Attention aux vents de Hamilton

Le botteur du Rouge et Noir Chris Milo... (Archives, La Presse canadienne)

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Le botteur du Rouge et Noir Chris Milo avait été parfait lors des trois parties précédentes avant sa tentative de placement ratée, vendredi dans la défaite face aux Roughriders de la Saskatchewan.

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Un des nombreux joueurs très religieux du Rouge et Noir, Chris Milo lève toujours les yeux et ses deux index vers le ciel quand il réussit un placement.

Un rituel qu'il n'a pu toutefois pratiquer, tard vendredi dernier. Le botteur québécois, qui avait été parfait lors des trois parties précédentes, a manqué une tentative de placement de 30 verges en prolongation.

Une erreur qui a fini par coûter la victoire à son équipe contre le pire club de la LCF, les Roughriders de la Saskatchewan.

« Je savais qu'en manquant ça, le match serait fini. Surtout que Tyler Crapigna (le botteur des Riders) connaissait une bonne partie, a avoué Milo, mercredi, après l'entraînement du Rouge et Noir à la Place TD.

«Ça arrive ce genre de choses. Il faut toutefois que tu passes à autre chose, que tu te prépares en vue de la prochaine partie.»

Milo, qui avait aussi raté une tentative de 46 verges plus tôt dans ce match, a dit toutes les bonnes choses. Il a accepté le blâme.

«Je pensais m'être bien aligné (en prolongation), a-t-il commencé par dire.

«Tu ne peux pas être parfait. Si je ne me trompe pas, il y a seulement un botteur qui a connu une saison parfaite dans l'histoire de la ligue... Nous ne sommes pas des machines.»

Ce qui l'a rassuré ? La réaction de ses coéquipiers après le match.

Ils auraient pu facilement lui faire de gros yeux, ou simplement le bouder. Ce fut le contraire.

«J'ai eu l'appui des gars en arrivant dans le vestiaire. C'était le fun de voir ça.»

Ce qui sera un peu moins plaisant, ce sont les conditions qui attendent Milo vendredi à Hamilton, site du prochain match du Rouge et Noir. Le Tim Hortons Field est reconnu comme une maison d'horreurs pour les botteurs.

«C'est un stade très venteux. Les deux zones de but s'avèrent très ouvertes. Tu peux te retrouver avec des tourbillons durant le match, a reconnu le joueur originaire de Montréal.

«Mais quand tu es rendu à la mi-octobre, tu dois t'attendre à n'importe quoi de la part de la nature. Tu peux simplement prier qu'il fera beau !»

L'an dernier lors de l'unique visite du Rouge et Noir, le vent a volé la vedette. Ce qui avait non seulement compliqué l'existence des botteurs, mais aussi des deux quarts.

Milo s'en souvient. «Le match s'était terminé 12-6. Ça pourrait ressembler encore à ça. Si oui, je vais être prêt», a-t-il dit, lui qui avait réussi quatre placements cette journée-là.

Le vétéran rappelle avoir vécu pire lors de ses quatre premières saisons dans la LCF à Régina. «Il y a en eu plusieurs de ces journées venteuses. J'ai botté aussi dans la neige, sur la glace... tout ce que tu veux, a-t-il énuméré.

«Durant la semaine de la coupe Grey en 2013, il a même fait moins 40 degrés Celsius à un certain moment...»

Harris brise son silence

Trevor Harris s'était tenu loin des micros, caméras et calepins de notes depuis la défaite crève-coeur subie aux mains des Roughriders.

Un match dans lequel il n'avait complété que 12 de 21 passes pour 120 verges, un touché et une interception. Sa pire performance depuis que le quart-arrière s'est joint au Rouge et Noir. Une partie durant laquelle il avait dû céder sa place au vétéran Henry Burris.

Cinq jours plus tard, le quart-arrière de l'avenir de l'organisation a brisé son silence. Il a commenté la décision de ses patrons en vue du prochain match.

«Le meilleur réserviste»

Ce sera Burris et non lui qui guidera l'attaque contre les Tiger-Cats à Hamilton.

«Tu fais ce qu'on te dit. Si on me demande de jouer, je serai prêt et je vais jouer. Si on me dit que je suis le réserviste, je vais m'assurer d'être le meilleur réserviste possible, a commencé par dire Harris, mercredi, à la veille du départ des siens vers le sud de l'Ontario.

«Je n'ai aucun contrôle sur les décisions des entraîneurs. Mais je peux contrôler ma réaction. Et si ton attitude est mauvaise, tu peux devenir un cancer dans le vestiaire.»

Ce ne sera pas son cas. Ça, l'athlète âgé de 30 ans a tenu à le souligner.

«Je suis un joueur d'équipe. Je joue pour le Rouge et Noir. Je ne joue pas pour Trevor Harris.»

Ce dernier a reconnu qu'il en avait arraché contre les Riders, à l'image de ses coéquipiers. Tout ça une semaine après avoir récolté 485 verges via la passe contre les Lions de la Colombie-Britannique.

«Mais en tant que leader, je dois assumer la responsabilité de ce qui s'est passé», a-t-il dit.

Trevor Harris demeure optimiste. Il a rappelé que les siens n'ont pas encore disputé un solide match, du début jusqu'à la fin.

Le club a toujours connu un quart ou deux très affreux lors de chacune de ses sorties en 2016.

«Nous allons faire peur aux autres équipes quand nous offrirons un effort complet», a-t-il lancé avant de prendre la direction du vestiaire.

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