Salle comble en vue du match Panda

Gee Gees et les Ravens mettaient la touche... (Etienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Gee Gees et les Ravens mettaient la touche finale, jeudi soir, à leur préparation respective en vue du match Panda. Derek Wendel (12), des Gee Gees, s'avère l'un des quarts les plus redoutables au pays.

Etienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Jamais auparavant une partie régulière de football universitaire canadien n'a suscité autant d'intérêt.

Plus de 20 000 billets ont déjà été vendus en vue du match Panda prévu samedi à la Place TD entre les Gee Gees d'Ottawa et les Ravens de Carleton. Ce qui fracassera le record national de 19 200 spectateurs qui était détenu jusqu'ici par l'Université Laval.

«Nous nous attendons même à faire salle comble», a avoué la directrice du service des sports de l'Université Carleton, Jennifer Brenning.

L'entrevue se déroulait jeudi matin, à 48 heures de ce rendez-vous entre deux équipes compétitives qui se détestent. Deux clubs qui s'entraînent quotidiennement à 10 minutes de route de leur campus respectif.

Brenning se rappelait au bout du fil de la relance du match Panda en 2013. C'était la première édition depuis 15 ans. Elle marquait le retour des Ravens sur le terrain.

Ils étaient 4200 amateurs à assister à une victoire des Gee Gees au stade de l'Université d'Ottawa, sur l'avenue Lees. L'automne suivant, la classique s'est déplacée à la Place TD, fraîchement retapée. Le cap des 12 000 spectateurs était dépassé. Puis l'an dernier, l'assistance a grimpé jusqu'à 17 500 personnes.

«Nous espérions un jour remplir ce stade. Mais si tu m'avais dit que nous jouerions à guichets fermés déjà à notre troisième année à la Place TD, je ne l'aurais jamais cru, a soutenu Brenning. Je crois que les conclusions épiques des deux dernières éditions et l'ambiance qui a régné dans le stade ont beaucoup contribué à la vente de billets.»

Les Ravens ont gagné grâce à une longue passe de touché de 55 verges sur le dernier jeu du match en 2014. L'an dernier, ils ont vaincu les Gee Gees en deuxième prolongation.

Les Gee Gees devront surveiller le secondeur franco-manitobain... (Etienne Ranger, LeDroit) - image 2.0

Agrandir

Les Gee Gees devront surveiller le secondeur franco-manitobain des Ravens, Léon Cenerini (44). Ce dernier s'avère parmi les meneurs du circuit universitaire canadien au chapitre des plaqués.

Etienne Ranger, LeDroit

Cette année, les rivaux de la capitale forment deux des 10 meilleurs clubs au Canada. 

«Il faut reconnaître aussi qu'il y a un engouement pour le football en ville depuis quelques années», a souligné Brenning.

L'équipe de la LCF, le Rouge et Noir d'Ottawa, a accédé au match de la Coupe Grey l'an dernier. Puis cette saison, elle a disputé ses six matches devant des salles combles.

«Je me souviens de l'époque où j'étais étudiante. Le match Panda était un incontournable. Je suis heureuse de voir que ça redevient le cas», a dit Brenning, une diplômée de l'Université d'Ottawa durant les années 1980.

La différence, trois décennies plus tard? Il y a nettement moins d'écarts de conduite dans la foule.

À l'époque, ça lançait un peu de tout dans les estrades, même des condoms remplis d'eau... C'est sans compter la boisson qui coulait à flots.

«Les temps ont changé, a avoué la directrice des sports. La sécurité a été resserrée. Tu ne peux plus arriver au stade avec un sac à dos. Et l'accès aux étudiants déjà intoxiqués avant le match n'est pas permis. Mais malgré tout, l'atmosphère demeure festive. Ça crie et ça chante dans les estrades.»

Joueurs et instructeurs, eux, piaffent d'impatience.

«Nos jeunes ont hâte de sortir du tunnel, de mettre les pieds sur le terrain et voir ces milliers et milliers de partisans qui crient, qui vont les encourager», a avoué l'entraîneur-chef des Ravens de Carleton, Steve Sumarah.

«Nous n'allons pas le cacher. Ce n'est pas un match comme les autres», a affirmé pour sa part le joueur québécois de ligne défensive des Gee Gees, Osas Obas.

«Quand je suis arrivé à Ottawa à ma première année, les vétérans m'avaient dit qu'il y aurait du monde. Mais jamais je ne m'attendais à ce que ce soit rempli comme ça. J'en parle à mon frère et mes amis qui habitent à l'extérieur d'Ottawa. Ils ne pourront jamais réaliser à quel point c'est gros. Je leur ai dit de venir voir ça.»

À défaut d'être sur place, ces gens pourront suivre le match Panda au petit écran. La station torontoise City TV diffusera l'affrontement qui commencera sous le coup de 13h.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer