«Monsieur Parfait» flanche

Le Rouge et Noir a fait d'abord rager... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

Agrandir

Le Rouge et Noir a fait d'abord rager ses partisans, vendredi soir, pour ensuite les faire rêver avec une remontée orchestrée par Henry Burris forçant la prolongation. En vain, malheureusement.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Montagnes russes d'émotions et rebondissements, vendredi soir, à la Place TD.

Un match dans lequel le Rouge et Noir a fait d'abord rager ses partisans avec cinq revirements, pour ensuite les faire rêver avec une remontée spectaculaire orchestrée par Henry Burris forçant la prolongation.

Puis il y a eu la déception. Et surtout la consternation dans le stade.

Celle de voir Chris Milo manquer une tentative de placement de 30 verges en surtemps. Son vis-à-vis Tyler Crapigna, lui, n'a pas manqué son coup une minute plus tard, donnant une victoire de 32-30 aux Roughriders de la Saskatchewan devant 24 668 spectateurs.

Une défaite qui pourrait faire très mal au Rouge et Noir, qui montre une fiche négative pour la première fois en 2016.

« [Les Roughriders] ont complété plus de jeux que nous. C'est aussi simple que ça », a soutenu l'entraîneur-chef Rick Campbell, visiblement irrité par le résultat.

Ce dernier se retrouvera aussi dans les prochains jours avec une patate chaude entre les mains.

Qui sera son quart-arrière vendredi prochain à Hamilton dans un affrontement pour le premier rang de la division Est ? Est-ce que ce sera Trevor Harris, qui en arraché contre les Riders en complétant seulement 12 de ses 21 passes pour 120 verges, un touché et une interception ?

Ou optera-t-il pour Burris, qui a brillé lorsqu'envoyé dans la mêlée au quatrième quart ? Le vétéran âgé de 41 ans a lancé deux passes de touché, une passe de converti de deux points en plus de courir sur une verge pour un autre touché. Tout ça en l'espace de six minutes.

Une séquence incroyable qui a permis à Ottawa de combler un retard de 15 points à un certain moment.

« Je ne pense pas encore à la semaine prochaine », a soutenu Campbell.

Burris, qui voyait de l'action pour la première fois depuis le 19 août, a complété neuf de 16 passes pour 138 verges. « Cette défaite, ce n'est pas la faute à Trevor », a insisté le coach.

« Je l'ai retiré de la rencontre afin de provoquer une étincelle. Et comme nous le répétons depuis le début de la saison, nous sommes choyés de miser sur deux quarts étoiles dans nos rangs. »

Campbell dit qu'il n'a pas été surpris de voir Burris, joueur par excellence de la saison dernière dans la LCF, briller de la sorte. « Nous l'avons dit à plusieurs reprises que nous pouvons gagner des matches avec ces deux quarts », a-t-il affirmé de nouveau.

D'autres questions attendent le Rouge et Noir.

Est-ce que l'équipe devra se débrouiller sans son receveur étoile Chris Williams ? Il s'est blessé à une jambe en deuxième demie en tentant de capter une passe dans la zone des buts.

Ce dernier se déplaçait avec un sac de glace au genou après la partie. Pas une scène rassurante.

Puis la direction devra trouver une solution à ses maux en défensive.

Ottawa a alloué encore beaucoup trop de longs jeux. Le demi Forrest Hightower s'est fait pincer deux fois par l'attaque aérienne des Riders. Même chose pour le maraudeur Antoine Pruneau.

Et il faudrait parler du botteur de dégagement Zack Medeiros, qui a échappé le ballon sur une remise. Ce qui a permis aux visiteurs d'envoyer son attaque très profondément dans le territoire du Rouge et Noir.

Bref, cette défaite va hanter Milo, Campbell, la défensive et surtout les partisans de cette équipe en déroute.

Les Riders ont été plus généreux

Henoc Muamba devait choisir entre les finalistes de la coupe Grey et le pire club de la LCF. Le Rouge et Noir lui a offert un contrat, les Roughriders aussi. Finalement, le secondeur québécois a opté pour le vert et blanc et les Prairies au lieu de la capitale nationale. «J'ai jasé avec mon agent. Nous avons déterminé que la Saskatchewan avait tout simplement plus besoin de moi qu'Ottawa», a soutenu Muamba au Droit. Ce dernier aurait pu ajouter que la proposition financière était, paraît-il, plus alléchante. Que les Riders voulaient le payer comme un partant. Puis, ils l'ont mis sous contrat à long terme. Chez le Rouge et Noir, l'équipe devra effectuer des choix déchirants durant la saison morte. Plusieurs gros noms deviendront joueurs autonomes. Donner beaucoup d'argent à Muamba, âgé de 27 ans, aurait probablement signifié le départ éventuel d'un Antoine Pruneau ou un autre partant canadien que l'organisation n'aurait pu payer en 2017. «Je comprends et je ne suis pas fâché. Ça fait partie de la business, a dit Muamba, un choix de première ronde en 2011 qui aurait pu rester près de sa famille établie à Montréal. Je suis habitué d'être loin. J'ai été à l'université en Nouvelle-Écosse. Puis j'ai commencé ma carrière à Winnipeg avant de jouer chez les Alouettes l'an dernier.» Muamba a tenté sa chance chez les Cowboys de Dallas cet été, mais il a été libéré durant le camp d'entraînement. Il avait disputé 13 parties chez les Colts d'Indianapolis en 2014.

Charland devra patienter

Son nom se trouvait sur l'alignement des 46 joueurs du Rouge et Noir. Mais la recrue Mikaël Charland n'a finalement pas disputé sa première partie régulière en carrière chez les pros.Le maraudeur gatinois a été un des deux joueurs en compagnie du bloqueur Tommie Draheim qui a été laissé de côté par l'entraîneur-chef Rick Campbell, vendredi soir. Un geste qui ne l'a pas surpris. Il s'attendait à écoper. Déçu? Peut-être, mais il le cachait bien. «Je vois ça plutôt comme un pas de plus vers mon but. C'est la première fois que je me retrouvais sur l'alignement en vue d'un match», a-t-il souligné. Charland a manqué les quatre premiers mois de la saison en raison d'un muscle déchiré à la jambe gauche. Il a repris l'entraînement, il y a deux semaines et demie. «Je me sens bien et je suis prêt. Les entraîneurs m'ont demandé en début de semaine si je connaissais assez mes affaires si on devait m'insérer comme maraudeur dans une partie. C'est sûr que j'ai répondu oui! Ça m'a motivé encore plus. C'est aussi plus facile de rester positif.» Ce n'est qu'une question de temps avant que Charland effectue ses débuts. Un des membres des unités spéciales, Jake Harty, est malade et pourrait rater plusieurs semaines. Pour l'instant, c'est Jean-Philippe Bolduc qui prendra sa place. Mais au rythme que les joueurs se blessent chez le Rouge et Noir...

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer