Laing sera le vilain contre les Eskimos

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Le plaqueur Clayon Laing a beau avoir joint les rangs de la formation ottavienne il y a deux semaines, il est loin de passer inaperçu. Ci-contre, on le voit alors qu'il portait l'uniforme des Argonauts de Toronto.

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Il est détesté dans sa ville natale d'Edmonton. Aux yeux des partisans des Eskimos, ce joueur du Rouge et Noir d'Ottawa s'avère un vilain digne de bandes dessinées.

Ça, Cleyon Laing le sait trop bien à quelques jours de l'affrontement entre ces deux clubs, dimanche, à la Place TD. L'équipe gagnante de la finale de l'Est de la Ligue canadienne de football (LCF) accédera au match de la coupe Grey.

«Ça ne me dérange pas ce qu'on dit à mon sujet, affirme le plaqueur âgé de 25 ans.

«Par contre, ça fait de la peine à ma mère, qui habite encore à Edmonton», s'empresse-t-il d'ajouter.

Les amateurs des Eskimos lui reprochent d'avoir blessé à trois reprises leur quart-arrière Mike Reilly.

Ce dernier a subi une commotion cérébrale en 2013 lors d'un plaqué casque contre casque. Un an plus tard, le joueur vedette a soutenu que Laing l'avait blessé au pouce dans une mêlée pour mettre la main sur le ballon.

Puis il y a cette collision jugée accidentelle par la LCF lors du premier match de la saison en 2015.

Laing avait trébuché sur un adversaire des Eskimos, aboutissant contre le genou gauche du quart.

Trois incidents survenus à l'époque où le nouveau joueur du Rouge et Noir portait les couleurs des Argonauts de Toronto.

«Je suis un joueur intense qui va tout donner jusqu'au sifflet de l'arbitre. Je ne cacherai pas que j'aime frapper les quarts adverses. Mais je n'essaie pas de jouer le rôle d'un vilain ou d'un mauvais garçon. J'essaie simplement d'être le meilleur joueur de football possible sur le terrain», a fait valoir Laing, qui fait 6'3'' et 280 livres.

Ottawa l'a mis sous contrat au début du mois de novembre quand son aventure dans la NFL, plus précisément chez les Dolphins de Miami, a pris fin. Deux clubs luttaient pour obtenir ses services... le Rouge et Noir et les Eskimos.

Le choix était déchirant.

«J'ai encore plusieurs membres de ma famille qui demeurent à Edmonton», a dit Laing, qui a... 13 frères.

Dimanche, il s'agira de son deuxième match dans l'uniforme rouge et noir. Il n'avait réussi aucun plaqué contre Winnipeg, le 4 novembre.

«J'étais loin d'être satisfait de ma première partie. Je vais être plus proactif cette fin de semaine», a promis Cleyon Laing, auteur de neuf sacs en 2015.

Le Rouge et Noir l'espère aussi, lui qui cherchera justement à déranger Reilly. Les Eskimos maintiennent que leur vétéran sera le quart-arrière partant malgré une blessure au bras gauche subie le week-end dernier à Hamilton.

La réalité rattrape SirVincent

Le bloqueur étoile SirVincent Rogers est passé sous... (Patrick Woodbury, Le Droit) - image 3.0

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Le bloqueur étoile SirVincent Rogers est passé sous le bistouri il y a deux mois.

Patrick Woodbury, Le Droit

Debout le long des lignes de côté, SirVincent Rogers mâchait de la gomme tout en encourageant ses coéquipiers. Ce sera la seule chose qu'il pourra faire en finale de l'Est.

Le Rouge et Noir a confirmé jeudi que le bloqueur étoile n'affrontera pas les Eskimos. « J'espérais tellement jouer. Je récupère plus vite que prévu, mais la réalité, c'est que ce n'est pas encore assez vite », a expliqué Rogers du haut de ses 6'4'' et 319 livres.

Ce dernier a subi une fracture du fibula gauche, le 23 septembre, dans un match contre les Argonauts de Toronto. « Quand le distrait Shawn Lemon m'a rentré dedans au niveau de la cheville », a laissé tomber avec une pointe d'ironie le joueur du Rouge et Noir.

Une intervention chirurgicale a été nécessaire afin de réparer aussi des ligaments déchirés.

« En principe, tu peux revenir au jeu trois mois après une telle opération, a rappelé Rogers, qui est passé sous le bistouri il y a huit semaines.

«La réhabilitation se déroule bien. Mais il existe encore un risque que je me blesse à nouveau. Le ligament n'a pas guéri assez suffisamment pour supporter tout mon poids. Donc, ça m'empêche de contribuer au même niveau que l'habitude. La dernière chose que je veux faire, c'est bien de nuire à mes coéquipiers.»

Doigts croisés

Rogers dit se croiser les doigts. Si le Rouge et Noir accède au match de la coupe Grey, il tentera de convaincre ses patrons de revenir au jeu.

«Si tu me poses la question, je n'exclus pas la possibilité de jouer. Mais si tu demandes aux dirigeants de l'équipe, tu obtiendras peut-être une réponse bien différente de la mienne.»

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