Burris peut s'inspirer d'Allen

Fidèle à la tradition, la coupe Grey a... (La Presse canadienne)

Agrandir

Fidèle à la tradition, la coupe Grey a voyagé par voie marine accompagnée de Damon Allen (à gauche) et de l'ancien commissaire Jeffrey Orridge.

La Presse canadienne

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

TORONTO - Damon Allen aime les records. Il en possède quelques-uns dans la Ligue canadienne de football (LCF), mais ne détesterait pas voir son ami Henry Burris en battre un. Lequel ?

Celui du plus vieux quart-arrière à soulever la coupe Grey.

Né en juillet 1963, Allen était âgé de 41 ans et quatre mois quand il a mené les Argonauts de Toronto au titre de la LCF, en 2004, à Ottawa. Burris, lui, a fêté ses 41 ans en juin dernier et le voilà au match ultime avec le Rouge et Noir, qui affrontera les Stampeders de Calgary, dimanche, au stade BMO.

«Nous jasons régulièrement et je compte lui parler à nouveau cette semaine. Si je peux l'aider à rester calme, ça me fera plaisir. Il sait que je comprends ce qu'il ressent en ce moment», a soutenu Allen, mardi, au Droit.

Le quinquagénaire participait à une activité promotionnelle de la LCF à Toronto, trois heures avant l'arrivée de son vieux pote. Les deux hommes se connaissent depuis deux décennies.

Un ami commun, Steve Goldman, les a mis en contact à l'arrivée de Burris au Canada. Le même Goldman qui a dirigé les défunts Rough Riders à l'époque qu'Allen a joué à Ottawa.

«Je ne suis nullement surpris de voir Henry  de connaître encore du succès. J'étais déjà dans ses souliers. Nos capacités athlétiques sont peut-être moins bonnes dans la quarantaine, mais l'expérience vient compenser beaucoup. Je trouvais que le jeu se déroulait au ralenti devant moi, qu'avec toutes ces saisons disputées, c'était plus facile à décortiquer les stratégies adverses.»

Allen a gagné quatre fois la coupe Grey, étant choisi à trois reprises le joueur par excellence. Il croit que Burris peut graver son nom une troisième fois sur le trophée.

«Peut-être c'est ce qui va faire la différence... la personnalité et l'expérience de Henry. Ça pourrait bien permettre au Rouge et Noir de créer la surprise.»

Ça permettrait aussi à Burris d'avoir le dernier mot sur les Stampeders, l'équipe qui s'est débarrassée de lui, il y a cinq ans, en faveur d'un quart plus jeune en Drew Tate. Ce dernier est maintenant un réserviste Bo Levi Mitchell.

«J'ai vécu la même chose. Les Lions m'ont laissé aller en 2003. Le sort a voulu que ce soit l'équipe que nous ayons affrontée un an plus tard au match de la coupe Grey. Cela avait rendu notre victoire encore plus savoureuse», a avoué Allen.

Ce membre du Temple de la renommée a disputé un total de 23 saisons dans la LCF. Il occupe le deuxième rang de l'histoire du circuit pour le nombre de verges par la passe, devancé uniquement par Anthony Calvillo.

«Je vais toujours conserver un bon souvenir de mes années à Ottawa, même si j'avais connu des hauts et des bas. Mon séjour là-bas m'a permis de devenir un meilleur quart-arrière.»

Vive LaFrance, Vive Toronto

Le demi-offensif Kienan LaFrance... (Archives, La Presse canadienne) - image 3.0

Agrandir

Le demi-offensif Kienan LaFrance

Archives, La Presse canadienne

Kienan LaFrance a passé la saison sans avoir à accorder d'entrevues, ou presque. Mais depuis trois jours, le demi-offensif franco-manitobain se retrouve sur toutes tribunes.

C'était le cas encore mardi à l'aéroport de Toronto. Il était un des trois joueurs du Rouge et Noir désignés par l'équipe afin de rencontrer la presse aux côtés de l'ailier Arnaud Gascon-Nadon et le quart Henry Burris, qui portait un chapeau de cowboy à sa descente de l'avion.

C'est le prix à payer quand un réserviste émerge de l'anonymat et joue les héros pour ses coéquipiers en finale de l'Est. Il a récolté 157 verges et un touché, dimanche, contre Edmonton.

« C'est tout nouveau pour lui de se retrouver à un podium devant de nombreuses caméras », a souligné l'entraîneur-chef Rick Campbell, qui est débarqué à Toronto en paradant avec une chemise carreautée et un foulard aux couleurs de l'équipe.

« Mais je ne suis pas inquiet pour lui. Kienan ne changera pas. Il ne s'emporte jamais et ne se décourage jamais. On retrouvera le même joueur au match de la coupe Grey qui se défonçait en partie présaison. »

Sans surprise, Campbell a confirmé que LaFrance obtiendrait le départ face aux Stampeders. Travon Van va le seconder ici et là en l'absence de Mossis Madu, qui s'est blessé contre les Eskimos.

Le Rouge et Noir avait une autre raison de se réjouir à son arrivée dans la Ville Reine. L'endroit a porté chance à Ottawa par le passé.

Six des neuf conquêtes de la coupe Grey par les défunts Rough Riders sont survenues à Toronto, dont les trois dernières en 1969, 1973 et 1976. Ces trois victoires ont été fêtées à l'ancien stade du Parc des expositions dont le site se trouve à quelques pas de marche du stade BMO qui accueillera la 104e finale dimanche.

Est-ce que l'histoire va se répéter ?

LaFrance l'espère. Le coach aussi.

Calgary a appris sa leçon

Les Stampeders refusent de tomber dans le piège pour la deuxième fois en cinq ans.

En 2012, Calgary était largement favori pour remporter la coupe Grey contre les Argonauts... à Toronto. Ils s'étaient fait surprendre 35-22.

Cette fois-ci, tout le monde prévoit un match à sens unique. Que les Stamps piétinent le Rouge et Noir.

« Plusieurs gars s'en souviennent et conservent encore un goût amer », a souligné le joueur de ligne Charleston Hughes.

« Nous avions écouté les médias qui nous vantaient, a ajouté le quart-arrière Bo Levi Mitchell. C'est bon d'être confiant en ses moyens, de se dire que tu es une bonne équipe, mais ça ne doit pas verser dans l'arrogance. »

L'entraîneur-chef Dave Dickenson, lui, estime que les siens ont appris leur leçon. « Nous n'allons pas commettre les mêmes erreurs, autant les joueurs que les instructeurs », a-t-il promis.

Quant à Mitchell, le quart a répété qu'il ne veut rien entendre de l'étiquette de favoris. Que le Rouge et Noir s'avère une de seulement trois équipes à avoir résisté à ses coéquipiers et lui cette saison.

Les deux clubs s'étaient livré un verdict nul de 26-26 en juillet. Deux mois plus tard, Calgary avait gagné par contre 48-23.

« Ce n'est plus le même club. Le Rouge et Noir a pris son élan dans les dernières semaines », a soutenu Mitchell.

Son patron, lui, a offert une prédiction.

« Les deux équipes possèdent des receveurs talentueux et des demis défensifs qui sont petits, mais agressifs. Ça va se jouer là », a laissé entendre Dickenson.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer