Burris redevient quart partant

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Henry Burris a orchestré une remontée spectaculaire, vendredi soir, dans la défaite des siens contre les Roughriders de la Saskatchewan.

Justin Tang, Archives PC

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Les temps sont durs. Le Rouge et Noir d'Ottawa vient d'encaisser un autre revers. Ça lui en fait sept à ses 10 dernières parties. Il a également perdu son flanqueur le plus dangereux. Ligament antérieur croisé d'un genou déchiré pour Chris Williams. Saison terminée.

Les temps sont durs, mais l'équipe s'accroche au premier rang de sa section. Pour conserver cette position et obtenir le privilège de disputer la finale de l'Est à domicile, elle a besoin d'une étincelle.

La direction a donc pris la décision de s'en remettre à son joueur le plus expérimenté. Vendredi, dans le premier match d'une série aller-retour cruciale contre les Tiger-Cats de Hamilton, c'est le bon vieux Henry Burris qui dirigera l'attaque.

Hé oui. Après avoir passé presque deux mois sur les lignes de côté, le vétéran de 41 ans redeviendra quart-arrière partant.

L'entraîneur-chef Rick Campbell ne veut surtout pas raviver un vieux débat. «Je tiens à spécifier que je suis très heureux du travail accompli par Trevor Harris jusqu'ici cette saison. Nous pouvons nous compter très chanceux de miser sur deux quarts d'expérience, qui sont aussi des individus de très grande qualité. Trevor demeure le quart d'avenir de notre organisation. Ça n'a pas changé.»

Si Harris sera l'homme de confiance pour l'avenir, le directeur général Marcel Desjardins pense néanmoins que Burris est mieux outillé pour faire face à l'adversité dans le moment présent.

«Henry, c'est un gars qui donne un peu plus de confiance au groupe de receveurs et à l'attaque en général parce qu'il était ici l'an passé», dit-il.

«Il est affamé. Il est en santé. Ça va nous aider, absolument. En plus, c'est une coïncidence, mais le fait que nous affrontons Hamilton dans les deux prochaines semaines joue aussi en sa faveur.»

Il convient ici de rappeler que Burris a mené les Tiger-Cats au match de la coupe Grey en 2013. Quelques semaines plus tard, il a été largué par la formation du sud ontarien. Sans travail, il s'est alors joint au club d'expansion de la capitale.

Mais tout ça, c'est du passé. Avec toute la classe dont il fait habituellement preuve, le vétéran nous rappelle qu'il vit dans le moment présent. L'été 2016 n'a pas été facile pour lui. Il a entrepris la saison sur le terrain, mais une blessure à un doigt lui a rapidement fait perdre son poste. «C'était difficile. Très difficile. J'ai aidé à construire cette équipe. J'ai remporté le titre de joueur le plus utile à son équipe. Nous avons atteint la finale de la coupe Grey. Je ne peux pas vous mentir. Quand j'ai perdu mon poste, j'étais déçu. Ce sont les joueurs qui sont réunis au sein du vestiaire qui m'ont donné le goût de continuer», raconte-t-il.

«Dix ou 15 ans après avoir cessé de jouer, les anciens athlètes disent souvent que la camaraderie leur manque plus que tout. Je n'ai pas de mal à les croire. À mon âge, ce n'est pas l'argent qui me donne le goût de continuer à jouer. Ce sont les amitiés, les relations qu'on développe dans le sport que j'aime plus que tout. Je n'allais certainement pas faire quoi que ce soit pour gâcher l'esprit d'équipe.»

Burris retrouve très rapidement son enthousiasme lorsqu'on lui parle du défi qui attend le Rouge et Noir à Hamilton. «Ce sera un match de géants. Les gens qui vont le rater vont assurément le regretter», jure-t-il.

Le DG Desjardins veut garder ses joueurs canadiens

La date limite des transactions approche à grands... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit) - image 3.0

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La date limite des transactions approche à grands pas dans la LCF, au grand déplaisir du DG Marcel Desjardins.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

La date limite des transactions approche à grands pas dans la Ligue canadienne de football. Les directeurs généraux ont jusqu'à 15h59, mercredi, pour s'échanger des joueurs.

L'homme qui dirige le Rouge et Noir ne semble pas très enthousiaste.

«C'est dur à dire... Certains de mes homologues sont prêts à discuter, mais ils sont presque tous à la recherche de bons joueurs canadiens. Nous n'avons pas vraiment les moyens d'en laisser partir. À l'heure actuelle, nous en avons à peine suffisamment pour meubler notre formation», dit Marcel Desjardins.

«Il ne faut pas tirer de conclusions trop hâtives, mais dans ce contexte, je ne m'attends pas à transiger.»

Comme s'il n'avait pas assez de problèmes avec ses quotas, Desjardins doit composer avec une autre perte. L'Ontarien Nigel Romick, spécialiste des unités spéciales, s'est blessé dans le match de vendredi dernier. Sa saison est possiblement compromise.

Au moins, à l'approche de la série aller-retour contre Hamilton, Arnaud Gascon-Nadon pourrait récupérer son poste. Le joueur de ligne défensive aurait enfin réussi à se débarrasser de tous ses problèmes de santé.

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