Albright, l'autre grand barbu du Rouge et Noir

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Matt Albright pourrait facilement passer pour le jumeau du centre Jon Gott. Albright porte le numéro 53; Gott, le 63. Et les deux hommes se laissent pousser de longues barbes rousses.

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Aucun joueur n'a été aussi patient que lui depuis trois ans chez le Rouge et Noir.

Un des survivants du repêchage d'expansion, Matt Albright pourrait enfin obtenir un départ au sein de la ligne offensive, jeudi, contre les Lions de la Colombie-Britannique. Il s'est entraîné les deux derniers jours aux côtés des autres membres de la première unité.

«Un des joueurs les plus intelligents de l'équipe. Il connaît notre cahier de jeux par coeur. Et il peut évoluer autant comme centre que garde à gauche ou garde à droite», a lancé l'entraîneur de la ligne offensive, Bryan Chiu.

L'entraînement du Rouge et Noir venait de prendre fin, quelques minutes auparavant, lundi, à la Place TD.

Albright remplaçait Alex Mateas, qui s'est blessé lors du dernier match. Reste à voir s'il y aura guérison miraculeuse ou non.

Mateas se déplaçait avec difficulté en regardant ses coéquipiers en action. Quant à Albright, il était en grande forme. Et il avait le sourire facile. On peut le comprendre.

Le garde de 1,96 m (6' 5") et 134 kg (295 livres), natif de la Nouvelle-Écosse, n'a pas joué en 2015, victime des succès de la ligne offensive. L'année précédente, il avait enfilé l'uniforme sans toutefois obtenir un départ.

Il aurait été facile pour lui de plier bagage et se joindre à une autre formation durant l'hiver.

«Matt a été très patient. Il a décidé de rester ici car il aime la façon dont nous travaillons», a souligné Chiu, un ancien joueur de ligne offensive étoile chez les Alouettes de Montréal.

On sait peu de choses au sujet d'Albright. En compagnie du spécialiste des longues remises Kevin Malcolm, il est probablement le joueur qui a été sollicité le moins pour des entrevues depuis le premier jour de cette franchise.

Ce qu'on a appris en jasant avec lui après l'entraînement?

«J'ai de la famille dans le coin. Plusieurs oncles et tantes demeurent à Orléans. Je connais bien la ville», a-t-il relaté.

Aussi, il pourrait facilement passer pour le jumeau du centre Jon Gott.

Albright, 24 ans, porte le numéro 53, Gott le 63. Et les deux hommes se laissent pousser de longues barbes rousses. «Je pense pouvoir le rattraper d'ici la fin de la saison», a lancé en riant Albright.

Sur un ton plus sérieux, il se disait heureux d'obtenir une occasion de se faire valoir. «L'an dernier, nous avons été bénis par les dieux. Il n'y a eu aucun blessé. Cette année, nous sommes un peu moins chanceux. Nous avons quelques bobos ici et là», a-t-il rappelé.

«Mais c'est ça le football. [...] Je veux en profiter pour prouver que je suis encore capable de jouer au football. Si j'ai décidé de rester ici, c'est que j'aime l'équipe, la ville et les entraîneurs.»

«Nous leur avons dit de mettre ça à la toilette»

L'entraîneur de la ligne offensive, Bryan Chiu, était un... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit) - image 3.0

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L'entraîneur de la ligne offensive, Bryan Chiu, était un homme en demande, lundi, après l'entraînement des siens.

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Un message a été répété ces derniers jours aux joueurs du Rouge et Noir, question d'oublier la récente dégelée de l'équipe.

«Nous leur avons dit de mettre ça à la toilette et tirer la chaîne. C'est le temps de passer à autre chose», a confié Bryan Chiu, sourire aux lèvres.

L'entraîneur de la ligne offensive était un homme en demande, lundi, après l'entraînement des siens. C'est ce qui se produit lorsqu'une équipe est victime de neuf sacs du quart lors des trois dernières parties. Les gens posent des questions. Certains cherchent même des coupables, à tort ou à raison.

Les Alouettes ont malmené Henry Burris. Le vétéran quart est un des joueurs qui a écopé dans les derniers jours. Il doit céder sa place à Trevor Harris face aux Lions de la Colombie-Britannique.

Chiu s'est porté à la défense de Burris.

«Tout le monde parle de Henry, qu'il a fait ceci ou il n'a pas réussi cela. La vérité, c'est que nous ne l'avons pas aidé. La ligne offensive a connu son pire match depuis que je suis en poste. J'ai été très déçu», a dit Chiu, qui s'est joint au Rouge et Noir en 2015.

«Nous n'avons pas joué à la hauteur de nos attentes.»

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