Le dossier Duron Carter irrite Lavoie

La LCF a-t-elle attendu que le Rouge et... (Justin Tang, Archives PC)

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La LCF a-t-elle attendu que le Rouge et Noir et les Alouettes s'affrontent à nouveau avant de confirmer la suspension de Duron Carter? Patrick Lavoie (par terre) soulève la question.

Justin Tang, Archives PC

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Il ne fallait évidemment pas s'attendre à ce que Rick Campbell se réjouisse de l'absence de Duron Carter jeudi soir à Montréal. Pas publiquement, en tout cas.

Fin diplomate, l'entraîneur-chef du Rouge et Noir d'Ottawa a déclaré mardi qu'il n'avait «aucune pensée» face à la décision d'un arbitre indépendant annoncée la veille de maintenir la suspension d'un match imposée au flamboyant receveur de passe des Alouettes par le commissaire de la Ligue canadienne de football, Jeffrey Orridge.

Ce dernier lui avait infligé la punition pour avoir bousculé Campbell dans le cadre d'une célébration d'un touché qui l'a amené près des lignes de côté où se tenaient joueurs et entraîneurs d'Ottawa lors du deuxième match de la saison régulière, il y a deux mois, au stade Percival-Molson.

«Je sais qu'il est un bon joueur, mais ils en ont d'autres. Nous sommes une équipe qui a grand besoin d'une victoire et c'est vraiment tout ce qui nous préoccupe», a-t-il ajouté avant de passer rapidement à un autre sujet lors de son point de presse quotidien, à la fin de l'entraînement des siens à la Place TD.

Le quart partant Trevor Harris était encore plus avare de commentaires, refusant carrément de se mouiller dans le dossier.

Un délai qui dérange Lavoie

Il y a au moins le centre-arrière québécois Patrick Lavoie qui ne s'est pas fait prier pour donner son opinion sur la décision de l'arbitre, qui s'est fait attendre longtemps.

«La seule surprise là-dedans, ce n'est pas qu'il ait été suspendu ou pas, mais bien le temps que ça a pris. La ligue va devoir se poser des questions sur le processus qui a été aussi long. J'ai revu la bande vidéo et je n'aurais pas été surpris s'ils ne l'avaient pas suspendu, et je ne suis pas surpris non plus qu'il le soit. Pour moi, c'est un peu entre les deux. Mais le plus bizarre, c'est que la décision prenne autant de temps que ça avant de tomber. On dirait qu'ils ont attendu qu'on joue contre eux encore une fois. C'est ça qui est bizarre, mais ça ne change pas grand-chose à notre préparation, même si c'est un excellent joueur», a-t-il confié au Droit.

Carter avait réussi deux des cinq touchés par la passe des Alouettes dans leur gain de 43-19 du 19 août dernier à la Place TD. Il est sixième dans le circuit pour les verges accumulées par la passe avec 717, sur 46 attrapés, dont cinq pour des touchés.

Alors qu'il a encaissé des défaites lors de quatre de ses cinq dernières sorties, le Rouge et Noir veut d'abord se concentrer à retrouver ses propres moyens, au lieu de porter trop attention à ses adversaires.

«Nous allons essayer d'aider nos joueurs au niveau des schémas de jeu et du plan de match, et nous avons aussi besoin de réaliser plus de jeux. Il faut donner crédit (aux Alouettes) qui ont effectué plus de gros jeux que nous lors de notre dernier duel. Ça ne sera pas facile, mais quand on est à notre affaire et qu'on joue du bon football, on peut 'compétitionner' avec n'importe qui», soulignait Rick Campbell.

Ellingson de retour

La bonne nouvelle à l'entraînement de mardi est qu'un des meilleurs receveurs de l'équipe, Greg Ellingson, était de retour à l'entraînement après avoir passé deux jours à l'infirmerie pour soigner des spasmes au dos. Le numéro 82 a assuré qu'il sera à son poste contre les Alouettes.

 «Je ne raterai jamais un match à moins d'un cas de force majeure, a-t-il indiqué. J'ai déjà eu des spasmes au dos similaires il y a quelques années, ce n'est rien de grave, juste des muscles qui se contractent. Avec de bons traitements, tout est rentré dans l'ordre et il n'y aura pas de problème, je vais être bon pour jouer.»

Zackary Medeiros, botteur francophile

Zackary Medeiros n'a pas besoin qu'on lui fasse un dessin.

Comme plusieurs de ses coéquipiers, le botteur de dégagements du Rouge et Noir sait qu'il n'a pas eu une bonne sortie dans la dernière défaite contre les Lions de la Colombie-Britannique.

Si sa moyenne était respectable à 38,7 verges par botté, ceux-ci n'ont rapporté que 25,7 verges de gain net, signe que ses coéquipiers sur les unités spéciales ont connu des difficultés au même titre que lui. «Il a éprouvé certains problèmes de constance, mais il a fait du bon boulot depuis qu'il est ici et on a confiance de le voir rebondir», faisait remarquer l'entraîneur-chef Rick Campbell mardi après l'entraînement.

«Ce n'était pas mon meilleur match la semaine dernière, mais c'est une nouvelle semaine, un nouveau match. Il faut que je sois meilleur, et je vais l'être. Comme botteur, ce n'est pas comme en attaque ou en défensive, tu n'as que quelques occasions de te faire valoir et chaque répétition compte», a indiqué mardi celui qui a été mis sous contrat à la fin juin, après son retranchement par les Argonauts de Toronto.

Medeiros, qui effectue aussi les bottés d'envoi, ne demanderait pas mieux que de retrouver ses moyens à Montréal, une ville qu'il connaît bien. Le joueur de 26 ans originaire de St. Thomas, dans le sud de l'Ontario, a passé deux ans avec les Carabins de Montréal, en 2010 et 2011, avant de retourner dans son coin de pays pour se rapprocher de sa famille. Après une année au football junior, il a poursuivi sa carrière et ses études à l'université Western, avant d'être repêché par les Eskimos d'Edmonton.

«J'avais des questions d'ordre personnel à régler à la maison, à London, donc je suis retourné à la maison. J'ai adoré mon temps à Montréal sous les ordres de Danny (Maciocia, l'entraîneur-chef des Carabins). J'ai grandi comme homme en étant seul là-bas, mais j'ai dû décider de rentrer à la maison, ce qui était la meilleure décision pour moi», raconte celui qui occupe le quatrième rang parmi les botteurs de la LCF avec sa moyenne de 45,4 verges par botté.

Medeiros comprend encore assez bien le français et il dit le parler de façon «respectable», alors que ses cours à l'Université de Montréal étaient en français, mais qu'il avait le droit de rédiger ses travaux en anglais. À Western, il lui reste une session pour obtenir son diplôme en science politique, ce qu'il fera pendant la saison morte. Il travaille aussi à l'obtention d'un deuxième baccalauréat... en études de la langue française.

Retour de Smith

Pour aider au niveau des couvertures sur les unités spéciales, le Rouge et Noir a rapatrié mardi le joueur de ligne défensive américain Marlon Smith, qui a joué 18 parties à Ottawa, obtenant xx sacs du quart, lors des deux premières saisons de l'équipe. Il a immédiatement été placé sur l'alignement en vue du match contre les Alouettes.

«Il était parti en très bons termes avec nous. Il est un bon joueur sur les unités spéciales et on pense qu'il pourra nous aider. Il devrait être sur l'alignement», a noté Campbell.

«Je suis resté ici un bout de temps (après avoir été retranché au camp d'entraînement), puis je suis retourné à la maison pour commencer à obtenir ma certification d'entraîneur personnel. Je me suis gardé en forme et je suivais un peu ce qui se passait ici. J'ai passé deux ans avec l'équipe, dont je connais bien le système. Je vais apporter beaucoup d'enthousiasme pour mon travail, qui est de me rendre au ballon le plus vite possible», a indiqué Smith.

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