Un anniversaire que Paden n'oubliera pas

Moins d'une semaine après avoir été congédié par... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Moins d'une semaine après avoir été congédié par le Rouge et Noir, le jour de son anniversaire, le receveur Khalil Paden est de retour au sein de l'équipe.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Khalil Paden aurait eu toutes les raisons d'inonder le Rouge et Noir de bêtises la semaine dernière.

L'équipe venait de le congédier. Tout ça le jour de son anniversaire.

Le receveur américain âgé de 27 ans n'avait pas vu venir le coup. Mais il avait tout de même fait preuve de classe envers ses patrons via les médias sociaux, les remerciant de lui avoir accordé une opportunité de jouer dans la Ligue canadienne de football (LCF).

Une sage décision avec un peu de recul.

Ces mêmes patrons ont décidé de lui lancer un S.O.S. dans les derniers jours en raison de l'absence prolongée du flanqueur étoile Chris Williams, blessé à un genou.

«Je n'avais pas encore quitté Ottawa quand on m'a contacté», a raconté Paden, mardi, portant à nouveau son numéro 13. Le même dossard qu'il a hérité à son arrivée dans la capitale nationale à la fin de l'été 2014.

«Je regardais la partie vendredi soir. On m'a appelé après le match.»

Et l'athlète aux boucles d'oreilles carrées, mais très scintillantes n'a jamais hésité à dire oui, à renouer son association avec le Rouge et Noir. Même si un autre club de la LCF tentait de le convaincre de se joindre à lui.

«C'était plus logique de jouer ici. Tous mes effets personnels se trouvent ici. J'évite un déménagement. Aller ailleurs impliquerait aussi une période d'adaptation.»

À Ottawa, il connaît le cahier de jeux sur le bout de ses doigts. Puis il va renouer avec Henry Burris.

Les deux hommes ont passé les deux derniers mois à effectuer du temps supplémentaire ensemble après les entraînements quotidiens. Une chimie intéressante a pris forme.

Reste à voir si le duo pourra dupliquer le tout en situation de match ce vendredi à Hamilton. Ce sera la première partie d'une série aller-retour entre ces deux rivaux de la division Est.

Le Rouge et Noir pourra s'assurer le premier rang en gagnant ces deux joutes.

Deuxième apparition

Il s'agira de la deuxième fois que Paden est appelé à remplacer un Chris Williams blessé. Il avait été inséré dans l'alignement l'an dernier pour un match à la mi-août contre Montréal, captant une passe de 16 verges.

Ce fut sa seule présence de la saison.

Car durant cette même joute, le maraudeur des Alouettes, Marc-Olivier Brouillette, l'a plaqué à la hauteur des genoux.

Paden a passé les six mois suivants à soigner sa jambe et reprendre la forme, espérant se tailler une place permanente dans le groupe de receveurs du Rouge et Noir. Il a obtenu une audition de quatre parties cette saison durant lesquelles il a capté seulement cinq passes pour 118 verges.

À moins d'une autre blessure, voilà qu'il disputera les quatre dernières parties du calendrier régulier. Un cadeau de fête inespéré.

Hervé Tonye-Tonye, du Cameroun jusqu'à Ottawa

Hervé Tonye-Tonye est né au Cameroun, déménageant au Québec à l'âge de 12 mois. Il a grandi en banlieue de Montréal avant de poursuivre des études universitaires au Mississippi et au Colorado.

Le voici maintenant à Ottawa, son plus récent arrêt dans son parcours sportif. Le Rouge et Noir a embauché le secondeur en début de semaine.

«Je passais la fin de semaine à New York... des petites vacances avec ma copine pour me changer les idées quand j'ai reçu l'appel de l'équipe. Nous étions sur une croisière autour de la Statue de la Liberté quand le téléphone a sonné», a relaté Tonye-Tonye, 28 ans, en riant.

C'était un athlète heureux qui parlait au journaliste du Droit.

C'est le premier été de sa carrière professionnelle qu'il ne joue pas au football.

Ce choix de quatrième ronde des Argonauts a disputé trois saisons à Toronto. Mais en juin, l'organisation a décidé de couper ses liens avec lui.

Les Blue Bombers l'ont embauché, le plaçant au sein de leur équipe d'entraînement. À leur tour, ils l'ont libéré à la fin du mois d'août.

«C'était à la fois une mauvaise, mais une bonne nouvelle. Ça m'a permis d'assister au mariage de mon frère», s'est consolé le plus jeune des trois garçons du clan Tonye-Tonye.

Chez le Rouge et Noir, il retrouve plusieurs visages familiers de son adolescence.

Arnaud Gascon-Nadon a été un de ses coéquipiers au Cégep Vieux-Montréal. Antoine Pruneau, qui portait les couleurs de Montmorency à l'époque, a été un adversaire dans les rangs collégiaux. «Et j'ai joué en compagnie de Patrick Lavoie au sein de Team Québec en 2006», a souligné Hervé Tonye-Tonye, qui devient une police d'assurance en cas de blessures supplémentaires à des joueurs canadiens d'ici la fin du calendrier régulier.

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