Le Rouge et Noir passera au rose

Trevor Harris l'avoue, il est un « fils... (Justin Tang, Archives La Presse canadienne)

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Trevor Harris l'avoue, il est un « fils à maman ». C'est pourquoi il enfilera du rose lors du prochain match du Rouge et Noir contre les Tiger-Cats de Hamilton.

Justin Tang, Archives La Presse canadienne

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Trevor Harris a hâte au prochain match du Rouge et Noir, même s'il risque de ne pas lancer le ballon pour une deuxième semaine consécutive.

Le quart-arrière américain natif de l'Ohio sera relégué à nouveau au rôle de substitut, vendredi, lorsque les Tiger-Cats de Hamilton fouleront le terrain de la Place TD. Une partie qui s'avère spéciale pour deux raisons.

D'abord, ses coéquipiers peuvent s'assurer du championnat de la division Est avec une victoire. Puis il s'agit de la partie où tous les joueurs sont invités à enfiler des vêtements ou équipements roses afin de sensibiliser la population aux cancers féminins.

« Tu peux être sûr que je vais avoir du rose sur moi, a avoué Harris, mercredi, après l'entraînement des siens.

«On peut me qualifier d'un fils à maman, mais ça ne me dérange pas. Je suis fier de dire que j'appelle ma mère tous les matins afin qu'elle sache à quel point je l'aime. Je lui parle pendant cinq minutes. On jase de la journée qui l'attend, ce qu'elle va faire, ce que je vais faire ici. C'est ma façon de lui rappeler à quel point je l'apprécie.»

Harris ne le cache pas. Il a eu une «peur bleue» de perdre la femme qui l'a mis au monde, qui l'a élevé, qui lui a appris «à respecter les autres, à bien traiter les autres femmes et conserver la foi en Dieu».

Maman Suzanne a appris en 2009 qu'elle souffrait d'un cancer du sein de stade 3. «Les médecins ne pouvaient pas dire pendant encore combien de temps elle vivrait, s'est rappelé fiston, qui jouait à l'époque au football universitaire à Edinboro, en Pennsylvanie, réécrivant les records de son équipe.

«C'était assez épeurant. C'était toutefois la première fois que j'allais côtoyer une personne, à qui on avait signé son arrêt de mort, qui allait être aussi souriante et positive. Elle n'a jamais arrêté de se battre en conservant intacte sa joie de vivre.

«Elle s'amusait à faire des «steppettes» ici et là en sortant de l'hôpital après ses traitements de chimiothérapie. Elle a même organisé un party pour souligner qu'on lui rasait le coco. Et elle continuait à venir à mes parties, à crier et applaudir, même si elle était affaiblie.»

Les yeux de Harris s'illuminent en racontant la bataille livrée et surtout remportée, deux ans plus tard, par sa mère. La fierté, elle est bien présente dans sa voix aussi.

«L'an dernier, les médias de Toronto ont aimé rappeler que j'encaissais match après match de durs plaqués sans toutefois me blesser, a relaté Harris, qui était le quart ayant été victime du plus grand nombre de sacs dans la LCF.

«On disait que j'étais un bagarreur, que j'étais un «dur de dur». À mes yeux, j'étais loin de ça. Ma mère, c'est ça une «dure de dure». On lui a injecté du poison afin de l'aider à se sentir mieux. On a tué certaines cellules. Mais elle a toujours conservé le sourire et une attitude positive (...) J'ai beaucoup appris à travers son combat.»

Un combat qu'il tenait à raconter mercredi afin d'inspirer d'autres mamans qui pourraient être confrontées à un cancer. Et surtout, une histoire qui continue à lui servir de leçon quand la vie se complique, que ce soit à la maison ou au travail.

Un peu comme en ce moment où il doit attendre son tour, même s'il a été un des meilleurs quarts de la LCF en 2016. C'est pourquoi  Harris garde toujours le sourire.

Charland effectuera ses débuts

Mikaël Charland disputera enfin un premier match en carrière dans la LCF.

«Ça fait longtemps que j'attends ce jour, que j'attends de mettre le pied sur le terrain», a rappelé la recrue gatinoise, qui affrontera les Tiger-Cats de Hamilton, vendredi, à la Place TD. Le choix de deuxième ronde du Rouge et Noir a raté une partie de la saison en raison d'une blessure à une jambe.

Une blessure subie lors d'un match hors-concours en juin. «Je n'avais jamais eu l'occasion de plaquer un joueur. Je n'avais frôlé qu'un gars avant de me blesser», a souligné Charland en riant, mercredi.

Ce dernier venait de s'entraîner une troisième journée de suite au sein du principal groupe des unités spéciales pour les bottés d'envoi et les retours de botté de dégagement. Il pourrait toujours dépanner en défensive si plusieurs joueurs tombent au combat, lui qui a évolué en tant que maraudeur, secondeur et demi défensif dans les rangs universitaires, à Concordia.

Charland va justement porter le même numéro 36 que lors de ses beaux jours chez les Stingers.

«J'avais le numéro 39 au début du camp d'entraînement. C'est le numéro que j'avais lorsque je me suis blessé. Je ne l'aimais plus !»

Ce dernier évoluera devant sa mère, qui habite maintenant à Calgary. «Ça tombe bien. Elle avait décidé de me visiter cette semaine», a-t-il indiqué.

Charland et les autres membres des unités spéciales du Rouge et Noir auront un mal de tête en moins face aux Ti-Cats. Leurs rivaux de la division Est devront se débrouiller sans les services de Brandon Banks, qui a été suspendu pour deux parties après avoir échoué un test antidopage de la LCF.

Le joueur étoile a inscrit un touché sur un retour de botté de dégagement cette saison.

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