Les Eskimos... et le ciel à surveiller

Quatre francophones de l'alignement du Rouge et Noir:... (Etienne Ranger, Le Droit)

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Quatre francophones de l'alignement du Rouge et Noir: Jason Lauzon Seguin, Patrick Lavoie, Jean Philippe Bolduc et Arnaud Gascon Nadon.

Etienne Ranger, Le Droit

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Une victoire et le Rouge et Noir participera au match de la coupe Grey pour une deuxième année de suite.

L'an dernier, Ottawa avait vaincu les Tiger-Cats de Hamilton par une journée ensoleillée en finale de l'Est. Tout ça grâce à une longue passe de touché de 93 verges avec environ une minute à écouler en temps réglementaire. «Ça ne me dérangera pas si nous n'avons pas besoin d'un jeu miraculeux pour gagner cette fois-ci», lance le receveur Greg Ellingson, qui avait capté le ballon lancé par Henry Burris.

Cette fois-ci, ce sont les Eskimos d'Edmonton qu'Ellingson, Burris et compagnie devront vaincre, dimanche, devant une autre salle comble à la Place TD. Et tout indique qu'il fera tout sauf chaud et beau.

Les prévisions météorologiques prévoient tantôt de la pluie, tantôt de la neige. Peut-être même beaucoup de flocons.

«J'ai joué souvent dans la neige dans le passé. Ça ne me dérange pas, assure le vétéran centre-arrière et capitaine des unités spéciales, Patrick Lavoie.

«Je me souviens d'un match à l'époque où j'évoluais à l'université Laval, à Québec. Les gens avaient dû pelleter le terrain au moins trois ou quatre fois avant le début de la partie.»

Son coéquipier Arnaud Gascon-Nadon se souvient de cette journée en question. «Quand j'étais arrivé au stade, on ne voyait ni le terrain ni les estrades tellement il y avait de la neige, relate l'ailier défensif du Rouge et Noir.

«J'ai déjà joué dans une demi-finale universitaire canadienne à Calgary en 2011. Il devait faire moins 40 degrés», a-t-il lancé en riant.

Le troisième quart

Ce qui préoccupe plus les joueurs du Rouge et Noir à la veille de cette finale de l'Est contre les Eskimos, champions en titre de la coupe Grey ?

«Le troisième quart, avoue Lavoie.

«Nous n'allons pas nous faire de cachettes. Depuis six ou sept parties, ça fait pitié quand nous sortons de la mi-temps.»

Les statistiques lui donnent raison.

Ottawa a inscrit seulement trois touchés au troisième quart lors de leurs huit dernières parties. Cinq fois, le club de la capitale a été blanchi ou limité à un placement ou deux.

En revanche, la motivation ne fera pas défaut.

Tout le monde a ses propres raisons de vouloir gagner. Burris a rappelé plus tôt dans la semaine que plusieurs joueurs pleuraient l'an dernier après avoir perdu le match de la coupe Grey contre les Eskimos.

L'attaque, elle, affrontera son ancien coordonnateur offensif, Jason Maas, devenu entraîneur-chef de l'équipe albertaine.

En défensive, Gascon-Nadon vivra un moment spécial. «Ça va faire quatre ans de suite que je me retrouve en finale de l'Est. Je me considère chanceux d'obtenir cette occasion, mais aussi d'être encore capable de jouer ce sport, dit-il.

En 2013 et 2014, le joueur québécois se retrouvait du côté gagnant chez les Tiger-Cats. Puis l'an dernier, il a vécu la tristesse de la défaite contre... le Rouge et Noir.

«J'espère ne pas revivre la même histoire», affirme Gascon-Nadon, petit sourire en coin.

Ce dernier avait été impliqué notamment dans un jeu important qui avait précédé le touché d'Ellingson. Il croyait avoir intercepté une passe de Burris, mais le ballon lui avait glissé des mains.

Une séquence qu'il a reléguée aux oubliettes en se joignant au Rouge et Noir durant la saison morte.

«Je n'y pense plus. En fait, tu es la première personne cette semaine qui m'en parle», fait-il remarquer au journaliste du Droit.

Les gants blancs du Rouge et Noir

Des gants blancs ornés d'une fleur de lys ont retenu l'attention lors des trois derniers jours à l'entraînement à la Place TD.

Jason Lauzon-Séguin les porte, tout comme Patrick Lavoie, Arnaud Gascon-Nadon, Mikaël Charland, Scott Macdonell, Antoine Pruneau et Jean-Philippe Bolduc. Un cadeau offert par un ancien receveur de l'Université de Montréal, Karl Lavallée-Rodrigue, devenu entrepreneur.

« C'est un ami du secondaire qui possède une compagnie spécialisée dans les gants de football et de baseball personnalisés. Il fait affaire avec Concordia et Acadia et plusieurs écoles secondaires », raconte Bolduc, membre des unités spéciales chez le Rouge et Noir.

Son pote a acheminé ces gants aux joueurs francophones à Ottawa et ailleurs dans la Ligue canadienne de football (LCF) lors de la dernière semaine.

« Quand je suis arrivé avec la boîte dans le vestiaire, les gars étaient contents. Ils trouvaient que c'était une bonne idée, relate Bolduc. Nous sommes en minorité et nous essayons  tout ce que nous pouvons pour nous faire remarquer ! »

Une dizaine de francos dans les rangs 

Ce sont 10 joueurs francophones, neuf du Québec et un de l'Ontario, qui ont disputé au moins une partie en 2016 dans l'uniforme du Rouge et Noir. 

C'est sans compter la direction de l'équipe qui compte sur les Marcel Desjardins, Jean-Marc Edmé et Pier-Yves Lavergne à titre respectivement de directeur général, coordonnateur du personnel et adjoint aux opérations football.

« Nous parlons tous bien l'anglais, mais ça demeure plaisant de pouvoir poser de temps en temps des questions en français et obtenir une réponse en français. C'est le fun aussi d'arriver au stade et te faire dire bonjour en français par Marcel. Tu te sens à la maison ici, a ajouté Bolduc.

«Si je compare ça à Edmonton et Régina, ça ne parle pas trop trop français là-bas.»

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