Les Alouettes se vengent à la Place TD

Impliqué dans une controverse lors de la dernière... (Martin Roy, LeDroit)

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Impliqué dans une controverse lors de la dernière partie entre les deux équipes, Duron Carter a inscrit deux touchés à Ottawa, vendredi.

Martin Roy, LeDroit

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La pause d'une semaine n'aura pas été salutaire au Rouge et Noir d'Ottawa.

Malgré la présence d'une foule record de 24 907 spectateurs pour un match de saison régulière à la Place TD, la troupe de Rick Campbell est sortie à plat contre une formation qui se cherchait depuis le début de la saison dans la Ligue canadienne de football.

L'efficacité de l'attaque n'est pas la marque de commerce des Alouettes de Montréal. On disait même que les jours du quart-arrière Kevin Glenn pouvaient être comptés si les « Oiseaux » ne parvenaient pas à prendre leur envol à Ottawa vendredi soir. Le vétéran a répondu convertissant 25 de ses 30 passes, dont cinq qui ont mené à des touchés. Avec autant de précision, Glenn a conduit les siens à une victoire facile de 43-19 devant un Rouge et Noir impuissant.

Même s'il attend toujours de savoir s'il sera suspendu pour avoir rudoyé Rick Campbell dans la deuxième semaine de la saison à Ottawa, Duron Carter a ajouté l'insulte à l'injure. Non seulement est-il toujours dans la formation montréalaise, vendredi, il a inscrit deux touchés.

« Nous avons eu beaucoup de plaisir sur le terrain ce soir, a dit le mauvais garnement des Alouettes. Nos jeux fonctionnaient et ça fait du bien de savourer une victoire. J'ai fait quelques jeux moi-même. Je me sentais bien. J'ai déjà dit que personne ne pouvait me battre à un contre un et je n'aurai plus à le dire. Les gens l'ont vu ce soir. »

Encore une fois, le quart-arrière Henry Burris a connu une soirée en demi-teinte, mais il n'est certainement le seul à blâmer pour ce revers gênant à domicile. Ses receveurs ont échappé des ballons qui tombaient directement dans leurs « numéros » de chandail. Et la défensive... Et bien, elle a alloué 43 points à une équipe qui marque en moyenne 18 points par match depuis le début de la saison.

Burris a complété 21 de ses 31 passes pour amasser 322 verges par la voie des airs, mais dans une cause perdue, il a été remplacé en fin de match. « Ils nous ont botté le derrière. Ils nous ont battus dans tous les aspects du jeu. Nous n'avons pas réussi assez de jeux. Je n'ai pas réussi assez de passes, mais les ballons n'ont pas été attrapés assez souvent non plus. »

Dès le début du match, rien ne semblait facile pour les locaux. Les mouchoirs ont continué à pleuvoir sur le terrain malgré les stratégies de l'entraîneur Campbell pour contrer cette mauvaise habitude à l'entraînement cette semaine. La foule n'a rien eu à se mettre sous la dent avant la toute fin de la première demie.

Défensive piétinée

Il ne restait plus de temps au cadran quand Burris, en désespoir de cause, a lancé une bombe dans la ligne des buts. Plusieurs joueurs des deux équipes étaient en position de capter le ballon. Il est finalement tombé dans les mains d'Ernest Jackson. L'attrapé « miraculeux » avait ramené le Rouge et Noir dans le match avec un déficit de 23-16 à la mi-temps.

Mais les locaux n'ont jamais été capables d'enchaîner les séquences à l'attaque et les Alouettes ont piétiné la défensive locale en deuxième demie.

L'entraîneur-chef victorieux, Jim Popp, avait demandé à ses joueurs de revenir sur le terrain en pensant que le pointage était de 0-0. « Il ne fallait rien changer. Si on jouait comme en première demie, ça devait nous donner la victoire. C'est un match important contre un rival de division. C'est peut-être un match pivot pour nous. »

Avec cette victoire, les Alouettes (3-5) sont de retour dans la course aux séries éliminatoires de la division Est. Le Rouge et Noir (4-3-1) devra quant à lui se regarder dans le miroir avant d'affronter les Lions de la Colombie-Britannique à la maison dès jeudi.

«Nous avons joué du mauvais football»

Voilà maintenant quelques semaines que le Rouge et Noir n'exécute pas les jeux comme il le faisait en début de saison.

La défaite cinglante aux mains de l'équipe de dernière position de la division Est de la Ligue canadienne de football a semé une onde de choc dans le vestiaire des Ottaviens. Rick Campbell bouillait lorsqu'il a rencontré les journalistes après la défaite. Il voulait peser ses mots. Il voulait voir la «cassette» avant de dire des choses qu'il pourrait regretter.

«Quand je suis dans cet état d'âme, je voudrais tout changer, mais il faut faire attention parce que ce n'est pas vrai que tout va mal. Il y a des choses qui vont bien. Il s'agit de réparer ce qui va mal. Il faut donner crédit à Montréal. Ils ont travaillé bien plus fort que nous. Ils nous ont infligé une bonne raclée. Nous avons aussi joué du mauvais football.»

L'entraîneur-chef a encore pesté contre les pénalités qui ont placé son offensive en position vulnérable. «Il a fallu faire beaucoup trop de longs jeux aux deuxièmes essais. Ils ont complété bien plus de jeux que nous. Même si ça n'allait pas, nous arrivions à monter des signes de vie. Mais chaque fois que nous avions besoin d'un gros jeu, c'est Montréal qui le faisait.»

Campbell n'arrive pas à comprendre pourquoi son équipe a été aussi erratique après avoir profité d'une semaine complète de congé. «Je ne sais pas ce qui s'est passé. Nous formons une équipe qui joue habituellement avec fougue et enthousiasme en groupe de 12 sur le terrain. Certains le font très bien. D'autres ne suivent pas la parade. Nous allons y voir.»

Dans le vestiaire, le quart-arrière Henry Burris a mentionné que toute l'équipe était secouée. «Je pensais que ma longue bombe allait nous permettre de nous relever. Il faut trouver une façon de sortir de notre léthargie offensive. Chaque fois que nous arrivions à changer le momentum, nous étions incapables de faire le jeu suivant.»

Questionné à savoir s'il croyait faire partie de la solution dans le prochain match avec le retour au jeu probable de Trevor Harris, Burris a dit qu'il n'y pensait même pas. «Quand ça va mal, les gens cherchent du sang. Nous avons reçu une bonne claque au visage. C'est peut-être ce qu'il nous fallait. Il ne faut jamais se préparer en fonction de la fiche d'une équipe. La parité est trop forte dans cette ligue.»

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