aussi stressé de ma vie, même si je savais que je n'aurais pas à parler », a-t-il soutenu au journaliste du Droit.

L'autobus du Rouge et Noir attendait les deux joueurs afin de les reconduire au centre-ville de Toronto pour un léger sommeil et une série de réunions d'équipe. Un jeudi occupé attendra le groupe.

La journée commencera par un déjeuner des champions de l'Est. Le club tiendra ensuite un entraînement privé, loin des médias et autres curieux.

En soirée, des joueurs se rendront au Musée des beaux-arts de l'Ontario afin d'encourager leurs coéquipiers Ernest Jackson, Jon Gott et Jason Lauzon-Séguin, en lice pour des prix au gala annuel de la LCF. Rick Campbell sera aussi sur place, étant candidat pour le titre d'entraîneur-chef de l'année.

Le bloqueur Lauzon-Séguin, qui se trouve en nomination pour la recrue de l'année, tentera de devenir seulement le deuxième joueur francophone dans l'histoire du circuit à gagner un titre individuel. Pierre Vercheval s'était vu remettre le trophée de joueur de ligne offensive de l'année en 2000

Le pif de Gascon-Nadon

Arnaud Gascon-Nadon se frotte les mains ces jours-ci. Il a pris la bonne décision durant l'hiver en déménageant à Ottawa.

L'ailier défensif québécois du Rouge et Noir participera au match de la coupe Grey pour la troisième fois en quatre ans. « C'est fou. Je suis chanceux de me retrouver dans de bonnes équipes au bon moment », avoue-t-il.

« Des fois aussi dans la vie, il faut créer sa propre chance. Je

me suis placé dans de bonnes situations. L'hiver passé, je savais que le Rouge et Noir

s'en allait dans la bonne direction, qu'elle aurait encore une bonne équipe. Puis, je suis compétitif. Je veux remporter un championnat. »

Un titre qui lui a échappé jusqu'ici.

En 2013 et 2014, Gascon-Nadon faisait partie des Tiger-Cats qui avaient gagné la finale de l'Est avant de s'incliner au match de la coupe Grey. Visiblement, il ne veut rien savoir du vieux dicton «jamais deux sans trois».

Cette troisième participation s'avère particulière puisque neuf produits du Rouge et Or de l'université Laval participeront au rendez-vous, dimanche soir. Ottawa en compte cinq, Patrick Lavoie, Chris Milo, Jason Lauzon-Séguin, Jean-Philippe Bolduc et Gascon-Nadon.

Les Stampeders, eux, misent sur Pierre Lavertu, Pierre-Luc Caron, Adam Thibault et Karl Lavoie.

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