Le cas de Milo est incertain

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Chris Milo sera possiblement contraint à rester sur les lignes de côté lors du match de la Finale de l'Est dimanche.

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Chris Milo jurait qu'il se sentait bien. Au beau milieu de la semaine, il se voyait déjà sur le terrain, prêt à disputer la finale de l'Est.

Il a peut-être parlé trop vite.

Vendredi midi, lorsque la dernière séance d'entraînement du Rouge et Noir battait son plein, le botteur québécois aux racines italiennes n'en menait pas très large. Il a passé le plus clair de son temps les mains dans les poches, sur les lignes de côté. Il n'a pas touché à un seul ballon de la journée.

« On verra comment les choses vont progresser dans le cas de Milo. Tout ce que je peux vous dire, c'est qu'il ne se sent pas très bien aujourd'hui », a indiqué l'entraîneur-chef Rick Campbell dans son point de presse.

Dire d'un athlète qu'il ne « se sent pas très bien », c'est assez vague.

À cette période de l'année, on peut faire référence à un virus grippal. Il peut aussi s'agir d'une simple indigestion aux symptômes qui s'estompent au bout de quelques heures.

On pourrait aussi faire référence à la blessure à la jambe qui est venue gâcher sa fin de saison.

Campbell veut quand même préparer les fans à toutes les éventualités.

Early en renfort?

Le problème de Milo pourrait le tenir à l'écart du jeu lors du dernier match de la saison qui sera présenté à la Place TD.

« Ray a fait du bon travail pour nous jusqu'à maintenant. Si nous devons nous en remettre à lui, ce week-end, nous serons parfaitement à l'aise. »

Ray, c'est Ray Early. La solution de rechange en cas de blessure au botteur numéro un du Rouge et Noir est un joueur de deuxième saison qui n'a pratiquement jamais effectué des bottés de précision dans les rangs professionnels.

Et dans les rangs universitaires, chez les Paladins de Furman de la NCAA, il était un spécialiste des placements.

Quand les Roughriders de la Saskatchewan lui ont accordé son premier visa de travail au Canada, en 2015, on l'a exclusivement utilisé lors des dégagements.

En l'absence de Milo, en fin de saison, il a tout fait ce qu'on lui a demandé. Il a réussi les quatre placements qu'on lui a demandé d'effectuer. Chaque fois, il était à l'intérieur de la ligne de 40 verges.

« On m'a offert de signer un contrat avec Ottawa il y a maintenant quatre semaines. À ce moment-là, j'étais à la maison. Je ne savais même pas si j'aurais un jour la chance de jouer au football à nouveau », dit-il à quelques heures de ce qui pourrait bien être son match le plus important à vie.

« Je veux quand même traiter ce match comme s'il s'agissait de n'importe quel autre match dans ma vie. Je ne veux surtout pas m'ajouter de la pression en me disant que c'est la chance que j'attends de laisser ma marque. Je ne veux surtout pas penser à long terme. Je dois établir mes priorités. Un match à la fois. Nous devons gagner un match de football afin de prolonger notre saison », dit-il.

À défaut d'avoir été particulièrement constant, cette saison, Milo a l'expérience des gros matches. Il a remporté la Coupe Grey durant son passage en Saskatchewan.

« J'ai pris part à des matches importants, dans le passé. Dans ma dernière année à l'université, je me suis souvent retrouvé dans des situations où la pression était forte. J'ai un peu l'habitude », souligne Early.

Un cadeau de paternité pour Reilly

Mike Reilly s'amène dans la capitale avec beaucoup... (Archives, La Presse canadienne) - image 3.0

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Mike Reilly s'amène dans la capitale avec beaucoup de confiance.

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Il a commencé la semaine en devenant papa pour la première fois de sa vie. Mike Reilly tentera maintenant de la conclure en menant son équipe à une victoire contre le Rouge et Noir.

« Lundi fut une soirée spéciale, a avoué le quart-arrière des Eskimos d'Edmonton, qui sont arrivés vendredi dans la capitale nationale.

«Je n'ai pas beaucoup dormi depuis la naissance. Je suis trop excité de cette nouvelle addition. Ça, et c'est difficile de fermer l'oeil quand un bébé pleure tout le temps !»

Brooklyn Sloane Reilly pèse six livres.

«Ma conjointe a fait un travail exceptionnel pour la mettre au monde. Les gens croient que je suis un dur de dur, mais ce n'est rien quand je compare à ce qu'elle a dû endurer comme douleur.»

Parlons justement de l'état de santé du quart des Eskimos. Il s'est blessé lors du dernier match à Hamilton, ne terminant pas le match.

On a pu le voir à plusieurs reprises tenir son bras gauche, plus précisément son poignet.

Ses patrons et lui ont répété toute la semaine qu'il serait apte à jouer en finale de l'Est.

Attendu de pied ferme

Le Rouge et Noir s'attend aussi à voir Reilly, le meneur de la LCF pour les passes complétées (448) et le nombre de verges (5554). Ce dernier a aussi été nommé joueur par excellence du match de la coupe Grey l'an dernier contre Ottawa.

Reilly a été frappé souvent de façon illégale lors de la dernière partie entre les deux clubs en août. Le Rouge et Noir a écopé de quatre pénalités pour avoir rudoyé le quart-arrière.

«Il faudra jouer de façon plus intelligente, a avoué l'entraîneur-chef Rick Campbell.

«Nous ne l'avons pas plaqué sur le tard. Les contacts étaient simplement un peu plus hauts que la limite permise. Ce n'était pas intentionnel. Mais nous allons nous assurer de respecter les règlements.»

Et si jamais les Eskimos devaient se tourner plutôt vers le réserviste James Franklin, Ottawa se dit prêt, ayant analysé les tendances du jeune quart lors de son seul départ, il y a deux semaines, contre Toronto.

Martin Comtois, Le Droit

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