Henry contre Simoni et ses amis

Henry Burrris est une « fillette », selon Simoni Lawrence... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Henry Burrris est une « fillette », selon Simoni Lawrence des Tiger-Cats.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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(Hamilton) Un an plus tard, Henry Burris n'a toujours pas oublié le plaqué dangereux de Simoni Lawrence. Encore moins les mots durs tenus à son endroit par le secondeur étoile des Tiger-Cats de Hamilton après ce match.

Les deux joueurs s'affronteront vendredi soir dans une rencontre opposant les deux moins mauvaises formations de la division Est. Ce sera le premier de deux parties en huit jours.

Les deux clubs croiseront le fer à nouveau le 21 octobre à la Place TD. L'enjeu ? Le premier rang de cette même division.

« Je suis excité de voir que Henry va jouer, a lancé en riant Lawrence aux deux journalistes d'Ottawa sur place pour lui jaser. Je suis tout aussi excité d'affronter le Rouge et Noir, surtout de la façon dont la saison dernière s'est conclue », s'est-il empressé d'ajouter.

Les Ti-Cats (6-8) ont perdu trois parties en un mois contre le Rouge et Noir (6-7-1) en 2015. Ce qui leur a coûté le premier rang de la division puis un laissez-passer au match de la coupe Grey.

Lawrence avait frappé Burris à la hauteur des genoux durant une de ces sorties. Tout ça une semaine après que le quart âgé de 41 ans eut été blessé par un geste similaire à Winnipeg.

Le vétéran du Rouge et Noir avait déclaré à la télé lors de la mi-temps que le coup était salaud et n'avait pas sa place. Que « notre équipe n'agit pas de la sorte. Nous sommes intègres et nous jouons selon les règles », avait-il ajouté. 

La réaction de Lawrence après cette défaite ? Il avait traité Burris d'abord de « fillette », puis de « prostitué ». Il avait dû s'excuser le lendemain. Les deux hommes ne se sont pas parlé depuis cet incident. En fait, un peu d'huile a même été ajouté sur le feu dans les dernières heures.

« C'est ma mère qui a été la personne la plus insultée dans tout ça, a commencé par dire Lawrence, qui a ensuite invité les journalistes à venir le voir après le match de vendredi.

«Je pourrai vous parler sans filtre à ce moment-là.»

Deux heures plus tard, Burris a réagi en arrivant à Hamilton. «Il (Lawrence) a choqué ma mère avec ses commentaires ! Sa maman devrait lui laver la bouche avec du savon», a-t-il soutenu mi-blagueur, mi-sérieux.

Le joueur étoile du Rouge et Noir a tenté par la suite de passer à un autre sujet. Il a été question de son retour sur le terrain.

Il s'agira d'un premier départ en deux mois pour lui.

Ses patrons ont décidé de lui faire confiance contre les Tiger-Cats, reléguant Trevor Harris au rôle de substitut. Ils croient que Burris pourrait s'avérer l'étincelle nécessaire pour permettre au Rouge et Noir de renouer avec la victoire.

L'équipe n'a gagné que deux de ses neuf dernières joutes.

La semaine dernière, Burris s'est amené en relève au quatrième quart, lançant deux passes de touché tout en inscrivant un autre touché au sol.

«Hank, c'est un futur membre du Temple de la renommée. Il n'a rien perdu de ses réflexes», a soutenu le receveur Greg Ellingson, qui fut sa cible favorite.

L'ancien quart-arrière devenu entraîneur-chef des Ti-Cats, Kent Austin, se méfie de Burris. «Il a démontré la semaine dernière qu'il possède toujours ce don de coller quelques séquences fructueuses à l'attaque», a-t-il rappelé.

Le principal intéressé, lui, espère de voir une seule chose dans ce match. «Nous avons commis plusieurs erreurs depuis le début de la saison. C'est le temps de montrer que nous avons appris de tout ça. Surtout qu'il faut gagner ces prochaines parties.»

Hamilton, le club des anciens

Un mois après avoir été libéré par le Rouge et Noir, Jermaine Robinson s'apprête à affronter son ancien club.

Le premier constat en parlant avec le nouveau joueur des Tiger-Cats de Hamilton ? Il a encore sur le coeur son renvoi inattendu survenu au début de septembre.

« Je n'ai pas vu venir le coup. Ce fut un choc. Je croyais connaître une bonne saison. Une saison digne d'un joueur étoile. J'avais réalisé plusieurs gros jeux », a clamé le maraudeur âgé de 27 ans.

Le Rouge et Noir, lui, ne tirait pas le même bilan. Elle s'attendait à mieux de sa part.

Les statistiques donnent raison à l'organisation.

Robinson, qui en était à sa troisième saison à Ottawa, n'avait réussi que 25 plaqués et une interception en 10 parties. Il avait commis quelques bourdes coûteuses en plus d'écoper de pénalités.

« J'ai fait tout ce qu'on m'a demandé », a-t-il soutenu, jeudi, après l'entraînement des Tiger-Cats.

Ces derniers l'ont embauché une semaine après son renvoi du R & N. Il s'agira de son premier match dans l'uniforme jaune et noir.

Les entraîneurs l'utiliseront en tant que substitut pour entamer la soirée. Ce sera le cas aussi pour un autre ancien joueur des finalistes de la coupe Grey.

L'ailier défensif Justin Capicciotti, qui avait réussi 12 sacs en 2015 à Ottawa, enfilera l'uniforme des Ti-Cats pour la première fois. Il a été obtenu dans une transaction en début de semaine avec les Roughriders de la Saskatchewan. 

Des rumeurs veulent que Capicciotti, qui touche plus de 140 000 $, ait été offert à son ancien club.

Capicciotti et Robinson retrouvent à Hamilton un autre ancien joueur du Rouge et Noir en Brett Maher. Le botteur américain a aussi mal encaissé son départ de la capitale.

Dans son cas, il avait été remercié à pareille date l'an dernier.

« Je préfère ne pas revenir sur ça », a dit Maher sur un ton poli à une question au sujet de ce divorce professionnel.

« Je suis heureux où je me trouve en ce moment. Je suis heureux de jouer à nouveau. J'ai toujours eu confiance en mes moyens », a-t-il ajouté.

Ce dernier s'avère non seulement content, mais aussi très efficace. Il a réussi 33 de ses 39 tentatives de placement, dont une de 58 verges.

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