Les yeux sur les Riders... et la Floride

Damaso Munoz (à gauche) a de la famille... (Justin Tang, Archives PC)

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Damaso Munoz (à gauche) a de la famille à Miami, où doit passer l'ouragan Matthew.

Justin Tang, Archives PC

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Pendant que son équipe se prépare à affronter le pire club de la Ligue canadienne de football (LCF), sa famille, elle, finissait de faire des provisions et placarder la maison à Miami.

Damaso Munoz était inquiet, jeudi, à la veille du prochain match du Rouge et Noir contre les Roughriders de la Saskatchewan à la Place TD. Sa Floride natale doit être balayée dans les prochaines heures par une des tempêtes les plus destructrices à frapper les États-Unis.

L'ouragan Matthew était attendu jeudi, en fin de journée. «Je prie pour tous les gens là-bas. Ils s'apprêtent à vivre des moments difficiles. Perdre des effets personnels et voir ta maison détruite, c'est dur à encaisser, a raconté le vétéran secondeur américain. J'en sais quelque chose. Je me suis déjà retrouvé en plein coeur d'un des pires ouragans à ravager la Floride.»

Pendant que son équipe se prépare à affronter le pire... (Infographie LeDroit) - image 2.0

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Infographie LeDroit

Munoz était âgé de six ans lorsqu'Andrew a déferlé sur Miami en 1992. Des images qui le hantent, un quart de siècle plus tard.

«J'avais réussi à jeter un coup d'oeil via une fenêtre non placardée durant la tempête. Ce n'était pas beau. Il y avait des arcs-en-ciel, mais c'était en raison de tous les objets qui se trouvaient dans le ciel... que les vents avaient arrachés et balayés du sol, a relaté Munoz. Je comprends aujourd'hui pourquoi il ne faut pas être près d'une fenêtre, que c'est dangereux, qu'il faille se mettre à l'arbi. Pourquoi il faut faire le plein de nourriture et d'eau. Aussi, j'ai compris à quel point tu veux être entouré de ta famille durant ces moments difficiles.»

Le receveur Greg Ellingson s'avère un autre joueur du Rouge et Noir qui garde un oeil sur la Floride. Il a grandi à Tampa Bay.

«Une ville qui devrait être épargnée par l'ouragan. Mais j'ai des amis qui habitent Miami et Fort Lauderdale où ça pourrait brasser, a-t-il souligné.

«Je sais à quel point ça peut être épeurant. J'ai vécu mon lot de tempêtes. Ce sont durant ces moments-là que tu réalises à quel point dame Nature est si puissante.»

Un journaliste lui a fait remarquer qu'Ottawa peut se compter chanceux. Que ses résidants n'ont jamais été témoins des effets destructeurs d'un ouragan.

«Peut-être, mais vous avez aussi à vivre avec des tempêtes. Elles sont juste différentes des nôtres. Je pense à ces blizzards et le verglas durant l'hiver.»

Des membres des Roughriders se trouvent aussi sur le gros nerf.

À commencer par le quart-arrière Darian Durant. Il a expliqué que des membres de sa famille se trouvent en Caroline du Sud, un autre état dans la trajectoire de Matthew.

C'est pourquoi ils ont décidé de fuir leur demeure et prendre la direction d'Atlanta où Durant possède une maison.

Dame Nature s'est déchaînée aussi sur la Saskatchewan ces dernières heures. Il a neigé mercredi à certains endroits dans cette province des Prairies au moment où les Riders prenaient la direction de la capitale nationale.

«Il fait beaucoup plus chaud et beau ici», a avoué l'entraîneur-chef Chris Jones.

Harris devra surveiller son langage

Trevor Harris... (Justin Tang, Archives La Presse canadienne) - image 4.0

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Trevor Harris

Justin Tang, Archives La Presse canadienne

Pour une rare fois depuis son arrivée chez le Rouge et Noir, Trevor Harris a vite perdu son sourire quotidien. Tout ça en raison d'une question. On lui a demandé s'il allait bel et bien porter un micro durant le prochain match, vendredi, contre les Riders.

«Ouain, a répliqué le quart-arrière du Rouge et Noir, jeudi, après l'entraînement des siens.

- Donc, ce n'est pas par choix?

- Absolument pas», a répondu rapidement Harris.

La LCF oblige cette saison certains joueurs à porter le micro pour les besoins de son diffuseur officiel, le réseau TSN. L'expérience a été tentée une première fois en août.

Bo Levi Mitchell et Zach Collaros, respectivement des Stampeders de Calgary et des Tiger-Cats de Hamilton, avaient servi de cobayes. Les téléspectateurs ont pu entendre en direct ces deux quarts appeler leur jeu. Ils ont aussi été témoins de certaines sautes d'humeur.

Les deux joueurs étoiles n'avaient pas apprécié leur expérience, jugeant que les équipes adverses pourraient déchiffrer leurs cahiers de jeu.

Visiblement, le Rouge et Noir en a pris bonne note. «Nous avons changé tous les noms de nos jeux cette semaine...», a laissé entendre Harris, qui a expliqué pourquoi il n'est pas chaud à l'idée de jouer avec un micro attaché à son équipement. «Je vais probablement dire des choses que je ne devrais pas durant le match... Puis, je n'ai jamais été un gros partisan de trucs qui peuvent devenir des distractions.»

Son vis-à-vis Darian Durant devra aussi l'imiter. Les entraîneurs des deux clubs porteront aussi le micro.

«Ça semble être une chose que la LCF juge nécessaire afin de recruter plus de partisans, a laissé tomber le coach des Riders, Chris Jones, peu emballé par l'idée. Des fois, tu n'as pas le choix de faire certaines choses quand tu es un employé...», a-t-il ajouté.

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