Lauzon-Séguin renoue avec Hawkesbury

Jason Lauzon-Seguin en est à sa première saison... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Jason Lauzon-Seguin en est à sa première saison dans l'uniforme du Rouge et Noir.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Un rendez-vous important attendait la recrue Jason Lauzon-Séguin après un entraînement intense pour débuter la semaine, lundi, à la Place TD.

Le joueur franco-ontarien du Rouge et Noir a pris la direction de Hawkesbury afin de rendre visite à des étudiants athlètes de l'école secondaire régionale catholique de cette ville de plus de 10 000 habitants. Un endroit qu'il a fréquenté, obtenant son diplôme d'études secondaire en 2008.

« Ça va être spécial d'y retourner en tant qu'athlète professionnel, a avoué Lauzon-Séguin, un choix de première ronde au dernier repêchage de la Ligue canadienne de football (LCF).

«À l'époque où j'allais à l'école là-bas, il n'y avait pas d'équipe de football. Le programme a été lancé un an ou deux après mon départ. J'avais plutôt joué pendant une année au basketball», a ajouté l'athlète qui fait 6'4'' et 300 livres.

C'est un jeune voisin de ses parents, dont la résidence se trouve dans le village de St-Eugène, qui a eu l'idée de l'inviter à son alma mater.

«Il joue aussi au football (...) Il a parlé à la directrice qu'il connaissait un joueur professionnel qui avait fréquenté l'école. Elle m'a donc contacté.»

Lauzon-Séguin s'est pointé à Hawkesbury avec deux de ses coéquipiers francophones, le maraudeur Antoine Pruneau et le joueur des unités spéciales, Jean-Philippe Bolduc. Deux jeunes hommes qui avaient hâte à cette balade pour des raisons différentes.

«La seule chose que je sais de Hawkesbury, c'est que Jean Leloup en parle dans une de ses chansons», a lancé Pruneau, sourire aux lèvres. La remarque a bien fait rire Lauzon-Séguin. «Pas mal tout le monde connaît Hawkesbury à cause de ça», a-t-il avoué.

Quant à Bolduc, ça lui permettra de renouer avec son deuxième patelin. Sa mère Louise Tousignant a grandi dans ce coin. 

«Ses deux soeurs et elle ont fréquenté cette école. J'ai hâte de retrouver sa photo de graduation sur les murs, a commencé par dire Bolduc.

«Puis mon grand père a été propriétaire d'un commerce pendant plus de 30 ans là-bas, les Meubles Roger Tousignant», a-t-il poursuivi.

Ce qui rendait cette visite du trio du Rouge et Noir encore plus agréable ? Elle survenait trois jours après une importante victoire de 30-29 à Hamilton.

Il s'agissait du troisième match de suite que Lauzon-Séguin disputait en tant que bloqueur à gauche depuis la blessure au joueur étoile SirVincent Rogers. Auparavant, il avait évolué en tant que garde à droite, puis garde à gauche et bloqueur à droite. Tout ça pendant huit joutes.

«Jason a réalisé du très bon travail jusqu'ici et il va continuer à devenir encore meilleur que ça, a soutenu l'entraîneur-chef Rick Campbell.

«Nous lui avons demandé beaucoup de choses depuis son arrivée. Il a dû jouer à différentes positions. C'est assez rare qu'une recrue puisse se débrouiller de la sorte avec succès et qu'il puisse tenir le coup, autant physiquement que mentalement. S'il reste en santé, il va connaître une très longue carrière dans cette ligue-ci.»

Pas pire pour l'ado qui n'a joué qu'au basket à l'école secondaire, qui n'a été initié au football qu'à son arrivée au Cégep, à Valleyfield.

Précision et fiabilité au poste de botteur

Le Rouge et Noir pourrait se tourner vers un autre botteur pour effectuer les dégagements, vendredi, lors du deuxième match de la série aller-retour contre les Tiger-Cats. L'équipe a embauché l'Américain Ray Early, qui a porté les couleurs des Roughriders de la Saskatchewan en 2015, conservant une moyenne de 45 verges.

Ce dernier a participé à un premier entraînement avec sa nouvelle équipe. Son premier botté a toutefois abouti au pied des estrades du côté nord.

Mais Early, 24 ans, s'est repris par la suite avec des dégagements précis. Ce qui va sûrement plaire à ses nouveaux patrons, qui ne cachent pas leur insatisfaction au sujet du travail accompli par Zach Medeiros.

« Il a eu son lot de problèmes dans les derniers matches et puis il est blessé un peu à un genou, a avoué le dg Marcel Desjardins.

«Nous recherchons plus de stabilité à cette position, même si ça signifie de sacrifier peut-être un peu de puissance de la jambe, même si ce n'est pas le cas de Ray.»

Medeiros a bousillé plusieurs dégagements dans le dernier mois, ce qui a mis la table à plusieurs placements et touchés de l'adversaire.

Carter doit oublier Ottawa

Marcel Desjardins savait que la question lui serait posée. Il l'attendait impatiemment.

Est-ce que le Rouge et Noir pourrait faire appel au receveur étoile Duron Carter, libéré lundi par les Alouettes de Montréal ? Le même joueur qui a bousculé l'entraîneur-chef Rick Campbell plus tôt durant la saison après avoir marqué un touché.

« Est-ce que ça vaut la peine de poser cette question ? La réponse, c'est non pour l'instant... et c'est très peu probable à long terme, a soutenu Desjardins, visiblement amusé.

«Il ne faut jamais dire jamais, mais ça serait étonnant que ça se produise.»

Carter, 25 ans, a capté 47 passes pour 744 verges et cinq touchés en neuf parties. Il a été suspendu une partie pour son geste envers Campbell.

Son gabarit de 6'5'' et 205 livres a de quoi susciter l'intérêt des autres clubs de la LCF. Mais son comportement, qui s'est avéré loin d'être exemplaire, a de quoi faire peur.

Les Alouettes ont aussi libéré un autre receveur, Kenny Stafford. Tout comme Carter, il peut être mis sous contrat par une autre équipe en 2016, mais il n'aura pas le droit de jouer avant la saison prochaine selon les règles de la LCF.

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