Les Stampeders «de l'Est»

L'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell, était... (Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit)

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L'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell, était coordonnateur défensif des Stampeders de Calgary avant d'arriver à Ottawa.

Simon Séguin-Bertrand, Archives Le Droit

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Papa Hugh Campbell aura un choix difficile devant lui. Portera-t-il la casquette du Rouge et Noir d'Ottawa ou celle des Stampeders de Calgary, dimanche prochain, lors du match de la coupe Grey?

Son fils Rick dirige le Rouge et Noir. Sa fille Molly, elle, travaille chez les Stampeders. Elle s'occupe depuis trois ans des communications chez les champions de l'Ouest.

Le frère et la soeur s'affronteront pour un trophée sur lequel le nom du paternel est inscrit 10 fois, que ce soit en tant que joueur, entraîneur-chef ou administrateur. On l'a vu plus tôt cette saison à la Place TD avec une calotte rouge et noir bien vissée sur le coco...

Cette grande finale entre Ottawa et Calgary va s'avérer une grande réunion de famille. D'abord pour les Campbell, mais aussi plusieurs autres personnes.

Fiston Rick a été coordonnateur défensif des Stampeders pendant deux saisons avant d'être embauché par le Rouge et Noir en décembre 2013. Deux de ses adjoints, Mark Nelson et Travis Moore, ont joué pour l'équipe albertaine avant de se tourner vers le métier d'entraîneur.

À eux s'ajoutent les six joueurs du Rouge et Noir, qui ont effectué leurs premiers pas dans la LCF chez les Stamps. De Burris à Deane en passant par les Bolduc, Reed, Sinopoli et Gott.

Ce qui pousse certaines personnes à travers le circuit à surnommer l'équipe de la capitale « les Stampeders de l'Est ».

La remarque fait rire Gott, qui a évolué à Calgary pendant cinq saisons avant d'aboutir à Ottawa.

« La majorité des joueurs qui étaient mes coéquipiers à l'époque ne sont plus membres de l'organisation. Puis je ne parle plus beaucoup à des gens là-bas. Donc, ça n'a vraiment rien de spécial de jouer contre cette équipe. »

Ce qui fait sourire un peu moins le barbu du Rouge et Noir ?

Ces experts qui affirment qu'Ottawa (8-9-1) ne possède aucune chance de gagner la coupe contre Calgary (15-2-1). Que seulement deux clubs dans l'histoire moderne de la Ligue canadienne de football (LCF) ont remporté les grands honneurs après avoir conservé une fiche perdante en saison régulière.

« Moi, je laisse ça aux médias de décider qui possède la meilleure équipe sur papier, soutient Gott. La seule chose que je sais, c'est que nous avons autant de chance qu'eux de gagner dimanche, que la victoire se décidera sur le terrain. »

Le centre rappelle que le Rouge et Noir a soutiré un verdict nul aux Stampeders en juillet. Que l'équipe aurait pu facilement triompher n'eut été de deux erreurs en fin de partie. « Nous avons montré par moments cette saison que nous pouvons être la meilleure formation du circuit », fait remarquer Jon Gott.

Un petit deux que son patron se servira des coupures de presse pour fouetter les joueurs. « Occuper le rôle de négligé ne nous dérange nullement », a affirmé Campbell, lundi, en entrevue à TSN 1200.

Il s'agira de la troisième fois de l'histoire du circuit que Calgary et Ottawa s'affrontent pour la coupe Grey. Les Stampeders avaient gagné 12-7 en 1948, s'inclinant par la suite 24-21 en 1968 contre les défunts Rough Riders menés par le quart étoile Russ Jackson.

Une célébration qui devient virale

L'image de la célébration de Greg Ellingson a été reprise partout. Dans les journaux canadiens. Sur le web. Et aussi à la télé américaine. Même ESPN a diffusé la vidéo.

La scène en question ?

Le receveur du Rouge et Noir, allongé au sol, à faire un ange dans la neige après avoir inscrit le premier touché de la finale de l'Est, dimanche, à la Place TD. Ce qui lui a valu des taquineries de la part de ses coéquipiers.

Ellingson avait fait les manchettes l'an dernier après avoir marqué un touché spectaculaire de 93 verges donnant la victoire à Ottawa, également en finale de l'Est.

«Moi aussi j'en ai fait un ange dans la neige après le match», a lancé le centre Jon Gott, qui fait 6'3'' et 297 livres.

Des amateurs qui ont fêté sur le terrain après la victoire ont imité Ellingson. De nombreux vidéos amateurs se trouvent sur les médias sociaux. «Ce fut un match mémorable tellement il y a eu de beaux moments et également des jeux bizarres et frustrants», a reconnu Gott, dont une des remises de ballon a été échappée par le quart-arrière Henry Burris.

Une autre scène lui restera gravée en mémoire. Des employés de la Place TD lui ont remis une pelle durant un entracte, lui demandant de pelleter la neige avec eux.

«J'ai refusé. C'était beaucoup trop lourd», a plaidé Gott en riant.

C'est que ces employés en question s'avèrent ses amis et confrères de travail durant l'hiver, lui qui occupe un travail de préposé à l'entretien au parc Lansdowne.

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