Cauchemars en vue à Winnipeg

Le Rouge et Noir s'était incliné devant les... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Le Rouge et Noir s'était incliné devant les Eskimos d'Edmonton lors de la finale de la coupe Grey à Winnipeg. « Ça va être spécial de retourner dans ce stade-là », avoue Antoine Pruneau.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Antoine Pruneau se souvient encore très bien de la dernière fois qu'il a mis les pieds à Winnipeg.

Ses coéquipiers et lui avaient subi une défaite crève-coeur au match de la coupe Grey, il y a 11 mois. Au lieu de célébrer, ils avaient passé de longues minutes dans le vestiaire à essuyer des larmes, à essayer de comprendre ce qui venait de se produire.

Le Rouge et Noir avait laissé filer une avance contre les Eskimos d'Edmonton. Deux pénalités en fin de partie s'étaient avérées coûteuses, menant au touché victorieux de l'adversaire.

« Ça va être spécial de retourner dans ce stade-là, a avoué Pruneau au sujet du prochain match des siens, samedi, contre les Blue Bombers au Investors Group Field.

«Mais il n'y a pas juste de mauvaises choses qui s'étaient produites, a-t-il rappelé. Nous avions passé plusieurs belles journées avant le match de la coupe Grey. Nous avions participé à plusieurs événements intéressants. Je conserve de bons souvenirs, même si la semaine avait mal fini...»

Le Rouge et Noir conserve espoir de se taper une deuxième participation en deux ans à la finale de la Ligue canadienne de football (LCF). Il se simplifierait la tâche en gagnant ses deux dernières parties du calendrier contre Winnipeg.

Cela lui assurerait le premier rang de sa division et un laissez-passer à la finale de l'Est.

Besoin de Pruneau

Pour y arriver, Ottawa aura besoin d'une autre performance exceptionnelle de Pruneau, auteur de 10 plaqués lors de la dernière joute contre Hamilton. Et dire qu'il a raté presque la moitié de la soirée en raison d'une blessure à un genou. «Ça va mieux», a assuré le joueur québécois.

Ce dernier souffrait déjà d'un problème à la jambe quand il a été frappé au même endroit par le quart-arrière des Tiger-Cats, Jeremiah Masoli. Pruneau venait d'intercepter une passe dans la zone des buts, ramenant le ballon sur 53 verges. «Quand j'ai pris le ballon, je me suis dit que je pouvais me rendre jusqu'à l'autre bout. Puis une fois au milieu du terrain, j'ai réalisé qu'il me restait encore pas mal de chemin à faire ! J'y ai cru jusqu'au moment où Masoli m'a plaqué.»

Pruneau a quitté le match à la suite de ce contact au deuxième quart. Il a tenté de revenir au jeu au début de la deuxième demie, mais sans succès. Il croyait alors sa partie terminée, enfilant même une tuque sur les lignes de côté. «On m'a donné une pilule... Un antidouleur, rien d'illégal, a-t-il pris le soin d'ajouter. Cette pilule a fait effet.»

Lorsque le demi défensif Forrest Hightower s'est blessé à son tour, les entraîneurs ont jeté un coup d'oeil vers Antoine Pruneau. «Je me sentais mieux et j'ai pu recommencer à jouer sans trop de problèmes, a-t-il dit. «C'est juste le lendemain... Disons que le genou faisait mal...»

Une douleur un peu similaire à cette défaite au match de la coupe Grey en novembre 2015.

Un miraculé obtient une autre chance

Il y a cinq ans, Marcus Benard brillait au sein d'une défensive moche à Cleveland. Puis bang. Un accident de moto a fait dérailler sa carrière.

L'ailier défensif du Michigan a été chanceux. Il n'avait subi qu'une fracture à la main par cette journée d'octobre 2011.

Mais il n'a jamais été aussi menaçant par la suite sur un terrain de football. Son dernier match de football dans la NFL remonte à l'automne 2014 chez les Cardinals de l'Arizona. « J'ai effectué un vol plané de 280 de pied de ma moto... Encore à ce jour, Dieu prend bien soin de ma santé. Je le remercie », a confié Benard en parlant de cet accident, mercredi, après l'entraînement du Rouge et Noir.

Il s'agissait de sa deuxième séance avec sa nouvelle équipe, lui qui a été embauché en début de semaine. Ce qui le distingue des autres joueurs américains à défiler depuis trois ans à Ottawa ?

Benard se pointe dans la LCF à l'âge de 31 ans, et non dans sa mi-vingtaine. « J'ai encore le goût de jouer, a-t-il dit. «Mon corps n'a jamais été réellement hypothéqué par les blessures. Et je suis en grande forme.»

Le Rouge et Noir l'a appelé, car il a un criant besoin d'un ailier défensif capable de frapper les quarts adverses. L'équipe n'a jamais été capable de combler la perte de Shawn Lemon durant l'hiver. Aston Whiteside n'est plus aussi dangereux depuis son retour d'une opération à un genou. Son nom a même été placé à nouveau sur la liste des blessés, il y a deux jours.

Est-ce que Benard, qui avait réalisé 7,5 sacs en 15 parties en 2010, pourrait s'avérer la solution ? Ce dernier est admissible à jouer puisqu'il n'était pas sous contrat avec un club cette saison.

L'entraîneur-chef Rick Campbell assure que le nouveau venu ne jouera pas en 2016. Mais le principal intéressé, lui, dit qu'il est prêt.

«On m'a amené ici pour anéantir des quarts adverses. Je peux déjà les sentir au loin», a lancé Marcus Benard en souriant.

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