Bolduc prêt à affronter ses héros d'enfance

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Le sort veut que les débuts dans la LCF de Jean-Philippe Bolduc se feront contre l'équipe qui a bercé son enfance.

Martin Roy, Archives LeDroit

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Jean-Philippe Bolduc a grandi non loin du stade Percival-Molson. À aduler les Alouettes de Montréal pendant son enfance. À manger des hot-dogs. «Je dirais même plusieurs», lance la recrue québécoise du Rouge et Noir en riant.

Le sort veut qu'il effectue ses débuts dans la Ligue canadienne de football, jeudi soir, contre ces mêmes Alouettes dans ce même stade.

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Infographie LeDroit

Il évoluera au sein des unités spéciales des finalistes de la Coupe Grey. «Je ne pourrais pas demander mieux. Ma famille va être là. J'ai déjà parlé à ma mère, mon père et mon grand-père», se réjouissait Bolduc, qui s'est joint au Rouge et Noir à la fin du mois de juin. Les Stampeders de Calgary l'avaient libéré, une dizaine de jours auparavant.

«Je commence déjà à bouillir. Le premier plaqué va être le fun», mentionne Bolduc, sourire aux lèvres.

Le sort veut aussi que les Alouettes l'avaient mis à l'essai après son départ de Calgary. L'ancien joueur du Rouge et Or de l'Université Laval a failli enfiler l'uniforme bleu-blanc-rouge.

«Nous avions eu des pourparlers en vue de quelque chose pour plus tard dans la saison. Mais en après-midi cette journée-là, Ottawa m'a offert un contrat, relate-t-il. J'aurais pu attendre et me retrouver possiblement à Montréal. Mais je suis très content de mon choix. J'adore ça ici.»

Même si sa patience a été mise à l'épreuve. Il a dû attendre neuf semaines avant d'obtenir enfin sa chance. «La patience, ce n'est pas une vertu chez moi. Je travaille là-dessus... Mais je n'ai pas à me plaindre. La réalité, c'est que je me suis joint à l'équipe après le camp d'entraînement. Je savais que ça me prendrait du temps. Les entraîneurs n'avaient pas encore eu la chance de m'évaluer.»

Nouvelle allégeance

Si Bolduc a appris à aimer les Alouettes durant son enfance, il dit que sa loyauté a changé ces dernières années. «Ça fait un bout maintenant que je les déteste», précise-t-il, sourire encore aux lèvres.

L'athlète âgé de 25 ans aura une pensée pour un de ses anciens entraîneurs à Québec, Mathieu Bertrand. «J'ai été choyé d'être dirigé par lui. Il a joué 10 ans dans la Ligue canadienne de football», rappelle-t-il.

«Jouer au sein des unités spéciales, c'était son gagne-pain. Il m'a enseigné de bonnes techniques. Avec ce que j'ai appris depuis mon arrivée ici, je me sens prêt à jouer.»

À Ottawa, Jean-Philippe Bolduc partage un logement en compagnie du porteur de ballon américain Mossis Madu, originaire d'Oklahoma City. Il a pris le temps de lui faire découvrir la culture québécoise.

«Je lui ai montré des mots en français en plus de lui faire écouter des chansons et des rigodons. Il est très curieux.»

L'énigme rouge et noire

«Nous sommes plongés dans une léthargie, mais il... (Etienne Ranger, Archives LeDroit) - image 4.0

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«Nous sommes plongés dans une léthargie, mais il ne manque pas grand-chose pour s'en sortir», estime le vétéran Jon Gott.

Etienne Ranger, Archives LeDroit

La question a fait sourciller le centre barbu Jon Gott.

Quel est le vrai visage du Rouge et Noir? Est-ce l'équipe qui est demeurée invaincue à ses quatre premières parties en 2016? Ou est-ce le club qui a perdu quatre de ses cinq derniers matches?

«La saison est longue. Tu ne peux pas gagner chaque partie. Nous sommes plongés dans une léthargie, mais il ne manque pas grand-chose pour s'en sortir. Une fois que nous aurons une victoire, tout ira mieux», a assuré Gott, mercredi, avant le départ de ses coéquipiers et lui vers Montréal.

Un affrontement contre les Alouettes se trouve au menu. Cette formation qui les a corrigés 43-19 il y a deux semaines à Ottawa. «Tu vas avoir un mauvais match ou deux du genre durant une saison. Tant que ça ne devient pas une habitude», a ajouté le vétéran joueur de ligne offensive.

Quelle est la mauvaise habitude que le Rouge et Noir doit chasser? Cette manie d'écoper de mauvaises pénalités.

Ottawa est l'équipe la plus punie de la LCF. Et ça irrite plus que jamais l'entraîneur-chef Rick Campbell, qui s'est servi de sa mêlée de presse pour passer un message à ses joueurs. «Nous ne jouerons plus avec des récidivistes, a-t-il affirmé. Nous comptabilisons même les infractions à l'entraînement. Nous cherchons par tous les moyens de créer de bonnes habitudes.»

Campbell dit que les instructeurs et lui sont en partie responsables de ce problème. «Il faut mieux leur enseigner», a-t-il soutenu en parlant des joueurs.

Le coach s'attend à voir un club plus discipliné contre les Alouettes. Sinon, le résultat risque d'être encore une défaite, une cinquième en six parties.

Ce qui soulèvera d'autres questions dans la capitale.

Les Alouettes ont aussi leurs problèmes

Les Alouettes de Montréal semblent faire deux pas en arrière chaque fois qu'ils en font un vers l'avant. C'est une tendance que John Bowman veut voir disparaître au cours de la deuxième moitié du calendrier régulier de la Ligue canadienne de football.

Après neuf matches, les Alouettes (3-6) sont derniers dans l'Association de l'Est. Bowman souhaite que la formation montréalaise amorce la deuxième portion du bon pied alors que le Rouge et Noir d'Ottawa sera au Stade Percival-Molson, jeudi.

«La différence entre bon et excellent, c'est la constance, a indiqué le vétéran qui a accepté une prolongation de contrat d'un an avec l'équipe au mois de février. C'est ce dont je suis fier, en tentant d'être constant. Nous devons essayer d'enfiler quelques victoires.»

Les Alouettes sont loin d'avoir affiché de la constance cette année. Ils montrent le pire dossier à domicile (1-4) et n'ont toujours pas signé deux victoires de suite. Chacune de leurs victoires a été suivie par un décevant revers.

La faible section Est fait cependant en sorte que les Alouettes ne sont pas loin de la tête malgré tout.

Les Argonauts de Toronto, les Tiger-Cats d'Hamilton et le Rouge et Noir (4-4-1) n'ont seulement que quatre victoires cette saison.

Malgré quelques piètres prestations, Bowman croit que les Alouettes ont tous les outils pour sortir de leur torpeur. «Jusqu'à ce qu'ils nous disent que nous sommes éliminés des séries, nous n'allons pas abandonner, a-t-il rappelé. Il reste encore neuf matches. J'ai vu beaucoup de choses se produire en neuf matches dans la Ligue auparavant. Nous allons nous battre chaque semaine.»

Il y a deux semaines, les Alouettes ont inscrit six touchés pour écraser le Rouge et Noir 43-19. Les hommes de Jim Popp ont ensuite perdu 32-18 face aux Blue Bombers de Winnipeg, ne marquant aucun point en deuxième demie.

- La Presse canadienne

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