Fini les rituels à la coupe Grey

Les joueurs du Rouge et Noir devront miser... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Les joueurs du Rouge et Noir devront miser sur l'appui de la #RNation pour célébrer.

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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TORONTO - Des bûcherons de même qu'un cheval blanc ont volé la vedette aux joueurs du Rouge et Noir et des Stampeders de Calgary, mardi, à leur arrivée à Toronto en vue du match de la coupe Grey.

Ça jasait beaucoup du populaire rituel des deux clubs qui prendra le bord, dimanche soir, lors de la partie la plus importante de l'année dans la Ligue canadienne de football (LCF). La direction des champions de l'Est et de l'Ouest ont reçu une directive des organisateurs de la finale en ce sens dans les derniers jours.

« Nous avons été avisés que seulement nos cheerleaders et nos mascottes respectives seront permises sur le terrain. Qu'aucune autre tradition ne pourra être respectée », a confirmé un des propriétaires du Rouge et Noir, Jeff Hunt.

Ce dernier ne cachait pas sa déception. Mais cette fois-ci, il n'est pas question de blâmer l'équipe adverse comme ce fut le cas l'an dernier.

Les Eskimos d'Edmonton s'étaient opposés à ce que les bûcherons d'Ottawa coupent un billot de bois lors de chaque touché de l'équipe de la capitale nationale. Une controverse avait éclaté à ce sujet la veille du match de la coupe Grey.

L'attitude des Eskimos avait été déplorée par un peu tout le monde au pays, sauf à Edmonton.

« Les gouverneurs de la LCF ont reconnu que cet incident fut ridicule. Nous nous sommes entendus lors de notre rencontre annuelle en décembre dernier que les équipes pourraient amener avec eux leur rituel au match de la coupe Grey, tant que c'est dans le bon goût et que le site le permet », a relaté Hunt.

« Dans ce cas-ci, ce n'est pas une décision qui relève de la LCF, mais plutôt des dirigeants du stade BMO où va se dérouler la partie dimanche. Ils nous ont dit qu'un cheval ne serait pas permis sur le terrain. Donc si les Stampeders ne peuvent pas amener leur cheval, l'autre club ne peut pas y aller de sa propre célébration. C'est juste et je comprends ça. »

Les bûcherons du Rouge et Noir ont déjà gagné une notoriété en seulement trois ans. Les images de leur célébration ont meublé souvent les faits saillants des parties à la télé.

Mais rien ne peut éclipser Quick Six, ce mustang qui galope le long des lignes de côté aux matches locaux des Stampeders lorsque l'équipe marque. Ce dernier a pu divertir les amateurs lors de huit parties de la coupe Grey. Il était de la finale, il y a deux ans, à Vancouver.

Sa cavalière des deux dernières décennies, Karyn Drake, a pris sa retraite au début de la saison. Sa fille Chelsea l'a remplacé.

« Voir Karyn défiler d'un bout à l'autre sur le terrain sur Quick Six après un touché de notre club s'avère une des plus belles traditions que nous retrouvons dans cette ligue », a rappelé le directeur général des Stampeders, John Hufnagel, lors d'une entrevue en juin au Calgary Herald.

Les propriétaires du stade BMO affirment via courriel que « malheureusement, il n'y a tout simplement pas assez d'espace sur les lignes de côté pour permettre de manière sécuritaire à Quick Six, le cheval des Stampeders, ou aux membres de l'équipe de bûcherons du Collège Algonquin, qui coupent des tranches de bois après un touché du Rouge et Noir, d'effectuer leurs célébrations », peut-on lire.

« Les deux clubs ont été informés de cette situation. Cela dit, les meneuses de claque des deux équipes ainsi que les mascottes Ralph The Dog et Grand Jos auront accès au terrain. »

En coulisse, on chuchote que les dirigeants craignent que le cheval endommage la surface naturelle de jeu. L'endroit doit accueillir la semaine prochaine un match important de soccer de la demi-finale de la MLS opposant l'Impact de Montréal au Toronto FC.

Ottawa prendra beaucoup de notes

Jeff Hunt... (Etienne Ranger, Archives Le Droit) - image 3.0

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Jeff Hunt

Etienne Ranger, Archives Le Droit

Jeff Hunt et ses partenaires vont se promener avec un calepin et un crayon dans les mains lors des prochains jours, à Toronto.

«Nous allons prendre beaucoup de notes au sujet de l'organisation d'une semaine du match de la coupe Grey. Car les prochaines personnes à accueillir cet événement, c'est nous», a rappelé l'homme d'affaires et copropriétaire du Rouge et Noir. Il débarquera dans la Ville Reine jeudi en vue du gala de la LCF.

Ottawa présentera la 105e finale de la coupe Grey en novembre 2017. Ce sera la septième fois que le rendez-vous annuel aura lieu dans la capitale.

«En espérant que nous participons au match pour une troisième année de suite», a lancé Hunt, visiblement heureux de voir le Rouge et Noir se battre pour le trophée convoité pour une deuxième fois depuis les premiers pas du club en 2014.

Déjà, le comité organisateur d'Ottawa a appris de certaines erreurs des Argonauts, qui accueillent la 104e finale. Il n'était pas question de gonfler de façon excessive le prix des billets comme ce fut le cas à Toronto. Le stade BMO pourrait ne pas afficher complet.

«Nous allons prendre beaucoup de notes... mais nous allons surtout à Toronto pour gagner», a insisté Hunt, nullement surpris des succès de la franchise.

«Nous savions qu'en raison des années de misère vécues par les Riders et les Renegades, chacun de nos gestes serait scruté à la loupe. Donc dans notre tête, il fallait trouver une façon d'être compétitif rapidement et gagner... Je pense qu'en l'espace de trois ans, nous avons chassé cette image négative que les gens avaient du football à Ottawa. Je dirais même que nous sommes devenus la franchise sportive la plus aimée en ville.»

Il ne manque qu'un défilé sur la rue Bank ou le long du canal Rideau. 

 

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