Shologan ne regarde pas en arrière

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L'ancien du Rouge et Noir, Keith Shologan, se plaît à Winnipeg.

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Keith Shologan tenait à se rapprocher de son patelin d'Edmonton. C'est pourquoi il a quitté Ottawa durant l'hiver, même si le plaqueur venait de connaître sa meilleure saison en carrière.

Certains le voyaient aboutir à Vancouver, peut-être même à Régina. Mais Winnipeg ? Son choix n'avait rien de sexy. Les Blue Bombers alignaient depuis quelques années le pire club de la LCF.

« J'avais la chance de retrouver Richie Hall en tant que coordonnateur défensif. J'avais évolué au sein de ses ordres à l'époque chez les Roughriders quand nous avions gagné la coupe Grey, explique Shologan au bout du fil.

«Puis dans cette ligue-ci, c'est tellement facile de remettre une équipe sur les rails, de passer d'une saison atroce à une saison gagnante», ajoute-t-il.

Le vétéran de 30 ans sait de quoi il parle. Il l'a vécu à Régina, puis aussi à Ottawa où le Rouge et Noir est passé d'une saison de 2-16 à une fiche de 12-6 agrémentée d'une participation au match de la coupe Grey.

Shologan a joué un rôle important, réalisant sept sacs en 2015. Il dit s'être beaucoup plu dans la capitale nationale, ayant élu domicile pendant deux ans à Aylmer, non loin du pont Champlain.

«Mais c'était important pour moi et ma conjointe de se rapprocher de ma famille. Je suis un gars de l'Ouest canadien. Ici à Winnipeg, je suis à une journée de route de voir mes parents.»

Surtout que les Shologan ont accueilli un troisième enfant durant l'hiver. «Et il y en a un quatrième en route, précise le fier papa. «Je pense que ça va s'arrêter à quatre !»

Ça se sent dans sa voix. Il s'amuse dans sa nouvelle ville d'adoption. Le numéro 74 n'avait jamais été aussi volubile que ça durant son passage chez le Rouge et Noir.

«Il y a tellement d'engouement en ce moment ici pour les Bombers. Ça fait longtemps que les partisans attendent de vivre une saison gagnante. Ils ont dû endurer plusieurs défaites au fil des dernières années.»

Sa nouvelle équipe ressemble drôlement à son ancienne. Du moins la version 2015 du Rouge et Noir. «Nous trouvons le moyen de gagner des parties serrées dans les dernières minutes de jeu. Souvent, ce sont des revirements provoqués par la défensive qui font la différence. Quand ce n'est pas un plaqué qui mène à un ballon échappé, nous réussissons une interception.»

Les statistiques lui donnent raison. Les Bombers dominent la LCF avec 28 interceptions en 16 matches. À l'opposé, Ottawa n'en compte que 12.

Shologan a bien hâte d'affronter ses anciens coéquipiers, samedi, au Investors Group Field. Il sait à quel point le Rouge et Noir a besoin de gagner le premier match de la série aller-retour entre les deux clubs.

Le premier rang de la division Est s'avère toujours à l'enjeu.

«Mais cette joute-là s'avère aussi importante pour nous», rappelle Shologan. Winnipeg tente de s'assurer de la deuxième position dans la division Ouest et du même coup de l'avantage du terrain au premier tour éliminatoire.

«La motivation ne manquera pas aux deux clubs», ajoute l'ancien leader du Rouge et Noir.

Qui sait, peut-être qu'Ottawa et Winnipeg se retrouveront au match de la coupe Grey. «Je n'aurais aucun problème avec ça», lance en riant Keith Shologan.

Le petit Jamill au poste de receveur éloigné

Jamill Smith disputera le match de samedi contre... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 3.0

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Jamill Smith disputera le match de samedi contre les Blue Bombers de Winnipeg au poste de receveur éloigné.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

Les blessures continuent de s'accumuler, ce qui pousse la direction du Rouge et Noir à puiser dans ses dernières réserves pour boucler sa formation.

Jamill Smith, par exemple, entreprendra le match de samedi dans la formation débutante, à l'attaque, comme receveur éloigné.

On le connaît bien, Smith. Il est dans l'entourage de l'équipe depuis ses tout débuts. Sauf qu'il est habituellement cantonné dans les unités spéciales, à titre de spécialiste des retours de bottés.

«Mon dernier match comme receveur? C'était en Saskatchewan, en 2014», lance-t-il fièrement.

Avant son départ pour Winnipeg, on lui a demandé si c'était comme faire du vélo.

«Mauvaise analogie. Je m'entraîne chaque jour à la position de receveur. C'était comme si je m'entraînais à faire du vélo chaque jour depuis deux ans. La seule différence, c'est que je m'apprête à retourner sur la grosse piste cyclable, sous les projecteurs.»

«Je suis toujours très fébrile à l'approche d'un match de football. C'est encore mieux quand il s'agit d'un gros match. Je serai très content de disputer celui-là», précise le joueur qui mesure cinq pieds et six pouces.

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