Souvenirs d'un premier essai

Le directeur général du Rouge et Noir d'Ottawa,... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Le directeur général du Rouge et Noir d'Ottawa, Marcel Desjardins, a vu son équipe actuelle affronter son ancienne équipe, les Tiger-Cats de Hamilton, vendredi soir au Tim Hortons Field.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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(Hamilton) Son frère Philippe et sa soeur Monique se trouvaient au Tim Hortons Field pour cette confrontation au sommet. Mais pas lui, le directeur général du Rouge et Noir.

Son genou gauche le fait encore souffrir. Puis la galerie de presse du stade, située très loin de la surface de jeu, ne s'avère pas le meilleur endroit pour analyser un match de football. Il est difficile de déchiffrer le numéro des joueurs.

Deux des raisons pourquoi Marcel Desjardins a décidé de ne pas s'offrir un retour dans son patelin, lui qui a grandi à Burlington, en banlieue de Hamilton. Il a plutôt suivi la partie entre son équipe et les Tiger-Cats assis devant la télé chez lui, vendredi soir, à Ottawa.

« Ça va me permettre de prendre plus de notes », a fait valoir le directeur général franco-ontarien avant le départ des siens.

Aucune bière ni aucune croustille ou même hot-dog ne se trouvait au menu. « Je vais avoir ma bouteille d'eau et mon calepin de notes. »

On voulait lui jaser car il y a dix ans, Marcel Desjardins obtenait un premier essai dans la LCF en tant que DG. Ces mêmes Tiger-Cats de Hamilton l'avaient embauché à la fin de l'été 2006. C'était une époque sombre dans les annales de l'équipe qui accumulait les défaites.

« J'avais toujours voulu devenir directeur général. Les Tiger-Cats n'étaient pas l'équipe que je suivais plus jeune, mais j'allais quand même à leurs parties. Puis je revenais dans mon coin, a relaté Desjardins.

«Ce qui a été difficile, c'est que je suis arrivé en août alors qu'il ne restait que deux mois à la saison.»

Puis il a hérité d'un alignement débordant de joueurs surpayés. Il avait le mandat de faire le nettoyage au moment où la LCF s'apprêtait à imposer un plafond salarial à ses équipes. Une décennie plus tard, l'homme âgé de 50 ans l'avoue.

«Ce n'était pas une bonne situation, a-t-il dit.

«On ne m'a pas donné assez de temps», a ajouté Desjardins, qui n'est demeuré en poste que pendant 15 mois.

Ce dernier regrette de ne pas avoir assez fait ses devoirs avant de dire oui à l'offre des Ti-Cats. «M'assurer que le reste de l'organisation était solide», a-t-il expliqué.

Heureux à Ottawa

Quelques mois après son arrivée, un nouveau président a été embauché. Scott Mitchell a hérité du même coup d'un DG qui n'était pas «son homme». Il allait le congédier après seulement une saison complète.

Une décision qui avait fait sourciller plus d'un dirigeant à travers la LCF. Certains n'ont pas hésité à dire en coulisse que Desjardins n'avait jamais obtenu une «véritable chance», qu'il ne méritait pas un pareil sort.

Ce qu'on sait, c'est que le principal intéressé, lui, ne raffole jamais de parler de cet épisode de sa vie.

Ce qu'on sait aussi, c'est qu'il s'amuse à sa deuxième aventure dans le fauteuil d'un DG, cette fois-ci à Ottawa.

Omara, le modèle

Un petit gars d'Aylmer joue le rôle de grand frère dans sa nouvelle ville d'adoption. Le secondeur Ron Omara dispute sa deuxième saison chez les Ti-Cats. Il était en uniforme pour une 11e partie, vendredi, contre Ottawa. On l'utilise au sein des unités spéciales, encore plus que l'an dernier à sa première aventure dans les rangs pros. «Je ne peux pas me plaindre. Je n'ai manqué qu'une partie en raison d'une blessure à un muscle de la jambe», raconte-t-il. La joute contre le Rouge et Noir avait un petit quelque chose de spécial pour lui. Dans les estrades se trouvaient des enfants qu'il connaît bien. «Durant la saison morte, j'ai commencé à m'impliquer auprès de familles adoptives. Je sers de grand frère auprès des jeunes. Je leur montre comment ils peuvent améliorer leur quotidien, a expliqué Omara, qui fait 6'2'' et 238 livres. «J'aime bien être un exemple pour ces enfants. J'ai toujours adoré interagir avec les gens, traiter les autres de la même façon dont je veux être traité... avec respect. Puis ça permet de réaliser à quel point j'ai été chanceux durant ma jeunesse.» Omara a grandi au sein d'une famille de quatre enfants, non loin de l'école du Vieux-Verger. «Il y avait beaucoup d'entraide. Nous avons grandi en nous faisant inculquer de bonnes valeurs», a-t-il souligné.

Des infirmeries qui débordent

Amoché le Rouge et Noir ? Oui. Mais il y a pire dans la LCF. Ses plus récents adversaires, les Tiger-Cats, comptent maintenant 18 joueurs sur la liste des blessés pour six parties. L'équipe qui l'a affrontée la semaine précédente, les Rougriders de la Saskatchewan, vient de perdre trois autres joueurs pour le reste de la saison. Ce qui fait gonfler à 19 le nombre de noms sur la liste des blessés pour six matches. La différence toutefois chez le Rouge et Noir, qui compte moins de malades à l'infirmerie ? Ce sont de gros noms qui ont manqué une bonne partie de la saison, de Burris à Harris en passant par les MacMillan, Whiteside, Gascon-Nadon, Powell et Van. Puis récemment, ce sont les Williams et Rogers qui ont subi de gros bobos. Le directeur général Marcel Desjardins, qui oeuvre au sein de la LCF depuis deux décennies, n'en revient pas. «Je ne peux pas me rappeler d'une saison durant laquelle autant de joueurs clés ont tombé plusieurs parties», a-t-il avoué, qualifiant la présente année de «frustrante».

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