La Place TD n'a plus rien d'un château fort

Ottawa n'a gagné qu'une fois en quatre sorties... (Justin Tang, Archives PC)

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Ottawa n'a gagné qu'une fois en quatre sorties à domicile en 2016. C'était le 6 août dernier, contre Edmonton.

Justin Tang, Archives PC

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Zander Evans s'amusait à courir avec le ballon, et même le lancer après l'entraînement du Rouge et Noir. Le tout faisait rigoler les collègues de travail de son père et plaqueur Zack.

De quoi détendre l'atmosphère chez le Rouge et Noir, qui cherche par tous les moyens à faire oublier une des plus cuisantes défaites de son histoire.

Il affrontera les Lions de la Colombie-Britannique (5-3), jeudi soir, à la Place TD. Un endroit qui ne semble plus porter chance aux finalistes de la Coupe Grey.

Zander Evans s'amusait à courir avec le ballon, et même... (Infographie LeDroit) - image 2.0

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Infographie LeDroit

Ottawa n'a gagné qu'une fois en quatre sorties à domicile en 2016. L'an dernier, le club de la capitale avait choyé ses partisans en multipliant les victoires spectaculaires. Cinq parties s'étaient décidées dans les deux dernières minutes de jeu, dont la finale de l'Est.

«C'est ça la Ligue canadienne de football (LCF). C'est une ligue imprévisible, a soutenu Evans en tenant son fils de 13 mois dans les bras. Nous avons de bons partisans. Ils continuent à nous appuyer et nous allons tenter d'offrir un meilleur spectacle que lors du dernier match.»

Le Rouge et Noir (4-3-1) a perdu 43-19 à sa dernière sortie, vendredi, contre les Alouettes. «Une partie dans laquelle nous nous sommes fait botter le derrière», a répété mercredi l'entraîneur-chef Rick Campbell.

Ce dernier ne s'inquiète pas des insuccès des siens à la Place TD. Il a rappelé que les autres clubs éprouvent les mêmes difficultés à travers la LCF.

Une seule formation montre une fiche gagnante à domicile depuis le début de la saison. «Une semaine, les quatre clubs qui jouaient sur la route ont gagné. C'est une tendance, mais tout finit par s'équilibrer au fil d'une saison», a-t-il dit.

Plusieurs changements ont été apportés à l'alignement afin de permettre au Rouge et Noir de renouer avec la victoire. Trevor Harris sera le nouveau quart-arrière. Matt Albright obtiendra un premier départ en tant que garde.

Le porteur de ballon Travon Van reviendra au jeu tandis que Nicholas Taylor remplacera Antoine Pruneau en tant que secondeur.

Puis il y a Jonathan Rose qui obtient une nouvelle chance en tant que demi de coin.

«Peut-être que tous les changements vont fouetter les troupes... nous réveiller», a avoué le vétéran centre-arrière et capitaine des unités spéciales, Patrick Lavoie.

Mais pourquoi?

À l'image d'Evans, il était incapable d'expliquer les insuccès du Rouge et Noir dans ce qui était un château fort en 2015. «C'est difficile de répondre à ça. Ce n'est pas la faute de la foule. Elle effectue un travail incroyable», a-t-il commencé par dire.

«Lors du dernier match, nous n'étions tout simplement pas là. Mais les trois autres parties locales, nous avons mis du temps à se mettre en marche. Ce n'est pas le cas lorsque nous jouons sur la route. Nous entamons ces matches avec le couteau entre les dents. Il faut faire la même chose à la maison.»

Le hic? Le Rouge et Noir affrontera une formation qui vient aussi de subir une gênante défaite à domicile. Les Lions se sont inclinés 37-9 la semaine dernière contre les Stampeders de Calgary.

«Nous avons eu droit à un coup de masse», a imagé l'entraîneur-chef des visiteurs, Wally Buono.

Buono le vieux routier

L'entraîneur-chef des Lions, Wally Buono... (Jonathan Hayward, Archives PC) - image 4.0

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L'entraîneur-chef des Lions, Wally Buono

Jonathan Hayward, Archives PC

Wally Buono roule sa bosse depuis longtemps dans la LCF.

À quel point? L'Italo-Québécois aux cheveux blancs deviendra le premier entraîneur-chef à avoir dirigé contre les trois franchises d'Ottawa qui se sont succédé dans ce circuit lors des trois dernières décennies. Ses Lions de la Colombie-Britannique sont en ville, jeudi soir, afin d'affronter le Rouge et Noir.

Les équipes de Buono ont conservé une fiche de 19-2 contre d'abord les défunts Rough Riders, puis les défunts Renegades. «Espérons que cette fiche passera à 19-3», a lancé en riant l'entraîneur-chef du Rouge et Noir, Rick Campbell.

Le principal intéressé, lui, trouvait cette page d'histoire très drôle. «Vous l'oubliez peut-être, mais j'ai même déjà joué contre les Rough Riders durant les années 1970, à l'époque du Capital Punishment. À l'époque de Tom Clements, de toutes ces belles équipes», a dit l'homme de 66 ans. Buono évoluait à l'époque chez les Alouettes de Montréal. Il a été entraîneur-chef des Stampeders de Calgary de 1990 à 2002, prenant ensuite la barre des Lions de la Colombie-Britannique de 2003 à 2011.

En 2004, on l'avait vu dans la capitale nationale à l'occasion du match de la Coupe Grey. Ses Lions s'étaient inclinés contre les Argonauts de Toronto.

Buono a décidé de revenir sur les lignes de côté cet hiver afin de relancer la franchise des Lions. Il a passé quelques minutes mercredi à vanter la renaissance du football à Ottawa. «En tant que vieux routier de la LCF, je suis très heureux de voir des propriétaires sérieux et engagés auprès de la communauté. Quand tu regardes ce que le stade et les alentours sont devenus, tu réalises à quel point ces propriétaires s'avèrent aussi d'excellents d'hommes d'affaires.»

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