Burris relance le Rouge et Noir

Henry Burris (à gauche) félicite Khalil Paden. Le... (La Presse Canadienne)

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Henry Burris (à gauche) félicite Khalil Paden. Le vétéran quart-arrière a multiplié les longues passes face aux Tigers-Cats de Hamilton, vendredi soir au Tim Hortons Field.

La Presse Canadienne

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En se pointant au stade, Henry Burris a passé devant une série de bustes des membres du Temple de la renommée du football canadien.

Quelques heures plus tard, le vétéran quart-arrière âgé de 41 ans a offert une autre performance qui devrait lui valoir d'ici quelques autonomes sa place aux côtés de ses grands noms de la LCF. À son premier départ depuis deux mois, il a complété 27 de 39 passes pour 393 verges, un touché en plus de marquer deux fois au sol pour mener le Rouge et Noir à un gain de 30-29 contre les Tiger-Cats de Hamilton, vendredi soir, devant 23 868 spectateurs au Tim Hortons Field.

Surtout, cette victoire rapproche drôlement les siens d'une participation aux éliminatoires, et même du championnat de la division Est pour une deuxième saison de suite.

Un titre que pourrait obtenir Ottawa (7-7-1) dès vendredi prochain en battant à nouveau Hamilton (6-9), mais cette fois-ci à la Place TD.

« Ça fait du bien de gagner un match serré, a soutenu l'entraîneur-chef Rick Campbell.

«Je ne suis pas surpris de voir Henry jouer de la sorte. Il a offert des performances de la sorte souvent au fil des années.»

Ce dernier avait roulé les dés en début de semaine. Il avait décidé de tasser Trevor Harris, le quart qui possède le plus élevé pourcentage de passes réussites de la LCF, en faveur de Burris.

Tout ça dans l'espoir de secouer le Rouge et Noir, qui avait gagné seulement deux fois à ses neuf matches précédents.

Son pari ? Que Burris pourrait retrouver cette magie de 2015 durant laquelle il a été nommé le joueur par excellence du circuit.

Pour un soir, ce fut le cas.

«Je ne le cacherai pas. J'étais un peu nerveux, a affirmé Burris. J'ai mal dormi dans la nuit de jeudi. Je n'arrêtais pas de penser à tous les jeux que pourrait effectuer la défensive adverse... J'étais prêt.»

La veille, il avait été impliqué dans une autre guerre de mots avec le secondeur des Tiger-Cats, Simoni Lawrence. Ses commentaires lui ont valu d'être la cible des partisans durant la partie.

Un spectateur agitait notamment une photo de Burris déguisé en bébé, suce à la bouche !

«Ce fut un match très émotif», a avoué le principal intéressé.

Le vétéran a multiplié les longues passes. Sa plus spectaculaire ? Celle de 62 verges pour un touché. L'heureux récipiendaire, Ernest Jackson, a jonglé avec le ballon après l'avoir capté.

La défensive cafouille

Si l'attaque a bien fait, la défensive a connu de bons et moins bons moments. Elle a réussi trois revirements en première demie, dont des interceptions de Forrest Hightower et Andrew Marshall.

«Dès que j'ai vu la balle se diriger vers moi, j'ai sauté le plus vite possible», a dit Marshall, qui compte remettre le ballon à sa fille âgée de 13 mois.

En revanche, ses coéquipiers et lui ont permis aux Ti-Cats de revenir dans le match, laissant filer une avance de 13 points au troisième quart.

En fait, les locaux menaient même 28-27 avec six minutes à écouler en temps réglementaire avant que Chris Milo réussisse un placement de 35 verges. Son vis-à-vis Brett Maher a raté par la suite une tentative de 47 verges.

Burris a scellé la victoire en orchestrant une séquence offensive qui a bouffé les deux dernières minutes de jeu, mettant un genou au sol à une verge de la zone des buts des Tiger-Cats.

Des infirmeries qui débordent

Amoché le Rouge et Noir? Oui. Mais il y a pire dans la LCF. Ses plus récents adversaires, les Tiger-Cats, comptent maintenant 18 joueurs sur la liste des blessés pour six parties. L'équipe qui l'a affrontée la semaine précédente, les Rougriders de la Saskatchewan, vient de perdre trois autres joueurs pour le reste de la saison. Ce qui fait gonfler à 19 le nombre de noms sur la liste des blessés pour six matches. La différence toutefois chez le Rouge et Noir, qui compte moins de malades à l'infirmerie? Ce sont de gros noms qui ont manqué une bonne partie de la saison, de Burris à Harris en passant par les MacMillan, Whiteside, Gascon-Nadon, Powell et Van. Puis récemment, ce sont les Williams et Rogers qui ont subi de gros bobos. Le directeur général Marcel Desjardins, qui oeuvre au sein de la LCF depuis deux décennies, n'en revient pas. «Je ne peux pas me rappeler d'une saison durant laquelle autant de joueurs clés ont tombé plusieurs parties», a-t-il avoué, qualifiant la présente année de «frustrante».

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