Au tour de Draheim de protéger Burris

Le joueur de ligne offensive Tommie Draheim dit... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le joueur de ligne offensive Tommie Draheim dit avoir hâte de démontrer ce dont il est capable sur le terrain et aussi à quel point il s'est amélioré.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Tommie Draheim partage un logement avec deux de ses coéquipiers de la ligne offensive du Rouge et Noir. Il s'avère toutefois le seul membre du trio qui n'a pas encore joué un match depuis le début de la saison.

Une situation qui changera sous peu. Le joueur américain âgé de 27 ans sera inséré dans l'alignement contre les Blue Bombers de Winnipeg, samedi, au Investors Group Field. On le verra au poste si crucial de bloqueur à gauche.

Le sort veut qu'il remplace justement un de ses colocataires, Jake Silas, qui s'est blessé à un bras lors de la défaite contre Hamilton.

« Je savais que j'obtiendrais probablement un premier départ seulement si un joueur devait se faire mal, a avoué Draheim, qui attendait son tour sans se plaindre.

«J'ai hâte de démontrer ce dont je suis capable, à quel point je me suis amélioré par rapport à la saison dernière», a-t-il ajouté.

Enfin sa chance

Né avec une défectuosité cardiaque, Draheim a disputé 13 parties en 2015 chez les Lions de la Colombie-Britannique. Ces derniers n'ont toutefois pas renouvelé son contrat.

Ce qui a ouvert la porte au Rouge et Noir, qui l'avait dans sa mire depuis trois ans.

Draheim, qui a obtenu des essais avec six équipes de la NFL entre 2012 et 2014, était le favori pour obtenir le poste vacant de bloqueur à droite lors du camp d'entraînement. Mais Silas... et la recrue Jason Lauzon-Séguin, son autre colocataire, l'ont devancé au fil d'arrivée.

«Ce n'était pas toujours agréable de ne pas jouer, semaine après semaine. Mais je n'ai jamais cessé de travailler fort, d'écouter attentivement durant nos sessions vidéos en me disant que je serai prêt si on doit faire appel à moi.»

Même de la neige ne refroidira pas ses ardeurs. Quelques flocons sont tombés en début de semaine lors d'un entraînement du Rouge et Noir.

«Ça va te surprendre, mais c'était une première pour moi. Je n'ai jamais joué dans la neige auparavant, même dans les rangs collégiaux américains. Nous avions des parties notamment au Colorado, mais nous avions toujours évité le pire, a raconté Tommie Draheim, né deux jours avant Noël en 1988 à Kennewick, dans l'état de Washington.

«Mais je sais que tôt ou tard, en jouant au Canada, je vais finir par me taper une partie dans la neige. Et j'ai hâte à ça.»

Une préoccupation plus importante, c'est de protéger Henry Burris. Plus particulièrement l'angle mort de son vétéran coéquipier.

Les Blue Bombers ont amoché plusieurs quarts cette saison. L'an dernier, Jamaal Westerman avait blessé Burris avec un plaqué à la hauteur des genoux, écopant d'une amende de la LCF quelques jours plus tard.

Un scénario que Draheim, Burris et Lauzon-Séguin, muté en bloqueur à droite, veulent éviter cette fois-ci.

Moton Hopkins... (Étienne Ranger, Archives LeDroit) - image 2.0

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Moton Hopkins

Étienne Ranger, Archives LeDroit

Hopkins adore plaquer... et lire

Sa semaine a commencé dans une bibliothèque d'une école secondaire de Gloucester. Elle se terminera dans un stade de football à Winnipeg où Moton Hokpins cherchera à démolir le quart-arrière adverse.

Le plaqueur du Rouge et Noir a passé son congé de lundi de façon très différente de ses jeunes coéquipiers, friands de jeux vidéos. Il était le conférencier pour parler de lecture devant des étudiants.

«C'est le mois des bibliothèques au Canada. On voulait que j'offre mon témoignage, à quel point la littérature a eu un impact sur ma vie, particulièrement ma jeunesse, a relaté Hopkins du haut de ses 6'2'' et 277 livres.

«J'ai pris le soin de rappeler aux ados que même aujourd'hui, même si je suis un athlète professionnel, je prends encore le temps de lire. J'ai même partagé avec eux trois chapitres de mon bouquin favori en grandissant, Ender's Game

Un livre des années 1980 qui a été porté au grand écran, il y a trois ans.

«Un roman de science-fiction qui avait capté mon attention lorsque tout jeune. Et c'est ce que j'ai mentionné aux étudiants sur place. Que lire, c'est stimuler ton imagination, que ça t'aidera aussi dans tes études supérieures. Moi, ça m'a donné un gros coup de pouce dans l'obtention de mes deux diplômes universitaires, a soutenu Hopkins, qui a étudié notamment en marketing.

«Ma grand-mère, qui a longtemps enseigné, a beaucoup piqué mon intérêt pour la lecture. Elle m'a envoyé par la poste plusieurs bouquins au fil des ans. Encore aujourd'hui à l'âge de 82 ans, elle me fait parvenir des livres!»

Et il attend toujours impatiemment la prochaine livraison.

«Je suis un peu de la vieille école. J'aime mieux une bonne vieille copie avec couverture qu'un livre téléchargé sur une tablette telle qu'un iPad. J'adore la sensation de tourner les pages.»

Tout comme cette sensation de plaquer un adversaire.

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