Campbell veut serrer la vis aux délinquants

«Nous sommes un peu tannés de crier après... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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«Nous sommes un peu tannés de crier après toute l'équipe. En réalité, les joueurs ne sont pas tous responsables de nos problèmes», estime l'entraîneur-chef.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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L'approche collective n'a pas donné les résultats voulus. Le moment est maintenant venu de cibler les individus fautifs.

À la Place TD, depuis le début de la semaine, une nouvelle mesure est en vigueur lors des séances d'entraînement du Rouge et Noir d'Ottawa. Des entraîneurs ont commencé à noter les infractions qui sont commises par les joueurs dans les exercices de jeu simulé.

Le but est ici d'identifier ceux qui sont pris en défaut le plus souvent.

En travaillant de plus près avec eux, la direction croit qu'il sera possible de réduire le nombre de pénalités durant les parties.

«C'est une nouvelle façon d'attaquer le problème. Nous sommes un peu tannés de crier après toute l'équipe. En réalité, les joueurs ne sont pas tous responsables de nos problèmes», estime Rick Campbell.

L'entraîneur-chef du Rouge et Noir n'a pas l'habitude d'utiliser les médias pour passer ses messages. Disons qu'il n'est pas l'homme public le plus coloré de la Ligue canadienne de football.

Cette fois, c'est différent. Il tient à ce que tout le monde sache qu'il s'attaque à la racine de son problème. Parce que l'indiscipline s'avère clairement le talon d'Achille de sa troupe depuis le début de la campagne.

«Il faut juste faire en sorte que ça cesse. Les hors-jeux sont beaucoup trop nombreux. C'est un véritable problème. Dans notre dernière rencontre, contre les Eskimos d'Edmonton, nous avons écopé de quelques pénalités coûteuses pour rudesse contre le quart-arrière. Il ne faudrait surtout pas que ça se répète cette semaine», explique-t-il.

«Imaginez. Souvent, ces infractions surviennent après un deuxième essai raté. Au lieu de recevoir un botté de dégagement, nous donnons alors une deuxième chance à l'attaque de réussir un premier jeu.»

Compiler les statistiques des joueurs indisciplinés à l'entraînement, ce n'est pas une stratégie courante. Ce n'est pas non plus quelque chose d'inédit. Ça s'est déjà vu, ailleurs, dans le passé. Certains entraîneurs, voraces, vont même jusqu'à imposer des amendes aux joueurs qui se font prendre en défaut.

Impossible, pour l'instant, de savoir si Campbell pousse l'audace jusqu'à viser le portefeuille de ses joueurs.

Peut-être pas.

La nouvelle façon de travailler à l'entraînement a été bien reçue chez les joueurs.

«Je pense que c'était nécessaire. On s'enfonçait dans les pénalités», reconnaît le secondeur lavallois Antoine Pruneau.

«C'est bien. Ça favorise la constance à l'entraînement. C'est bien de connaître les règles. C'est bon de savoir exactement jusqu'où tu peux aller. Tu sais, le football, ça reste un sport où il faut toujours tricher un peu. C'est particulièrement le cas en défensive. Il faut jouer sur la limite.»

Pruneau se montre quand même réaliste. On verra toujours des mouchoirs orangés voler dans les airs, lors des matches de football présentés en bordure du canal Rideau.

«Ça va avec notre style de jeu. Nous sommes très agressifs», souligne-t-il.

Malgré tout, la bonne humeur règne sur le terrain du club qui occupe le haut du classement de la division Est. À la fin de l'entraînement, mardi, l'entraîneur de la ligne à l'attaque Bryan Chiu a eu droit à une douche froide.

«C'est bien mérité. Il essayait de nous cacher que c'est son anniversaire», a indiqué Campbell.

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