Proulx paie encore le prix de sa carrière

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Matthieu Proulx avait annoncé sa retraite en mars 2011, quelques mois après la dernière conquête de la Coupe Grey des Alouettes.

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(Montréal) Cinq ans déjà que Matthieu Proulx a remisé casque et crampons. Qu'il a décidé de mettre un terme à une carrière fructueuse. «Ça va vraiment vite. C'est même épeurant, lance en riant l'ancien maraudeur gatinois des Alouettes de Montréal.

«Mais c'est bon signe si je trouve que ça va vite», ajoute l'homme âgé de 35 ans, qui dit se plaire dans sa nouvelle vie loin des plaqués et des sacs de glace.

La discussion se déroulait dans les heures qui ont précédé la partie entre les Alouettes et le Rouge et Noir au stade Percival-Molson. Proulx devait prendre sa place habituelle sur le plateau de RDS où il anime l'émission d'avant-match et la mi-temps.

On le voit aussi ici et là au petit écran à assurer la description de joutes des autres clubs de la LCF. C'est aussi la voix francophone de la NFL. «J'aime parler de football, de le vulgariser, note-t-il. C'est un emploi qui me plait énormément.»

À tel point qu'il a tourné la page sur le métier d'avocat. Un domaine dans lequel il avait étudié et même travaillé à ses premières années à Montréal. «Je suis chanceux de faire quelque chose qui me passionne, d'être encore dans le milieu du sport. Je ne regrette pas ma décision», affirme le père de famille de deux fillettes.

Et surtout, il ne s'ennuie pas de jouer.

Proulx a annoncé sa retraite en mars 2011, quelques mois après la dernière conquête de la Coupe Grey des Alouettes. Quelques mois aussi après avoir subi une autre blessure majeure.

Au fil de ses six saisons dans la LCF, ses chevilles, genoux, épaules et mains ont été hypothéqués.

«Je n'ai jamais eu le goût de retourner sur un terrain de football. J'ai fait ce que j'avais à faire. Je paie encore le prix de ma carrière. Je me suis fait opérer au ménisque, il y a trois mois.»

Matthieu Proulx n'a rien perdu de sa volubilité, et surtout son côté franc qui en faisait un favori des médias quand il portait les épaulettes. Des exemples?

Du Rouge et Noir, il souligne que «c'est cool aller voir un match» à la Place TD. Des Alouettes? «Ils tirent de la patte à plusieurs niveaux (...) Le produit sur le terrain n'est pas super. Ce n'est pas la domination du début des années 2000», lance-t-il à un certain moment.

Proulx aimerait le retour d'une équipe dominante à Montréal. Il a aussi avoué toujours porter une attention particulière au joueur qui porte son ancien numéro 20 chez les Alouettes.

Depuis quatre ans, ce dossard est enfilé par le porteur de ballon Tyrell Sutton. «C'est un numéro qui m'a collé dans les rangs collégiaux, universitaires et professionnels. Je suis content de voir que c'est un joueur clé... un bon leader

Les Renegades, 10 ans après

Kyries Hebert a évolué avec les défunts Renegades... (Archives La Presse) - image 3.0

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Kyries Hebert a évolué avec les défunts Renegades en 2004 et 2005.

Archives La Presse

Il est l'unique survivant de la brève existence des Renegades à évoluer toujours dans la Ligue canadienne de football. Kyries Hebert n'a pas oublié ses deux saisons passées à Ottawa.

«Ce fut mon introduction au Canada, à cette ligue. J'ai eu beaucoup de plaisir», a souligné le secondeur américain, qui a porté le noir et rouge en 2004 puis 2005.

On connaît la suite. En 2006, la LCF a mis la clé dans la porte des Renegades. Les joueurs de la franchise en déroute ont été envoyés un peu partout au pays.

Hebert s'est retrouvé à Winnipeg, puis Hamilton.

Âgé aujourd'hui de 35 ans, il s'avère le deuxième joueur le plus âgé des Alouettes de Montréal, son plus récent arrêt. Certains le croyaient au bout du rouleau à la fin de la saison dernière.

D'autres craignaient même qu'il ne puisse se tailler une place chez les Alouettes en juin lors du camp d'entraînement.

Un peu tout le monde s'est trompé. Hebert s'avère encore un joueur défensif redoutable. Il y a deux semaines contre le Rouge et Noir, il a récupéré deux ballons échappés en plus de réussir quatre plaqués et un sac. «Je me considère chanceux de ne pas seulement encore jouer, mais d'être encore aussi efficace. Je sais qu'une carrière d'athlète n'est pas éternelle. Mais j'espère continuer à avoir un impact pendant encore un certain temps.»

Car le père de famille originaire de la Louisiane n'a pas l'intention de prendre sa retraite en 2017. «J'ai déjà décidé de continuer à jouer», a-t-il précisé.

Bien à Montréal

Reste à voir si ce sera à Montréal. Hebert pourrait devenir joueur autonome durant la saison morte.

Il dit se plaire dans la métropole québécoise.

«Je suis actif dans la communauté. Je contribue à des oeuvres caritatives et je passe l'hiver à parler dans les écoles. J'adore la culture et le magasinage ici», a-t-il dit.

Ancienne vedette en athlétisme dans les rangs universitaires américains, Kyries Hebert avait notamment fracassé un record au saut en hauteur. Ses deux filles, âgées respectivement de 14 et 16 ans, sont visiblement dotées des mêmes qualités athlétiques, excellant elles aussi sur la piste et pelouse.

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