Une unité défensive qui inquiète

L'entraîneur-chef du Rouge et Noir d'Ottawa, Rick Campbell,... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit)

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L'entraîneur-chef du Rouge et Noir d'Ottawa, Rick Campbell, s'attend à plus de son unité défensive.

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

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Plus que jamais, la défensive du Rouge et Noir s'avère une pâle copie de cette unité qui a fait suer les quarts adverses l'an dernier.

Certaines statistiques ne mentent pas. Les finalistes de la coupe Grey ont déjà alloué 37 points ou plus dans un match à quatre reprises en 2016. Puis un seul club dans la LCF a provoqué moins de revirements que lui. « Nous avons réussi moins d'interceptions et de sacs que la saison passée, a avoué le vétéran plaqueur Moton Hopkins, mardi, après le premier entraînement de la semaine du Rouge et Noir.

«Il nous faut plus de gros jeux en défensive. Nous en avons parlé aux joueurs, a souligné l'entraîneur-chef Rick Campbell.

«L'effort est là, mais quand l'occasion se présente, il faut la saisir», a-t-il ajouté.

Ce dernier a offert deux exemples concrets. Il a parlé du dernier match local des siens contre les Argonauts de Toronto.

Une partie que le Rouge et Noir a gagné 29-12.

«À un certain moment, les Argos menaçaient et remontaient le terrain. Puis notre demi de coin Jonathan Rose a réussi une interception. Ce jeu a changé  l'allure de la partie, a relaté Campbell.

«Puis ce week-end dernier dans la défaite en Colombie-Britannique, nous étions incapables de réussir un gros jeu défensif. Tu en as besoin si tu veux gagner.»

Le problème est connu.

Quelle est la cause ? Et quelle s'avère la solution ?

Ça, c'est plus compliqué.

«C'est un cliché, mais c'est un jeu d'équipe, a commencé par dire Campbell. Certains joueurs peuvent faire bien paraître d'autres. Par exemple, si un joueur de ligne défensif exerce beaucoup de pression sur le quart adverse et le force à se débarrasser du ballon plus tôt qu'il aimerait, ça ouvre la porte à nos demis pour réussir une interception. Et si notre tertiaire assure une bonne couverture sur une autre séquence, ça ouvre la porte à nos plaqueurs pour réussir un sac.

«Donc, il faut que les 12 joueurs travaillent ensemble de la même façon. Ça s'en vient. Mais il y a encore place à amélioration.»

Une explication plus simple a déjà été soulevée. Est-ce que le Rouge et Noir serait victime de tous les changements apportés à sa défensive depuis 10 mois ? Il ne reste que quatre membres de l'alignement partant défensif du match de la coupe Grey. En plus de Hopkins, on retrouve Antoine Pruneau, Damaso Munoz et Abdul Kanneh.

Les Lemon, Capicciotti, Shologan, Thompson et Johnson sont partis durant l'hiver. Puis les Robinson, Sermons et Hinds ont été libérés depuis le début de la saison régulière. «C'est un peu difficile avec tous ces nouveaux visages», a reconnu Hopkins. Mais du même souffle, il affirme que ça ne peut pas servir d'excuse.

Son patron, lui, a avoué que plusieurs changements ont secoué la défensive. «Mais d'ici la fin de la saison, vous allez voir plus de stabilité. Nos joueurs retrouvent notamment la santé», a fait remarquer Rick Campbell.

Le seul grand malade qui manque encore à l'appel au sein de cette unité s'avère l'ailier Arnaud Gascon-Nadon. Si tout va bien, il pourrait renouer avec l'action à la fin du mois d'octobre.

En attendant, le Rouge et Noir se préparera en vue de son prochain match, vendredi, contre les Roughriders de la Saskatchewan.

Harris voulait faire mieux

Trevor Harris... (Simon Séguin-Bertrand, LeDroit) - image 3.0

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Trevor Harris

Simon Séguin-Bertrand, LeDroit

Trevor Harris s'en voulait toujours trois jours plus tard, même s'il avait connu le meilleur match de sa carrière dans la LCF.

Le quart-arrière a complété 32 passes pour 485 verges, samedi, dans le revers de 40-33 contre les Lions de la Colombie-Britannique. Il avait déjà récolté... 630 verges en 2009 dans les rangs collégiaux, brisant un record de la NCAA en deuxième division. Il s'agissait de son dernier match à l'université Edinboro en Pennsylvanie.

Son club avait quand même perdu 84-63 ! « Je n'avais pas eu beaucoup de plaisir parce que nous avions subi la défaite. C'était la même chose samedi. J'étais déçu du résultat », a soutenu Harris, mardi, après l'entraînement du Rouge et Noir.

« J'aurais dû effectuer une meilleure passe à la fin de ce match, avait-il mentionné plus tôt dans la mêlée de presse. Même si j'ai été plaqué en lançant, j'aurais dû donner une meilleure chance à nos receveurs de capter ce ballon. »

Harris fait référence à cette interception dont il a été victime avec 16 secondes à jouer au quatrième quart. Les Lions ont ramené le ballon dans la zone des buts pour marquer un touché.

Avant ce jeu, le Rouge et Noir tirait de l'arrière par un maigre point. Il tentait de gagner le terrain adverse afin de donner une occasion à son botteur Chris Milo de réussir un placement victorieux.

« Il faut capitaliser sur nos opportunités en fin de partie. Les équipes qui gagnent la coupe Grey le font, a dit Harris, qui demeure optimiste.

Malgré un dossier de 6-6-1, le Rouge et Noir demeure au premier rang dans la division Est. Ce qui fait dire à plusieurs pseudo-experts qu'aucun club de cette section ne peut aspirer à gagner les grands honneurs en 2016.

«J'entends beaucoup de gens parler à quel point la division Est s'avère affreuse. Je m'attends toutefois à ce qu'un club ou deux colle plusieurs victoires de suite d'ici la fin du calendrier régulier. Un de ces clubs se trouve ici.»

Reste à voir si Harris prédit aussi bien l'avenir qu'il lance le ballon. Les cinq prochaines semaines offriront la réponse à cette question.

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