Dans le rôle du négligé

Henry Burris a défendu son équipe mercredi. Peu... (Archives, La Presse canadienne)

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Henry Burris a défendu son équipe mercredi. Peu importe ce qu'on en dit, il croit que le Rouge et Noir mérite sa place en finale de l'Est, malgré sa fiche perdante en saison régulière.

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Que ce soit son dernier match en carrière ou non, Henry Burris s'en fout un peu en ce moment. Du moins, c'est ce que le vétéran quart-arrière clame.

Ce qui le chicote un peu par contre ? Entendre que le Rouge et Noir n'a pas sa place en finale de l'Est. Qu'une équipe ayant une fiche perdante ne devrait pas se retrouver à une victoire d'une participation au match de la coupe Grey.

« Ce sont des équipes jalouses qui disent ça. Des gens qui voudraient être à notre place en ce moment », a lancé Burris, mercredi, après le premier entraînement de la semaine des siens.

Ottawa (8-9-1) est devenu le premier club dans l'histoire de la LCF à terminer premier de sa division après avoir encaissé plus de défaites que de matches remportés en saison régulière.

L'équipe affrontera les Eskimos d'Edmonton, qui montrent une fiche de 10-8. Le match prévu dimanche après-midi à la Place TD, affichera complet encore une fois. Les preneurs aux livres favorisent tous, ou presque, la formation de l'Alberta. Ce qui fait du Rouge et Noir les négligés de cette finale de l'Est. « Nous sommes comme l'équipe Average Joes dans le film Dodgeball, ma comédie préférée. Personne ne leur accorde la moindre des chances », a déploré Burris.

Plus tôt dans la journée, le numéro 1 du Rouge et Noir a comparé les deux dernières saisons de l'équipe.

« L'an dernier, les gens disaient que nous avions eu la vie facile en route vers le match de la coupe Grey, a déploré Burris. Personne ne peut dire la même chose cette saison. Nous l'avons eu difficile avec toutes les blessures.

Mais la réalité, c'est que nous avons quand même trouvé le moyen de gagner le titre de notre division pour une deuxième année de suite. »

Il reste que plusieurs points d'interrogation flotteront au-dessus de cette équipe dans les prochains jours. Il sera question de la piètre fiche du Rouge et Noir à domicile en 2016. D'autres gens souligneront que Burris et sa bande ont éprouvé plusieurs problèmes cette saison à leur retour d'une semaine de relâche.

En août, les Alouettes les ont battus 43-19. Puis en septembre, Ottawa s'est incliné 48-23 contre Calgary. Rien de trop rassurant quand on sait que le dernier match du Rouge et Noir remonte au 4 novembre. « Nous n'avons pas abordé la semaine dernière comme une semaine de relâche habituelle, a fait remarquer l'entraîneur-chef Rick Campbell. Les joueurs n'ont pas obtenu congé pour retourner chez eux pendant quelques jours. Ils sont restés en ville et nous avons tenu des entraînements quotidiens. La seule chose qui était différente, c'est que nous n'avons pas joué de partie. »

Milo prêt à jouer les héros

Chris Milo sait que son pied droit pourrait faire la différence, dimanche, contre les Eskimos.

Ça tombe bien. Le botteur québécois du Rouge et Noir n'a plus mal à la jambe, lui qui a raté les deux derniers matches de la saison régulière.

Milo s'était blessé à l'aine et à la hanche, une heure avant la partie à Winnipeg, le 29 octobre. « Je n'avais jamais eu une douleur pareille auparavant, a-t-il avoué. Mais tout s'est replacé. Le repos a fait du bien. »

Le vétéran âgé de 30 ans a l'habitude d'être en santé. Il n'avait raté aucun match en raison de blessures lors des trois saisons précédentes. « Ce n'est pas plaisant, même lorsqu'une partie ne veut rien dire comme le dernier match de la saison. Je veux toujours être sur le terrain avec mes coéquipiers. »

Milo était rivé devant la télé, dimanche dernier, suivant les deux parties du premier tour éliminatoire de la LCF. Chaque fois, le sort de la rencontre reposait sur le pied d'un botteur.

Sean Whyte a réussi un placement de 10 verges avec sept secondes en temps réglementaire pour donner un gain de 24-21 aux Eskimos. Plus tard à Vancouver, Justin Medlock a raté une tentative de 61 verges qui aurait donné une victoire aux Blue Bombers de Winnipeg.

« Soixante et une verges, c'est loin pas mal, a avoué Milo, qui ne détesterait pas jouer les héros. Quand j'étais jeune, je regardais les botteurs à la télé réaliser des placements victorieux. C'est toujours le fun de le faire à son tour. »

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